Hello tout le monde,
Comme je suis contente de vous retrouver pour ces chroniques pendant lesquelles on parlera de tout, du quotidien, des rêves, de voyages, de moments difficiles à surmonter, de challenges, de dépassement de soi et bien sûr d’un peu de mode parce que faire tout ça en restant stylé c’est quand même mieux non?
Pour cette première journée je ne me lancerai pas dans une explication du mois du Ramadan ni une présentation du jeûne. Je l’avais fait l’an dernier ici et je dois dire, pour être la plus honnête possible, que cette année, je ne l’ai pas vu arriver. Je ne suis ni prête ni préparée. J’ai mille et une chose dans ma tête et je suis loin d’avoir fait le vide nécessaire pour commencer et je pense subir un peu le début… Mais … on y arrivera!
La raison principale à cette déconnection calendaire qui sera d’ailleurs le sujet de cette première chronique tient dans le fait que je rentre en période d’examens la semaine prochaine. Vous le savez sûrement, j’en parle souvent de manière assez évasive, cette année je me suis lancée un grand défi perso : reprendre mes études. Je suis diplômée de Sciences Po Paris depuis quelques années maintenant et j’ai décidé de poursuivre une voie que j’ai toujours voulu tenter. Après des mois d’écoute de cours à distance, de lecture de bouquins, je m’apprête, après avoir fait passé des oraux de bac et corrigé nombre de copies pendant trois ans, à repasser de l’autre côté, du côté des jugés ! Je ne vous raconte pas le mélange d’excitation et d’appréhension. A quelques jours de mes exams, et après quelques jours de stress INTENSE, je me suis demandé si c’était vraiment l’échec qui me faisait si peur. Réflexion faite, je me suis rendue compte que non, j’ai réalisé qu’échouer était une éventualité mais ce qui me rongeait c’était le sentiment de ne pas m’être assez préparée. Du coup, j’ai retroussé mes manches, mis plus souvent mon téléphone en mode avion et fais un programme détaillé de révisions. J’ai dit plus souvent non que oui aux sorties et j’ai passé des nuits plus sereines. Mieux (pire?lol) encore, je suis toute excitée le matin quand j’attaque mon programme (que je garde léger au quotidien pour ne pas subir les révisions) et hyper soulagée quand je réalise que j’arrive à restituer ce qu’on m’a transmis.
Ce discours peut vous paraître un peu pédant. Il ne l’est pas. Les gens, trop souvent, vous font penser que tout ce qui arrive de bien relève de la chance ou des circonstances ou pire encore: du talent. 95% du temps, c’est complètement, archi mais alors COMPLÈTEMENT faux. 95% du temps, tout ce que vous obtenez comme résultat, vous ne le devez qu’à vos sacrifices et à votre travail. Pourquoi donc ne pas être fiers des décisions que vous prenez pour avancer et mettre toutes les chances de votre côté pour réussir brillamment peu importe votre champs d’action!
« Jihed, tu feras quand même moins la maligne si tu ne l’as pas ton année ». Eh non, si je ne l’ai pas, ce ne sera pas par manque de préparation ni de travail, ce sera parce que les exigences pédagogiques sont plus élevé que le maximum de travail que j’ai pu fournir cette année. Le sachant, je redoublerai d’efforts l’an prochain et encore après et encore après.
Pour vous dire la vérité, cette « positivité » et cette « niak » c’est ma famille qui me l’a mise en pleine tronche cette année par leurs incroyables transformations.
Ma mère, une combattante dans l’âme, une mama tunisienne de presque 60 ans (elle va me tuer à la lecture) à perdu 10kilos en quelques mois, va à la salle 3 fois par semaine et a complètement réinventé sa nutrition.
Mon plus jeune frère, sportif endurci mais adorant plus que de raison les fast food a lui aussi entamé une transformation physique inédite. Son évolution a été si radicale qu’aujourd’hui encore un mois après mon retour, je suis sous le choc en le voyant. Tous les soirs je l’entends sauter dans sa chambre au rythme du programme sportif qu’il suit. Peu importe l’heure à laquelle il rentre, il s’y tient.
Regardez autour de vous, vous admirez probablement la réussite de quelqu’un, ses accomplissements. Maintenant regardez plus près et voyez tout ce que cette personne sacrifie, endure, travaille ou a travaillé pour en arriver là. C’est bon? A votre tour, si eux l’ont fait, pourquoi pas vous? Une chose est aussi certaine que le ciel est bleu : rien ne vous arrivera en scrollant sur votre téléphone 4H par jours.
Oui, je suis plus dure en ce moment, mais parce que je veux que vous atteignez vous aussi les buts les plus hauts que vous vous êtes fixés dans votre vie. Si eux vivent leur vie de rêve, vous aussi vous pouvez. Pas en leur enlevant de leur mérite, pas en diminuant leurs efforts, par en bitchan sur leur dos mais en vous regardant dans le miroir et en commençant le chantier.
Ainsi s’achève cette première chronique, j’espère qu’elle vous aura plu, elle est dure, elle est cru mais elle est vraie. Promis demain, je serai plus douce…
