Hello ♥️,
Si vous nous suivez sur snapchat (mariagedufutur), vous avez remarqué le léger (lol), décalage horaire qui nous sépare de vous depuis quelques jours. Et après des mois de chamboulement de vie, de questions, de planifications, de retours en arrière, j’ai envie de vous parler de tout ce qui s’est passé.
En écrivant ces lignes je me rends compte que je n’ai jamais vraiment partagé avec vous quelques un de mes rêves ou de mes envies d’ailleurs, peut être quelques fois, à la volé, au détour d’un hashtag balancé sous une photo insta. La pudeur ? La peur du jugement ? Le manque de confiance ? Je ne sais pas vraiment. D’ailleurs, si vous me suivez un peu sur Instagram, vous remarquerez que je me sens vivante quand je voyage, que tout, loin de chez moi, paraît souvent plus clair, plus simple. Me débrouiller dans un autre pays, voir autre chose, comprendre, apprendre, me rend toujours plus alerte, plus forte et me redonne confiance. Je reviens souvent hyper boostée et pleine d’envie. Et puis… les bouchons, la mauvaise humeur des gens, les obligations, les injustices aussi me font trop souvent retomber comme un soufflet.
Depuis quelques mois (voire années ?) je me sens un peu perdue. Il faut dire que j’ai eu un parcours assez lisse. J’avais un chemin scolaire plutôt bien tracé et je l’ai suivi sans trop me faire de soucis, ni me poser de questions. Une fois diplômée, j’ai vite dû faire face à certaines responsabilités : rembourser un prêt étudiant, me marier, nous installer. Les mois puis rapidement les années (bon pas beaucoup mais quand même) ont passé et si j’ai un mari, une famille et des amis extraordinaires, je sentais que mes rouages personnels n’étaient encore pas bien accordés.
Je ne cessais de dire et d’écrire que je voulais partir, voyager, longtemps, avec Ghiles. Cette envie, il la partageait aussi. Les mois passaient et cette envie, ce rêve, ne s’en allait pas. En attendant, je travaillais en tant que professeure. Et j’ai passé trois ans à dire à chacun de mes élèves qu’aucun de leur rêve n’était trop grand ni trop irréalisable. Trois ans à leur dire d’avoir de l’ambition pour eux même, de rester vrais et surtout de toujours s’écouter, de foncer sans se retourner et que, réellement, quand on veut, on peut. J’ai fini me sentir un peu hypocrite. Comment je pouvais croire dur comme fer à une parole que je transmettais sans me l’appliquer ?
Je leur disais de ne pas avoir peur mais j’étais terrifiée. Je leur disais de se faire confiance mais j’étais pleine de doute. Je leur disais d’être heureux et de ne surtout pas attendre l’approbation publique et j’étais paralysée par le regard des autres.
Et si je commençais à m’appliquer mes propres conseils ?
C’est comme ça que tout a commencé. Le jour où j’ai accepté que ma situation était celle que je m’étais créé et que si je voulais en sortir, je devais le faire moi-même. Personne n’allait toquer à ma porte pour me donner des billets d’avion et m’envoyer au bout du monde.
Est-ce que ça a été facile ?
Oh que non. 10 mois séparent le « Chéri, faisons nos valises et partons au bout du monde » du moment où on a galéré a enregistré nos valises en surpoids dans un comptoir du Terminal 1 de CDG ! Plus d’une fois on à voulu, à tour de rôle tout abandonner. Puis tout doucement, la fin de l’escalier est arrivé.
On a quitté un appartement, vendu notre voiture, quitté nos boulots. Et pour la première fois de ma vie, je n’ai pas de plan tracé (ça terrifie d’ailleurs ma mère haha) mais je me sens libre. Que notre expérience dure 3 jours ou trois ans n’a aucune importance. Je vous l’écris avec énormément d’émotion parce que je me sens tellement mais tellement plus légère… mais rien que le fait d’avoir mis à exécution une envie mûrie à deux, rien que de monter dans ce premier avion, de se faire confiance pour envoyer balader ce qui n’allait pas, se débarrasser de certaines chaînes, c’est déjà une victoire sur mes petits démons.
Voilà donc le pourquoi. Et vous n’imaginez pas à quel point j’ai envie de tout vous raconter, de tout partager : les doutes, les envies, les erreurs, les petits bonheurs.
Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. Mais j’ai hâte de savoir !
