De l’importance de s’affranchir !
Bonjour à toutes et à toutes,
Déjà merci de me lire chaque soir, chaque matin, quand vous pouvez ! Ça me touche, je ne vous le répèterai pas une énième fois mais écrire fait partie intégrante de moi, c’est peut être l’acte le plus intime que je puisse vous offrir. Donc merci !
Pour tout vous avouer, je n’étais pas partie pour écrire sur ce sujet de comment sortir de l’influence familiale et de l’importance de le faire au plus tôt et correctement mais après une énième discussion sur le sujet, il m’a paru important de faire cette chronique.
Nos parents sont souvent tout pour nous, depuis toujours. Ils nous mettent au monde, nous donnent amour, temps, moyens et sacrifient beaucoup pour que nous ayons une vie plus belle, plus simple.
Après deux décennies passées à se construire entre valeurs traditionnelles, éducation transmise et volontés personnelles on se retrouve souvent au premier croisement de notre vie. Si nos envies et les leurs concordent, tant mieux pour tous, ce premier croisement est au vert.
Vous vous doutez bien que tout ne se passe pas toujours comme ça, ce serait trop beau (ou trop ennuyeux on ne sait pas vraiment) mais que ce soit : les études, le boulot ou encore l’amour, il y a souvent quelque chose qui sème la discorde dans une entente familiale jusqu’ici parfaite.
C’est le moment où, également, on se voit placarder la bénédiction de nos parents comme élement vital dans la continuité de notre vie. Sans elle, on se retrouve paralysés dans l’attente de la catastrophe colossale qui s’abattra sur nous sitôt qu’on aura osé défier l’autorité parentale. Elle arrivera cette catastrophe c’est sûr on nous l’a tellement promis.. Et si c’était eux qui se trompaient ?
Je fais un très gros raccourcis volontaire et choquant pour certains peut-être mais, vraiment, et si ils se trompaient ? Oui ils prennent toutes leurs décisions motivées par l’instinc de préservation. Oui, souvent ils ont eu raison mais si, sur ce coup là, c’était eux qui se trompaient ?
Accepter que les personnes les plus fiables que nous ayons connu puissent se tromper est un premier choc. Réussir à aller à l’encontre d’une interdiction ou d’une décision en est une autre mais c’est essentiel. A 20 ans, 25 ans, 30 ans et même peut être avant, vous avez une, deux, trois décennies pendant lesquelles vous vous êtes construits, instruits, vous avez appris à vous connaitre, à réfléchir pour vous et avez compris ce qui vous correspondait ou pas. Soyons honnêtes, vous aimez profondément vos parents, mais quand vous vous regardez dans le miroir, qui voyez-vous? Votre reflet ou celui de vos géniteurs ?
Il s’agit dès lors d’assumer ce reflet, même s’il dérange. Attention, il ne s’agit pas de l’imposer envers et contre tout. Il faut comprendre et accepter que nos parents, de 20 ou 30 ans nos aînés ont leur vie, leurs propres principes qu’ils ont muri. Ils ont leurs craintes, leur experience aussi qui conditionne leur comportement. Il s’agit tout simplement d’accepter que ce qui est bon pour soi n’est pas forcément en concordance avec ce qui nous a été inculqué et ce n’est pas parce que c’est différent qu’il y a un ordre hiérarchique entre volonté personnelle et volonté parentale.
Je finis sur une petite pensée : personne ne doit avoir l’ascendant psychologique sur un adulte mature, responsable et sensé. Ainsi, personne ne doit être en mesure de vous faire du chantage affectif ou de vous tenir en otage de ses volontés pour vous. Vous ne laisseriez pas des étrangers faire, pour vos familles, c’est pareil. L’amour ne doit jamais être pris en otage et donné ou retiré en échange d’un comportement à reproduire pour le mériter. L’amour est là pour tout un tas d’autres raisons et bien souvent il est inconditionnel. C’est à vous, en tant qu’adulte de renverser les standards de cet amour et de lui redonner sa véritable place.
Je vous souhaite du fond du coeur que cette émancipation se passe dans le calme et dans la sérénité. Si ce n’est pas le cas, gardez à l’esprit que l’orage ne dure jamais toute la vie et que vous aussi, vous pouvez prendre des décisions difficiles par amour pour eux mais avant tout par respect pour vous et pour cette belle éducation, ces belles valeurs que vous demandez juste à mettre en application par vous même.
A demain pour une nouvelle chronique.
Prenez soin de vous
J.

Hellow
Merci pour cette article ! pas facile mais nécessaire prise de conscience.
On est parfois tiraillé entre faire plaisir aux parents et se faire plaisir, et on réalise que notre vie est la notre et pas la leur, qu’il faut avancer selon nos choix en essayant d’expliquer et de ne blesser personne…
pour finir, je pense que lorsque nous sommes sûre de nous, il faut avancer…à prendre ou à laisser !
Exactement, je n’aurais pas mieux dit IL FAUT AVANCER