Juger les gens, c’est vraiment nul.
Ohhllaaaaa bah dis donc, on enfonce des portes ouvertes ce soir ? Oui. Parfois, il est quand même bien bon de rappeler les évidences non ?
Je ne vais pas parler des trolls d’internet, il n’y ni espoir ni rédemption pour tant de haine gratuite. Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un mal qui nous ronge aussi et qui fait beaucoup de dégâts sans qu’on en soit véritablement conscient.
Malheureusement, avec la croyance, la spiritualité, la pratique ou ce que vous voulez, on tombe facilement dans l’écueil de croire qu’on détient la vérité absolue et que celle-ci permet, parfois même justifie le fait de juger, souvent sévèrement, d’humilier sous couvert du rappel et j’ai beaucoup de mal avec tout ça.
Admettons que le chemin de la vie soit unique comme le prétendent souvent ses « rappeleurs », le fait d’être plus avancé sur ce chemin ne justifie pas qu’on attache ceux qui sont derrière par les cheveux en les trainant dans la boue, en les blessant sur les cailloux du chemin pour les ramener à son niveau. Vous aurez alors des gens qui peut être se tiennent près de vous mais qui porteront physiquement ou intérieurement toutes les blessures de ce que vous leur aurez fait subir.
Je suis si dure et si sèche dans mon observation parce que je l’ai vécu plus d’une fois : le jugement des bien penseurs, des plus pieux, des « grands frères » (qui sont souvent d’ailleurs des grandes soeurs ou des tantines) au sens large qui ne te connaissent que par ton enveloppe.
Dans la croyance on ne tolère pas la différence, ce n’est malheureusement plus la règle, c’est l’exception, cette belle tolérance. Il n’y a pas deux pratiques, si vous n’êtes pas dans le vrai vous êtes donc exclus. Et si vous subissez le jugement de vos pairs, souvent dur, injuste, blessant, j’ai envie de vous dire ce soir de … patienter sans vous laisser marcher dessus.
Ce soir je ne m’insurge pas, je ne veux pas qu’on crée de conflit ou qu’on cherche à se faire entendre, qu’on cri plus fort que l’injustice qu’on subit. NON. Ce soir, on patiente. Certains se rendront compte, avec le temps, d’autres pas, mais vous ne les voulez pas dans votre vie, croyez moi.
L’année où j’ai lancé ce blog, j’ai voulu aussi m’engager à dispenser un accompagnement personnalisé en langues pendant un séjour. Je me suis vite fait « convoquer » par les organisateurs de ce séjour, des gens que je connais bien et personnellement depuis très longtemps. Pendant une petite heure, je me suis entendu dire pourquoi ils refusaient mon bénévolat. En somme, ils craignaient que je donne le mauvais exemple aux jeunes à qui je dispenserai des cours. Ils craignaient que je ne débauche des jeunes filles par ma présence car cette dernière légitimerait la débauche que je représente et que je plébiscite via le blog – ( qui était très mode au départ). J’y mets beaucoup de forme comprenez « tu es une débauchée qui ne partage pas nos valeurs pieuse, nous ne pouvons risquer que tu entraines avec toi une jeunesse non corrompue ».
Quand j’y repense, j’ai encore une boule au ventre. J’avais honte, je n’arrivais pas du tout à croire ce qui m’arrivait. Pire encore je devais acquiescer à leur constat et me justifier car, religieusement, ils détenaient la vérité, ils étaient plus loin que moi sur le chemin unique donc « quand même, au fond Jihed, tu sais qu’on a raison ».
Ce soir j’ai donc deux messages. Si un jour, vous vous retrouvez dans la même situation que moi pour x raisons, dites simplement que vous ne tolérez pas qu’on s’adresse à vous ainsi. Coupez court la discussion. Vos interlocuteurs ont le droit d’être en désaccord avec vous mais n’ont pas le droit de vous manquer de respect, d’insulter votre existence, vos valeurs et votre personne gratuitement. ils ne sont pas l’oxygène que vous respirez et ne sont donc de fait pas essentiels à votre vie. S’ils veulent en faire partie, ils doivent passer outre, sinon, boy or girl BYE et peut être à la revoyure.
Si jamais il vous arrivé d’être à la place de la personne qui, par bienveillance, par amour ou par égo se fait la mission de remettre les brebis égarées dans le droit chemin. ARRETEZ, stop. Vous faites 100 fois plus de mal que vous ne faites de bien. On n’a jamais mieux influencé ou guidé, des gens que par l’exemple. Si vous prônez la tolérance et l’acceptation, faites le. Si vous prônez la gentillesse, soyez le, Si vous prônez l’amour de votre prochain, aimez et fermez là. Ce n’est jamais par le rejet ou l’humiliation que vous guiderez les âmes que VOUS jugez perdues. Taisez-vous, aimez-les, patientez, soyez là, laissez les fleurir vous gagnerez le respect de votre pair et peut être même, les changements que vous espériez tant.
Quoi qu’il en soit, sachez qu’on est jamais tout à fait dans le vrai, surtout quand on touche à la subjectivité de l’autre et à la complexité d’une personne qui n’est tout simplement pas soi-même.
Je vous quitte sur ces mots,
Je vous embrasse et vous dis à demain pour une nouvelle chronique !
Tendrement,
J.