CHRONIQUES DU POST PARTUM J10.

Lorsque j’essaie de me souvenir du premier mois après le retour de la maternité avec Eydoun je me revois très clairement franchir le pas de l’appartement en pensant très fort « les gens qui ont plus d’un enfant sont vraiment des fous alliés ». Je me revois aussi tenter de m’alimenter quand je pouvais en envoyant des messages de détresse à Ghiles qui travaillait jour et nuit à l’époque en lui disant que je n’arrivais pas à poser Eyden sans qu’il se mette à hurler. 

Je me souviens des allers retours incessants à aller voir la PMI, les médecins et tout autre corps médical pour contrôler sa prise de poids et mon allaitement dont la mise en place fut quelque peu laborieuse. 

Je me souviens dans tout ce brouillard aussi du regard peu indulgent envers moi et ce corps qui bien qu’ayant porté et créé mon enfant puis lui a donné vie ne retrouvait pas assez vite ses formes. Je me souviens avoir détesté ces marques brunes voir noires qui marquaient mon ventre et ne s’effaçaient pas. Je me souviens avoir essayé jour après jour de réenfiler mes jeans les uns après les autres sans succès. 

Le corps et l’esprit étant bien faits, je n’ai finalement gardé que très peu de souvenirs vifs de cette période et je suis obligée aujourd’hui de retourner sur ma pellicule pour revivre les premiers jours de mon premier post partum. 

Préparer son post partum. 

Tout ce que je vous écris ici ne vaut uniquement de règles ou de marche à suivre. Comme pour la vie en général, ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas pour les autres ! Je vous dis juste comme je vis les choses au jour le jour et en comparaison de mon premier accouchement !

La première étape a été pour moi de préparer mon post partum. Presque au même moment où j’apprenais ma grossesse, je pensais déjà à l’après car je savais qu’alors que le monde entier serait focalisé sur l’évolution de mes 9 mois de grossesse et sur le bébé une fois né, personne d’autre que moi ne ferait attention à ma récupération. 

Pendant des semaines voire des mois j’ai parlé parlé parlé de mes attentes, de mes craintes, de ma volonté aussi avec Ghiles autour de ce post partum. Vous le savez peut-être ou l’apprendrez ici mais j’ai vécu une dépression post partum non diagnostiquée à ce moment-là et je n’ai réussi à en sortir qu’une année après quand j’ai décidé de me faire aider alors que je me sentais partir. 

Préparer son post partum c’est aussi préparer son accouchement et je tenais vraiment à vous partager un produit qui, je pense, à été déterminant dans la façon dont mon accouchement s’est déroulé. Ormis les km marchés quotidiennement jusqu’à la date fatidique, j’ai pris en complément la cure « Hey Mama » de chez Glowup shop

https://glowup-shop.com/produit/pack-baby-is-coming/

Toujours difficile d’associer avec certitude travail efficace et simple tisane mais honnêtement j’ai le même ressenti que toutes les filles qui ont témoigné dans le sens d’un travail efficace et d’un accouchement rapide en prenant la cure alors j’ai envie de vous dire dans le doute, y a pas tellement de mal à la prendre !

En revanche je suis certaine d’une chose : elles m’ont vraiment aidé à rester calme et zen les dernières semaines et surtout à bien dormir.

Honnêtement, je me suis retrouvé dans toutes les propriétés qui sont citées dans les visuels produits. Et rien que pour la qualité du sommeil qu’on cherche souvent pendant les dernières semaines, je vous conseille aveuglément de la prendre !

J1 post accouchement.

J’ai eu beaucoup de chance dans ma douleur. Mon travail a commencé jeudi soir à 22h. Il est devenu insupportable une heure après et à 1h22, après 3 poussées, toutes mes sensations mais sans douleur, je tenais ma fille dans mes bras sans avoir à pousser plus pour délivrer le placenta. Mon post partum commence donc ici à 3h du matin, alors que je meurs de faim mais ne peux toujours pas manger, l’entre-jambe fraichement recousu de ma déchirure superficielle (disent ils), ma fille au sein avec mon corps qui se réveille doucement de ces petites heures, certes mais d’une douleur si intense que mes membres tremblent encore sans que je ne puisse les contrôler. 

Tous les quarts d’heures on vérifie ma tension, ma température ou celle de ma fille et on m’appuie toujours plus fort sur le bas du ventre pour contrôler mes saignements. Aucune chambre n’étant disponible, je reste dans la salle de naissance sans fenêtre jusqu’à 13h, je fais mon premier pipi tremblante encore incapable de marcher seule et debout pour la première fois depuis l’accouchement je retrouve cette sensation de vide qui m’avait tant marqué la première fois. Quelques heures avant, le ventre tendu et plein laissit place à une silhouette un peu meurtrie et vidée dont il allait falloir que je m’occupe. 

