Fashion has no rule.

Coucou vous,

 

En postant la photo du look suivant sur Instagram, j’ai jugé bon de faire preuve de transparence en prenant en compte les quelques abonnements de mes élèves hier après-midi à mon réseau.

Bien sur, entamant ma 3e rentrée, je me doutais bien que le moment de la découverte allait arriver tôt ou tard mais pour la première fois je me rends compte des raisons qui poussent la plupart de mes confrères à l’anonymat presque total sur la toile.

J’ai toujours défendu la position suivante : je suis plutôt fière de mon parcours scolaire et professionnel, de mes voyages, des choix que j’ai fait tout au long de ma vie jusqu’ici et j’ai toujours refusé qu’on me dise comment vivre ou ce que j’avais le droit ou pas de faire.

Du coup, j’ai toujours fait preuve d’honnêteté avec mes élèves plutôt que d’entretenir une culture du secret. Jusqu’ici, ça avait plutôt bien fonctionné, tout se faisait dans le respect, on échangeait de temps en temps sur les réseaux et ça s’arrêtait là. J’en étais vraiment contente, j’avais l’impression qu’on désacralisait enfin cette relation hiérarchique qui n’a pas vraiment de sens entre un professeur et son élève. Seulement, on ne contrôle pas toujours ce qui peut arriver. Sous cette même photo, une flambée de commentaires où certains de mes élèves s’identifiaient les uns les autres, se balançaient des insultes (« mais vous savez madame on rigole entre nous quoi »). Moi, qui n’avait rien demandé jusqu’ici, je me suis retrouvée comme un peu prise en otage de ma propre page. On ne s’est d’ailleurs pas gardé de me faire la leçon sur ma « légèreté » ou ma « surprésence sans protection » sur les réseaux sociaux.

Le fin mot de l’histoire ? Après un petit coup de mou, tout finit éventuellement par se tasser mais ma position reste la même pour l’instant. Peut être ai-je tort, peut être que cette position évoluera dans le futur. Ce dont je suis convaincue en revanche c’est de ce que je fais dans mes différentes salles de classe et ça, personne n’a le droit, ni de le diminuer ni de me l’enlever mais bien entendu, les gens ne se gênent pas. On touche là encore au sujet bien sensible de la vie privée/publique. Tout le monde oublie, derrière son écran, le temps de regarder une photo, un snap, une vidéo youtube ou un article de blog que ce morceau de vie privée affiché est un morceau CHOISI et que quand bien même l’exposition sur la toile est étendue, elle ne définira JAMAIS cette personne dans sa complexe entièreté.

Mon père me dirait que c’est pour ce genre de choses qu’il faut se tenir loin des réseaux. Je le comprends un peu plus chaque jour mais je pense aussi qu’en faisant les sourds sur les dérives des uns et des autres, on laisse des générations entières s’entretuer mutuellement à coup de tweet et de commentaires abusifs. Et ça, en tant que professeur, aussi courte soit ma carrière, je ne peux pas l’accepter.

Sinon, et parce que c’était surtout de ça dont il était question au départ, je me suis bien éclatée à shooter ce look hier soir, un mélange du confort d’un pantalon de jog et de la classe de sandales minimalistes comme je les aime ! Ou comment toujours jongler entre les couleurs, les styles et les imprimés parce que rappelez-vous : la mode n’a pas de règles !

Ce que je porte :

Bomber : Zara
Haut : Primark
Jog : Bershka (collection actuelle)
Sandales : Missguided

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