Bonjour à tous !
Ça y est, c’est définitivement l’été pour tout le monde, les résultats des examens sont tombés, bravo à tous les bacheliers, les licenciés, les masteurisés et j’en passe !
De mon côté, vous le savez j’ai pas mal bachoté ces dernières semaines et je voulais partager mes résultats avec vous. Je ne m’en suis pas trop mal sortie ! 4 matières à repasser en septembre sur 15 (oui 15 !!!!), on s’accroche, on souffle un peu et on se remet d’autant plus au travail dans quelques semaines ! Cette parenthèse en Tunisie m’aide vraiment à souffler et me remotive à bloc. Il n’y a pas d’échecs, que des leçons!
Quand j’ai réfléchi au parcours à faire dans le Sud de la Tunisie, Matmata et sa région me paraissaient incontournables. Les reliefs sont absolument magiques et vous savez, pendant longtemps, c’est ici que j’ai vu la « montagne de près » et c’est loin, très loin et différent de la montagne européenne !


Dans ces étendues désertiques, il y a une vraie âme, celle des berbères, nos ancêtres à tous au Maghreb (malgré la croyance populaire !), un savoir-faire, un artisanat, des traditions et une beauté particulière des gens tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Quand ils vous sourient, vous avez l’impression que c’est leur âme toute entière qui vous accueille.
Nous avons donc pris la route, une après-midi brulante après la prière de Asr -syonyme de la fin d’après-midi et de la descente du soleil, moment idéal pour prendre la route avant la tombée de la nuit !
Après un long détour – merci mes automatismes qui m’ont fait rouler vers chez mon père presque sans réfléchir… – nous avons retrouvé les reliefs de Matmata. Nous n’étions que silence et surprise. J’ai beau connaître ces reliefs, je suis toujours surprise, toujours émerveillée. Je ne vous raconte même pas les exclamations de Joe à mes côtés et cette phrase « ça ne ressemble à rien que j’ai pu voir jusqu’ici dans ma vie ». La terre rouge de part en part de la route sinueuse m’a rappelé l’Afrique du Sud récemment découverte. Mon cœur s’est serré d’émotion : l’Afrique me hante, de sa pointe nord à sa pointe sud.


Vers 18h, nous entrons dans le village de Tamezret, après avoir traversé Matmata nouvelle et ancienne. Autour de nous, le silence, le vrai, celui qui vous fait chuchoter en pleine rue de peur de déranger la nature environnante ! La voiture tient le coup dans les virages en épingles et dans les pentes à 30%. Au loin, on aperçoit « L’auberge » écrit simplement sur une porte en fer.
Patrick nous accueille, son visage jovial, son sourire, sa bonne humeur nous mettent tout de suite à l’aise. Cette auberge, c’est sa fierté, et sa femme et lui ont de quoi être très fiers ! Ils ont restoré une ancienne maison semi troglodyte. Ses pièces sont des alcôves dans la montagne, elles restent fraiches l’été, chaudes l’hiver. J’avais peur de me sentir à l’étroit dans une pièce sans fenêtre (vous connaissez mon obsession pour la lumière naturelle) mais les petits puits de lumières disséminés dans le plafond nous font presque penser qu’une lampe est allumée et ce dès 6h du matin ! C’est naturel, c’est typique, c’est agréable. La chambre s’intègre comme par magie dans la montagne, le lit est parfait, les meubles typiques, les tapis pleins de charme. La salle de bain à l’étage du dessous, faite sur mesure est d’une modernité incroyable et pourtant on a l’impression que chaque pierre a été concue pour recevoir le mobilier. Le tout est d’une propreté incroyable. On se sent tout de suite bien.
Le clou du spectacle reste bien sûr la terrasse, grande, parfaite et qui domine tout le village et les alentours. Sunsets de folie assurés ! Malheureusement pour nous, il faisait si chaud que le ciel, blanc, ne nous a pas offerts de couchers de soleils incroyables mais on se fait déjà la promesse de revenir au printemps, quand la montagne sera verte et les températures plus clémentes !


Patrick et sa compagne proposent un hébergement en demi-pension, le dîner est donc compris. Et quel dîner … Séverinne est une cuisinière hors pair. Tout ce que nous avons mangé était incroyable : saumon gravelax, amuses bouches, salades en folies, bricks, dromadaire, carpaccio, poissons… Tout était si bon, si bien assaisonné, si savoureux, que je ne m’en remets toujours pas et prévois, avant mon retour, de retourner déjeuner à Tamezret avec ma maman ! Et puis outre les plats qui s’enchaine, ce sont les discussions avec Patrick qui nous ont tant plu : tourisme en tunisie, mœurs, nouvelle vie, hotellerie et tant de sujets passionnants. Patrick est d’un professionnalisme qui atteint la perfection et discuter avec lui est moment instructif et tellement agréable !








Après un dîner en 5 mets, une bonne nuit de sommeil, nous avons, après un petit déjeuner de folie, découvert les alentours : Toujène, Tounine, Matmata… Tout vaut le coup, ce road trip d’une journée a été l’occasion d’en prendre plein les yeux à chaque tournant. Je vous conseille de vous laisser porter par les suggestions de Patrick pour organiser vos journées découvertes !
Je n’ai, pour cette étape, pas de bonne adresse food à vous partager ! Nous avons choisi de sauter le déjeuner pour nous régaler chez Patrick et ne rien laisser dans nos assiettes pour notre second dîner !
En revanche, si vous passez par là, vous devez aller voir Mounji et son musée. Cet ancien architecte tunisien, qui a voyagé dans le monde entier, a reconstitué sur la terre de ses parents (à deux pas de l’auberge) une maison troglodyte traditionnelle et en a fait un musée vivant. Ce qui le fait vivre, mis à part les pièces reconstituées à l’authentique et les objets d’époques, c’est avant tout Mounji et les histoires qu’il raconte. Je suis rentrée dans son musée « Arabe », j’en suis ressortie « berbère » et en ai tellement appris sur ma culture qu’il me tarde de le voir en partager ses histoires avec d’autres !



Mon récit s’achève peut-être ici mais il n’aura pas de point final, cette étape a vraiment été incroyable, en laissant Matmata, Tamezret, Mounji, Patrick et sa charmante compagne derrière nous, nous savions que nous y retournerions. C’est un endroit qu’on aura beau voir tant de fois, on en sera jamais vraiment rassasié.
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INFOS PRATIQUES
Pour réserver à l’auberge : ne passez pas par le site booking.com mais ce site et sa rubrique contact. En effet, Proposant également une table d’hôtes, Patrick gère ses disponibilités lui même et ferme souvent les réas booking pour faire en sorte que ses clients soient toujours les mieux servis! Et puis, les tarifs en direct sont toujours plus intéressants !