Lorsqu’on me monte en chambre, seule, parce que nous avons cette fois un autre enfant à la maison qui ne doit pas se sentir abandonné après qu’on l’ai un peu violemment sorti de son sommeil la veille et presque jeté chez sa grand-mère, je me rappelle avoir compris pourquoi des personnes prenaient des tongs jetables et un tapis de douche pour leur séjour à la maternité ! 

Ma chambre est vétuste et la salle de bain fait peur avec ses traces sur les murs et son lavabo qui ne s’évacue pas. Qu’importe, je suis dans un état un peu second et bien que ça ne fasse qu’une semaine, mes souvenirs de ce vendredi sont vraiment groggys ! (Heureusement on nous changera de chambre 24h après pour une jolie chambre refaite bien plus accueillante! les problèmes de canalisation ont parfois du bon!)

La journée passe au rythme des visites des sages-femmes et d’auxiliaires de puériculture les unes s’occupent de moi, les autres de Leyel. Depuis l’accouchement express je ressens des douleurs comme si je revivais encore et encore ce travail si douloureux. Je renoue avec les tranchées à chaque fois que Leyel est avec moi au sein. Chaque tétée déclenche des contractions – qui servent à aider l’utérus à se contracter et à reprendre sa place initiale. Ce que je ne savais pas c’était à quel point elles sont fortes au point de me faire vomir ou de pleurer à chaque tétée. Autant vous dire que sur tous les analgésiques qu’on m’a proposé je les ai TOUS PRIS. Je n’ai même pas cherché à faire la guerrière avec la douleur, j’ai privilégié mon allaitement et je ne voulais pas avoir des appréhensions ou une répulsion à chaque fois que Leyel tétait. 

L’interdiction de visites à l’hopital. 

Meilleure. Décision. Ever. Désolé pour les amoureux des visites aux nouveaux nés mais alors là le rêve absolu pour la maman. Vraiment. C’est difficile de ne pas avoir la fratrie (mais les maternités sont en discussion pour autoriser les visites des frères et sœurs) mais je vous assure, rien de mieux que de se retrouver dans sa bulle parentale pendant quelques jours et apprendre à connaître son enfant. Oui, apprendre à connaître parce qu’au début vous êtes comme deux petits inconnus et il est nécessaire d’apprendre à se reconnaître, à déchiffrer pour se lancer dans l’aventure parentale aussi sereinement que possible. 

Mes journées à la maternité se sont donc résumées à faire téter Leyel, à prendre soin de ma déchirure et de mon corps, à manger les petites douceurs que Ghiles me ramenait (parce que la nourriture de la mater cette fois laissait vraiment à désirer..), à passer des douleurs des tranchées aux douleurs de la montée de lait et à relever les horaires de la prise de nourriture de Lelou et la donner aux auxiliaires et à annoncer doucement à notre entourage que nous avions accueilli une nouvelle merveille et c’était très bien le temps que ça a duré.

Mes indispensables Maternité 

Maintenant que c’est fait je peux vous donner mes indispensables maternité pour vous les mamans (pour bébé, fiez-vous à la liste fournie par la mater elle est très bien ! en sachant que les chambres des maternités sont souvent très bien chauffées et que vous n’aurez pas besoin de mettre un milliard de couches de vêtements à bébé)

  • – Votre trousse de toilette complète ! Une douche chaude par jour, c’est mon seul critère pour passer une bonne journée peu importe elle intervient quand dans la journée, il me fallait une douche chaude par jour et donc tout mon nécessaire de toilette pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps.
  • – Petite bouilloire et tisane d’allaitement. C’est ce qui m’a cruellement manqué pendant mon séjour mater. Des bonnes tasses de tisane chaudes à boire tout au long de la journée parce qu’à part envoyer votre moitié prendre un cappuccino au prêt à manger le plus proche pas moyen de gratter de l’eau chaude ! 
  • – Tout ce qui vous fait plaisir en sucré ! Pour moi : fruits frais et tablette de chocolat à grignoter tout au long de la journée. Je peux vous dire que ma silhouette, au lendemain de mon accouchement m’importait peu. Je mangeais absolument tout ce qui me faisait envie. Nourrir son corps et son esprit pour pouvoir nourrir son bébé avant d’entamer un quelconque rééquilibrage pour retrouver sa silhouette. 
  • – Des leggings douillets, des chaussettes pilou, des chaussons et des t-shirt larges. Bref tout que vous vous sentiez bien dans vos fringues. Je trouve le corps particulièrement sensible après l’accouchement. Les douleurs, le dos, le bassin, la poitrine, tout est à fleur de peau. Ne prenez donc que des choses dans lesquelles vous allez être A L’AISE. Perso je n’ai pris que des vêtements d’intérieur de grossesse. Encore une fois, la silhouette attendra!
  • – un appareil photo jetable : j’ai pris le mien mais on avait complètement zappé ! On a quand même immortalisé quelques instants en chambre ! Chargez papa de penser à immortaliser le plus de moments possibles! 
  • Une enceinte et une playlist !!!! Alors laissez moi vous dire je pensais que c’était complètement accessoire mais alors que je souffrais le martyr pendant le travail, Ghiles a installé la sono et j’ai pu alors me concentrer sur notre playlist rnb américain des années 2000 et ne rien entendre de tout le charabia du corps médical et j’ai KIFFÉ. Donc sincèrement préparez une playlist et faites vous plaisir dans la salle d’accouchement. 
  • Une rallonge et tous vos câbles!!

