PARTIR EN VOYAGE = ÊTRE RICHE. 

Hello !

Ecrire cet article n’a pas été facile, j’y suis revenue un demi milliard de fois, d’abord parce que j’y parle d’argent et que franchement, ce n’est jamais un sujet facile à aborder. Secundo, j’y parle aussi beaucoup de comment vous pouvez, vous aussi, arriver à atteindre vos objectifs financiers qui vous permettront d’accéder à la tranche de consommation que vous voulez et je ne me fais aucune illusion sur le moyen d’y arriver : se lever, se sortir les doigts du cul (et de son téléphone) et aller transpirer un peu. Oui, il y a des gens qui réussisent autrement, oui on a l’impression qu’aujourd’hui l’argent est hyper facile et qu’il suffit d’être une pretty face qui distribue des codes promos sur internet pour blinder son dressing de Balanciaga. La vérité c’est qu’il y a des gens très discrets aussi, qui ne comptent ni leurs heures ni leur fatigue et qui, assez jeune, font des investissements intelligents qui leur permettrons de profiter d’une vie de loisir avant d’avoir dit « ouf ». Si vous voulez que je vous livre franchement une partie de mon expérience, cet article est fait pour vous, j’espère qu’il vous plaira <3.

On attaque un vrai sujet aujourd’hui. Faut-il être riche pour partir en voyage ? Et puis, à partir de quel montant par mois est-on riche ? C’est une question qu’une ancienne prof de lycée m’a posé et à laquelle j’ai eu du mal à répondre. Je me souviens lui avoir dit « je veux vivre confortablement » elle m’avait répondu « tu veux gagner combien ». SHOOK. En bon français, on ne discute pas ce genre de choses vous savez bien! Mais ça m’a fait réfléchir… et je pense que c’est la première question à vous poser avant de voyager ou d’entamer une vie pro qui vous permettra ensuite de voyager autant que vous voulez : combien voulez-vous gagner ?

Mais Jihed, me direz-vous, on n’est pas maître de ce qu’on l’on gagne…

oui… et surtout non. Tout dépend de votre sens du sacrifice.

Avant de rentrer dans un peu plus de détails, et je vais essayer de vous en donner le plus possible je vais vous dire quelques petites choses me concernant :

  • Je travaille depuis que j’ai 17 ans, toutes les vacances scolaires, tous les weekends, tout le temps libre que je pouvais me dégager j’essayais de gagner des sous. Mon indépendance financière était (et est toujours) quelque chose de primordial pour moi.
  • J’ai, pendant un moment, vécu bien au-dessus de mes moyens. Ce n’est pas un regret, j’ai appris beaucoup et j’avais la chance de travailler pour combler cette mauvaise gestion de mes finances, mais je vous conseille de toutes mes forces de ne jamais dépenser un euro de plus que ce que vous avez dans la poche.
  • J’ai rarement fait « un seul job » et c’est là où « être maître de que l’on gagne » entre en jeu. En prenant quelques missions supplémentaires à des moments clés avant la réalisation de certaines étapes de vie « mariage / installation / grand voyage » on arrive à avoir ce plus qui nous manque.
  • J’ai souvent mieux géré mes dépenses et mon épargne et fait plus de choses, en l’occurrence voyager surtout, dans des étapes de ma vie où je gagnais le moins d’argent ! Étonnant peut être mais je sais que certains grands voyageurs se retrouveront dans ce que je dis. Quand les rentrées d’argent sont limitées, on devient plus responsable, plus économe et surtout plus concentrés sur l’essentiel : se nourrir, se loger. Petite anecdote : en 3A, alors que j’étudiais à Hong Kong, je voulais réaliser mon rêve : au lieu de rentrer directement à paris, je voulais aller aux États Unis et passer deux semaines à New York. L’année scolaire prenait bientôt fin. Pendant un mois entier j’ai limite au maximum du maximum mes sorties, je mangeais tous les jours des portions de riz à 50c et du thon, aucun extra, plus de café à l’extérieur et zéro shopping. Il m’a fallu 30j de diet pour me rendre compte que même sans rentrée d’argent supplémentaire à ce que je touchais, mes sacrifices momentanés m’ont permis d’avoir les fonds nécessaires pour payer mon billet.

