Les Chroniques du Ramadan Day 25.

Hello vous ❤️,

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Comment vous portez vous ? Si vous êtes en exam, c’est bientôt terminé ! Si vous travaillez, courage sous cette chaleur accablante et si vous êtes en mode farniente ? profitez !

Ici ce sont donc les jours finaux de ce mois de Ramadan et il est venu le temps de se poser 3 minutes à son bureau pour réfléchir à ce que nous sommes en train de vivre. Non ? C’est le début d’une courte série un peu plus « sérieuse », parce que je pourrai vous parler de fringues toute la journée mais j’ai bien envie de partager tout un monde avec vous !

L’actualité et nous.

Avant toute chose, je vais prendre quelques lignes pour revenir sur des faits d’actualités. Ce mois n’a pas fait exception, il ne s’est pas passé un jour sans qu’une terrible nouvelle ne vienne faire buzzer notre téléphone à coups de notifications toutes plus « sensationnellement » écrites par le Parisien ou le Monde. Et c’est « l’occasion » pour moi de vous parler le plus honnêtement possible du traitement de ces évènements par les gens lambdas, vous et moi quoi, de vous partager de ce que je pense, ce que j’ai vécu et ce que je vous conseille aussi humblement que possible.

Souvenez vous, Charlie Hebdo, janvier 2015. Ce jour là, débutaient les soldes d’hiver. J’étais passée de ma matinée de cours au lycée, directement aux boutiques du centre commercial d’à côté. J’avais depuis des mois déjà, désactivé les notifications de presse et je m’étais offusquée dans un statut Facebook de l’arnaque de la hausse des prix chez Zara qui vendait des articles soldés au prix pré-soldes. Une broutille, on est bien d’accord. Ce que je veux vous dire par là c’est que j’étais à des kilomètres d’imaginer yet, de savoir ce qu’il se passait au siège de Charlie Hebdo au même instant. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai reçu un message hyper hostile, d’une amie à cette époque, qui s’offusquait de la superficialité de mes propos sur les réseaux sociaux et qui ne comprenait pas pourquoi je ne dénonçais pas publiquement ce qu’il s’était passé.

« Tu parles des soldes alors que des gens viennent de mourir, tu n’as vraiment pas de coeur » m’avait-elle dit.

Et vous savez quoi ? C’était déjà le cas à l’époque mais encore plus aujourd’hui, ce genre de remarques, je les trouve d’une absurdité sans nom (pour ne pas dire plus). Et rappelez-vous que je le dis ici parce que c’est MON avis et que je l’écris sur MA plateforme. Libre à vous de penser autre chose, j’entends et respecte n’importe quel avis sur la toile. Cette année là, c’est mon honnête ignorance qui m’avait poussé à ne pas m’exprimer. Depuis, c’est une ignorance cultivée qui motive mon silence à chaque tragédie qui arrive dans le monde. Oui, pas de hashtags, pas de drapeau…

Do I care ? Yes. Do I need to yell to everyone on social media ? No I don’t. 

Vous le savez, je suis une personne pudique en ce qui concerne mes opinions politiques et mes luttes humanitaires. Il n’empêche qu’au lendemain de ces attaques, je n’ai pas eu le luxe de pleurer à la machine à café avec mes collègues et de crier à l’injustice et aux horreurs de ce monde. Non, j’ai du faire preuve, comme les centaine de milliers de prof de ce pays, de retenue, de sang froid et de patience en faisant face, tour à tour à mes 160 élèves en janvier 2015 pour les accompagner dans l’acceptation et l’après. J’ai aussi dû faire face à mes 180 élèves l’année suivante après les attentas du 11 novembre. Alors non, je ne partage pas de hashtags pour montrer que je suis affectée et publier un selfie ensuite parce que j’ai fait mon devoir de citoyenne emphatique. En revanche on a discuté avec la jeunesse de demain, débattu, tenté d’expliqué… Et je ne vous dis pas tout ça dans un but de justification, je ne l’ai jamais fait toutes ces années et les gens, quoi que vous disiez, expliquiez ou justifiez, penseront toujours ce qu’ils veulent. Non, je vous dis tout ça pour que vous preniez le temps de vous dire à chaque publication que vous jugez « sans coeur », « non informée », « non emphatique » qu’il y a toujours plus d’une version à une histoire : la vôtre, la sienne et la vérité. Et que plutôt que d’essayer de dicter aux gens ce qu’ils doivent dire (ou mieux penser), on pourrait peut être réfléchir et processer déjà ce qu’on pense et ce qu’on ressent nous même.

A l’époque j’avais fini par écrire « Je n’ai rien d’intelligent à dire alors je préfère me taire« . Aujourd’hui, c’est encore le cas mais je vais encore plus loin. Aujourd’hui je ne veux plus prendre 5 minutes dans ma journée pour dire à quel point ces horreurs sont horribles. Non je préfère prendre 5 minutes pour aimer un peu plus, écrire, rire, voir les gens que j’aime. Bref je veux vraiment et au quotidien, transformer ce temps qu’on passe à débattre de choses évidentes pour se donner l’air intelligent à faire quelque chose qui même à une échelle minuscule peut faire du bien. J’aime la discrétion et l’ostentation même de simple mots / hashtags / publications me met mal à l’aise.

Et le positif dans tout ça ? 

Les réseaux sociaux n’ont pas entraîné dans leur sillage qu’un torrent de choses mauvaises. Bien au contraire. De simples gens qui sont suivis par des Millers voire des millions de personnes ont été ces derniers temps à l’origine d’initiatives humanitaires remarquables (vous vous souvenez bien évidemment de la love Army). Ont-ils arrêtés pour autant de vivre ? De créer du contenu ? D’être marrants et créatifs ? Non, ils ont, à leur échelle, inspirés les gens à mieux, donné espoir et fait bouger les choses. Peut être vous même, après avoir vu défiler une même cagnotte sur nombre de comptes instagram de personnes que vous suivez vous êtes vous décidés à donner.

Encore une fois, ce que j’ai dit ici ne fera jamais office de vérité absolue. Mon avis évoluera peut être aussi et il ne sera probablement pas le même que le vôtre et c’est très bien comme ça ! Le monde est pluriel et c’est tant mieux.

On se retrouve demain pour un nouveau sujet ?

Love.

Jihed.

 

 

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