Les chroniques du Ramadan jour 5

LE STRESS

 

Ça y est, on y est. Ça fait des mois que je vous bassine avec ça, des mois que je vous fais des snaps flouttés de mes matinées passées à étudier, à rédiger les cours, à apprendre de nouveaux concepts et à enrichir ma culture. Demain, c’est (déjà) le début de mes exams.

Cet article je l’écris pour vous ce soir et aussi un peu pour moi, à la recherche d’un effet cathartique et en espérant laisser ici mes angoisses et mon stress. Parce que oui, j’ai beau vous prôner la confiance en soi, le travail acharné, l’abnégation et tout ce qui va avec, il n’empêche qu’il m’arrive aussi de stresser !

C’est dur de se sentir jugé sur un moment, sur un sujet précis pris sur une année de travail. C’est dur d’arriver et de risquer la page blanche, l’oubli ou de tomber sur le point du programme qu’on maîtrise le moins. C’est dur, mais c’est le jeu. Et je n’échappe pas à la règle, demain, j’ai peur des grèves, peur de la panne de réveil, peur de la page blanche, j’ai peur d’être ridicule devant ma prof, peur de ne me souvenir de rien.

Je pourrai vous mentir et vous dire que non, je pourrai faire l’autruche des réseaux sociaux et ne vous parler de mon année qu’une fois en poche en vous étalant mon succès,  mais je n’ai jamais fonctionné comme ça. On assume quand on réussit, on apprend quand on échoue. Je pense sincèrement que si on se réapproprie notre vie dans les bons comme dans les mauvais moments, on n’a plus peur du regard et du jugement des autres. Les gens ont tendance à s’engouffrer dans nos doutes pour retourner contre nous nos angoisses. Si on passe assez de temps à les connaître, à les appréhender et à les vaincre, on a plus rien à craindre de la mesquinerie des autres.

Et puis, ce n’est pas si grave d’avoir peur finalement, ça prouve que ce pour quoi on se bat vaut le coup. Qu’il y a quelque chose en jeu, qu’on voit véritablement le fruit de ce qu’on a pu sacrifier pour arriver là.

Dans cet esprit, chaque année où j’ai enseigné, j’ai montré le même film à mes élèves, toutes mes classes, tout niveau : Coach Carter. Probablement (non c’est sûr) mon film préféré de tous les temps. J’en connais les répliques par coeur et pourrait vous disserter des heures sur la manière dont chaque année, ce film change encore ma vie. (Il est dispo sur Netflix donc si tu ne l’as pas vu, éteint la fenêtre, regarde-le et reviens vers moi!)

A la fin du film, un des personnages prononce un extrait d’un discours de Mandela que voici :

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.

C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.

Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.

Cette lumière ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous,

Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

 

 

Je n’ai presque rien à ajouter à ce discours, il raisonne en moi comme peu de choses peuvent le faire, il m’émeut, me motive, me transcende presque. Longtemps, il était accroché au mur où sont maintenant collées mes fiches de révision. Donc à vous qui révisez aussi, qui vous levez tous les jours pour aller au boulot et vous construire la vie dont vous avez rêvé, vous avez déjà fait le plus dur, vous êtes en train de faire briller votre lumière personnelle, vous êtes déjà en train d’inspirer les gens autour de vous. Dont moi!

Je vous laisse sur les sages paroles de Nelson et je vous dis à demain où j’espère que la tension des exams laissera enfin un peu de place à l’excitation de mon anniversaire qui arrive après !

Tendrement,

J.

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Un avis sur « Les chroniques du Ramadan jour 5 »

  1. Salut ! Je ne connais pas ce film mais en bonne curieuse, je vais y jeter un oeil ! ca pourrait peut-être me servir dans mon travail 😉
    La peur est vitale, le stress aussi ! Face à un événement stressant, verbaliser sa peur aide déjà beaucoup et surtout …évacuer ! Le réflexe humain face à un danger est de fuir ou attaquer donc après l’exam, se défouler pour évacuer !

    Et sinon, m*** pour tout ! On croise les doigts !

    A bientôt,
    Line
    https://la-parenthese-psy.com/

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