La vraie question qui commence à se dégager c’est : qu’est-ce que vous êtes prêts à sacrifier de votre quotidien pour, vous aussi, voyager ?

Et croyez-moi, tous les voyageurs ont mis le frein sur quelque chose de leur quotidien. Évidemment il m’importe peu, tout comme mon article que les couples, de parler du 1% qui vit en voyageant ou qui peut se permettre sans compter de partir quand bon leur semble. Je parle de gens comme vous et moi qui avons des responsabilités au quotidien personnelles ou professionnelles et qui gagnons notre pain en sacrifiant de notre temps !

1/ FAIRE LE POINT SUR VOS DÉPENSES PERSONNELLES

Rien de plus simple. Passez un mois à faire exactement comme d’habitude mais notez TOUT. Au 30e jour, faites le point. Où est passé votre salaire, votre bourse, votre argent de poche ? Loyer / prélèvements automatiques / téléphone / restos / courses / shopping etc.

Ne pleurez pas devant votre feuille ! Mais une autre question se pose alors : où pouvez-vous faire des cuts ? Dans un premier temps et si vous n’avez pas un projet pressé, demandez-vous ce que vous pouvez diminuer sans vous sentir frustrés. C’est indispensable, à mon avis, de continuer d’avoir un train de vie agréable tout en étant un peu plus conscient de l’argent qu’on a dans ses poches et du pouvoir qu’on peut avoir dès qu’on fait des économies. Est ce qu’on a vraiiiiiiment besoin d’aller au macdo une à deux fois par semaine ? Est-ce que faire un peu plus la cuisine chez soi n’est pas plus intéressant que de flinguer ses tickets restos tous les jours ? Est ce qu’on n’entrerait pas dans un hypermarché acheter une bouteille d’eau à 30c plutôt que d’en prendre une à 3€ au ciné ? Vous verrez, consommer juste de façon plus consciente et le mois suivant vous aurez de magnifiques surprises financières !

Un autre moyen de limiter ce qu’on achète, c’est, à la manière d’un gérant de boutique, de faire régulièrement des inventaires : votre maquillage, vos produits, vos fringues, triez souvent pour voir ce dont vous avez besoin (et envie sur le moment) plutôt que de dépenser de façon compulsive. Mais ça, si vous me lisez souvent, je vous le répète sans cesse !

2/ METTEZ VOS ENVIES À L’ÉCRIT

En parallèle des économies que vous faites avec l’étape une, rédigez par écrit vos envies SANS SCROLLER SUR INSTA ! On n’a pas besoin du rêve des autres. Quels sont VOS rêves, VOS envies, VOS projets ? Et surtout commencez à budgétiser et à faire un plan dans le temps.

Exemple : partir 6 mois à l’étranger à deux. 

Billets d’avions À/R :entre 800 et 1000€

Hôtels / hébergements par mois :minimum 500€, Max 1200€

Dépenses perso(basées sur des recherches sur la zone, des témoignages, des activités à faire dont on connaît déjà le prix en avance) : 1000€

Etc etc.

Déjà là, vous commencez à être dans le concret, le vrai, le dur. Et vous commencez souvent à réaliser qu’en fait : vos rêves sont à votre portée.

3/ PENSEZ LONG TERME

J’ai l’impression d’avoir 70 ans en vous disant ça mais j’en pense chaque mot : ne soyez pas trop pressés et apprenez à aimer votre vie au quotidien. Pendant longtemps, voyager a été « trop » essentiel pour moi. Si bien qu’en fait, derrière le voyage il y avait avant tout et surtout cette volonté de fuite du quotidien, des difficultés qu’il comporte certes, mais surtout, des responsabilités auxquelles je devais faire face : épargner, penser à mon avenir, préparer ma vie professionnelle et de façon générale je fuyais la réponse aux questions existentielles auxquelles il me devenait, plus le temps passait, inévitable de répondre.