Quid de l’allaitement cette fois ci ? 

Si vous aviez lu mon très long article sur l’allaitement d’Eyden, vous savez que ce n’était pas un long fleuve tranquille. Même si j’ai fini par allaiter 12 mois je suis beaucoup mise la pression, j’ai beaucoup culpabilisé et j’ai passé énormément de temps à suivre notamment sur les réseaux des comptes somme toute très bien et pro allaitement avec beaucoup de conseils c’est vrai mais beaaaaaucoup de pression aussi! La première fois aussi j’avais complètement loupé le coche de ce qu’on appelle la tétée de bienvenue celle qu’on donne si tôt le bébé né avant les soins avant tout ! Cette fois ci je l’avais mis dans notre projet de naissance et si tôt qu’on avait posé Leyel sur moi Ghiles a dit « on la met au sein ! » (comme quoi ils font quand même attention de temps en temps nos hommes !) et dès que je me suis sentie prête et elle encore enveloppée dans son vernix, Baby Lelou prenait sa première tétée !

A ce moment là j’ai poussé un certain ouf de soulagement et j’ai laissé mon corps faire. Je me fichais des 3h max entre les tétées, des comptes pro allaitements et des pseudos mauvaises habitudes à ne pas prendre. Dès que bébé était débout je la calais contre moi et ce pendant tout notre séjour à la mater. Yeux ouverts ? Tétée. Couche changée ? Tétée. Réveil nocturne ? Tétée! 36h après mon accouchement, mes douleurs de tranchées avaient laissé la place à ma montée de lait (helloooo bonnet B et nouvelle féminité) et c’était parti pour notre aventure lactée. Cette fois ci, NO PRESSURE. Qu’elle dure ou pas, je veux la vivre comme un beau moment et pas comme une obligation. Tant qu’elle le voudra et surtout tant que moi ça m’ira, on restera comme ça.  La journée, Je bois mes petites tisanes dans la journée accompagnées d’un carré de chocolat tout en allaitant sans même compter les tétées. La nuit, baby Daddy se lève systématiquement pour me la ramener,  la laisser contre lui ou la remettre dans son lit pour que j’ai un peu de sommeil récupérateur. Le premier mois, aucun rythme n’est à observer, on va avec le flow, on dort si on fatigue, on se couche tôt et surtout on ne reste pas comme un zombie sur son téléphone pendant les tétées nocturnes. Pour essayer d’avoir un rythme, on verra dans 4 à 6 semaines quand elle aura un peu grandi et qu’elle sera prête à avoir une petite routine. Souvenez vous les baby mamas NO PRESSURE. Et on ne regarde pas ce qui se fait à côté, toute aventure lactée est unique la seule règle c’est maman apaisée = bébé apaisé!

Le Retour de la maternité _ L’importance de déléguer.

Et puis soudain, la petite bulle dans laquelle tu es se fend pour laisser place à la réalité. Claque de froid et claque d’amour voilà ce qu’à été mon retour de la maternité. Les copains m’ont fait la belle surprise de nous accueillir chez nous et on a pu partager un très grand repas le soir même. Oui c’était un peu fatigant mais j’ai aimé tous les voir en une fois, qu’ils puissent faire connaissance avec baby Leyel et ainsi me reposer seule à la maison la semaine qui a suivi. Ça aussi sans trop le prévoir ça a été une super décision parce qu’avec le retour, commence une nouvelle organisation et si avec un seul enfant on peut encore se permettre de freestyler au retour, avec un grand frère qui va a l’école et qui doit retrouver son rythme de vie, un papa qui retourne travailler au bout de 3j, il faut s’accrocher et surtout bien anticiper les rythmes de chacun pour ne pas se retrouver complètement perdus, sous l’eau et laisser place au baby blues. 