Dès que la vie devenait un peu trop difficile à mon goût, je prenais un billet et je m’en allais ailleurs. Le « danger » c’est qu’on en arrive à détester l’endroit où l’on vit, son quotidien et tout ce qu’il comporte. Je sais que je ne suis pas la seule à réagir de la sorte, à fuir et à me réfugier dans la douce ignorance quand je suis loin, pour me manger de belles baffes en revenant ! La solution ici n’est pas d’arrêter de voyager, mais de comprendre pourquoi on le fait, vraiment, sans faux semblant, juste entre vous et vous. Essayez alors de réparer la relation que vous avez avec votre quotidien et d’y faire les améliorations nécessaires pour ne plus ressentir cette sensation d’étouffement quand vous êtes chez-vous. Est-ce-que vous manquez de loisir ? d’une activité sportive ? de rencontres ? de moments seuls à faire un truc rien que pour vous ? Une fois que vous aurez vos réponses, commencez à introduire ces choses manquantes dans votre quotidien. Vous verrez, le besoin de voyager ne s’en ira pas mais il sera différent, vous serez plus prêts, vous profiterez bien plus et vous aurez même, à la fin peut être hâte de rentrer pour préparer votre prochaine belle aventure dans votre cocon rassurant !

4/ VIVEZ POUR VOUS SANS ÉCOUTER LES AUTRES

Là aussi, ceux qui me connaissent bien reconnaitront le disque rayé que je deviens. Mais quand il est question d’entreprendre des voyages surtout : LE MONDE ENTIER AURA UNE OPINION A VOUS DONNER, quand bien même vous ne demandez rien à personne !

Deux petites histoires à partager avec vous : tout récemment, sur instagram, je mentionnais un hôtel 5* dans lequel j’ai séjourné il y a deux ans à Sidi Bou Saïd en vous le recommandant si vous étiez de passage. Une personne, par commentaire, m’a fait savoir que dépenser autant d’argent pour une nuit dans un hôtel était stupide. Soit, tout le monde pense ce qu’il veut. Je suis alors entrée dans un débat stéril dans lequel je n’aurai jamais dû entrer en premier lieu. TOUT LE MONDE A UNE OPINION et, nature humaine, bêtise ou manque de tolerance, who knows ? c’est souvent l’opinion négative qui sortira plus facilement que des compliments ou des encouragements. Donc, on s’en fiche pas mal que vous soyez plus backpacker à 5€ la nuit ou fan d’hôtels de luxe à 250€ la nuit ça ne regarde que vous, vous ne devez d’explications à personne, donc FONCEZ et ne vous expliquez jamais sur vos choix.

2emini story avec laquelle je finirai : mis à part nos amis proches et quelques membres de nos familles qui nous connaissent aussi bien que s’ils nous avaient faits et qui sont d’une compréhension et d’une tolérance extrême (big up la famille) : PERSONNE, PERSONNE PERSONNE ne nous a encouragé à faire notre big voyage l’an dernier, PERSONNE. Même ma mère n’était vraiment pas pour… Devant ces situations, parfois difficiles (comment s’imposer dans un cercle familial etc.), là encore, vous devez tenir bons. Parce qu’au fond, VOUS savez mieux que tout le monde pourquoi vous entreprenez ce que vous faites. Personne ne vit votre vie pour vous et quand bien même vous deviez faire une erreur, c’est vital que vous la fassiez par vous-même et que vous appreniez des conséquences de vos choix.

C’est tout pour moi et pour ce sujet tabou malgré lui. J’espère que vous êtes maintenant convaincus qu’absolument tout ce dont vous rêvez est à votre portée et que vous allez gentiment emmerder les gens qui veulent que vous ne réalisiez pas vos rêves en vous donnant des conseils  que vous n’avez jamais demandé

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