Je ne vous cache pas que les premiers jours étaient vraiment sport, Ghiles a absolument tout géré à la maison de Eyden au ménage à la préparation des repas quand ils n’étaient pas fournis par mes parents et sans lui je pense que j’aurais vite sombré. Bien qu’ayant déjà vécu un post partum, le retour à la maison c’est aussi vouloir (souvent trop vite) retrouver la soi d’avant et du coup forcer sur les petits moments où on se sent d’attaque. Aussi, vraiiiiiment si vous pouvez,  anticipez  de :

  • Vous faire aider pour les tâches ménagères sitôt rentrés de la maternité. 
  • Remplir votre congélateur de repas fais maison ou de vous organiser avec votre entourage pour manger de bons repas tous les jours (indispensable si vous souhaitez allaiter dans les meilleures conditions le premier mois!)

Cette fois-ci ? 

Je D E M A N D E de l’aide. Plus encore, je ne m’interdis pas de passer des moments chez mes parents à ne rien faire d’autre (moi qui attend patiemment la semaine que je vais passer chez eux à ne rien faire) que me reposer. Si vous en avez la possibilité, faites le ! Accueillez maman chez vous ou allez poser vos pieds sous la table, vous venez de donner naissance à un bébé, vous méritez qu’on s’occupe de vous <3.

Mon corps ce guerrier

La question à 100 patates posée à une jeune maman, et ton corps dans tout ça ? Franchement comme je vous l’ai dit plus haut, je n’y prête pour l’instant aucune attention et je prends machinalement quelques clichés tous les jours parce que je sais que ça me motivera quand j’aurai envie de m’y atteler sérieusement.

Le corps est ouffissime, déjà en 10 jours c’est incroyable la transformation. J’ai la aussi quelques produits que j’aimerai partager avec vous. Le dernier mois de ma grossesse j’ai changé d’huile préventive vergeture (j’utilisais la cellule blue) pour celle de chez Lestia.co dispo ICI

Elle a été développé par des entrepreneurs français est fabriquée en France et sincèrement j’ai adoré l’utilisé pendant le dernier mois (pendant lequel j’ai eu peur de craquer mais pas une nouvelle marque au compteur!), mieux encore je trouve qu’elle a amélioré l’aspect de mes vergetures existantes. elles cicatrisent super bien et ma peau semble plus tendue ! Du coup je continue de l’utiliser une fois par jour pendant mon post partum jusqu’à finir le flacon !

Ce post partum c’est aussi l’occasion pour moi de tester des produits sur lesquels je lorgne depuis un moment. Ça fait effectivement des mois que je veux tester les culottes menstruelles. Sincèrement, même sans tester je suis archi convaincue de leur efficacité et j’avais vraiment hâte de m’y mettre. Beaucoup les ont utilisé dès leur accouchement. Personnellement, il a fallu que j’attende mon retour avant de pouvoir enfiler de la lingerie quelle qu’elle soit mais à partir de J4 je n’ai mis que ça ! Je vous confirme que 1) c’est super efficace 2) c’est hyper agréable à porter 3) c’est très facile d’entretien. Je me suis personnellement tournée vers la marque SoCup DISPO ICI et j’ai directement pris un pack de trois. Je pense que pour un cycle complet il en faut 5 pour être à l’aise et ne pas courir derrière les machines ! En tout cas c’est un produit que je ne quitterai pas.

Autre produit qui m’aide à reprendre confiance en moi pendant cette période : la ceinture My Belly dispo ICI . Bien que je l’ai prise avec moi à la mater, je n’ai pu la porter qu’un petit quart d’heure, je m’étais sentie un peu à l’étroit. J’ai depuis réessayé et franchement ça fait un grand bien au dos et au moral aussi de voir que de jour en jour on arrive à la fermer un peu plus ! Je continue de la porter quelques heures par jour et j’ai déjà hâte de voir les résultats !

Dernier « produit » pour m’accompagner pendant ce post partum : le programme nutrition 3 d’Alexia Mori dispo ICI . Souvenez vous pour celles qui étaient présentes, nous avions fait le challenge avec Ghiles au mois de janvier / février et c’est ce qui m’avait permis de retrouver ma silhouette pré-grossesse pour …. tomber enceinte de nouveau ! Autrement dit, programme sur-validé, je le commence cette semaine et je sais qu’il m’apportera de super résultats tout en me nourrissant convenablement, en améliorant la qualité de ma peau et de mon sommeil (autant d’effets que j’avais remarqué lors de mon premier programme).

Alors j’anticipe, oui, beaucoup de ce post partum est tourné autour de ma récupération physique mais je sais que ça a eu un effet très négatif sur moi la première fois alors entre deux raclettes (comptez sur moi pour continuer d’en faire bien comme il faut !) je m’attèle à me retrouver. Et vous savez quoi ? Déjà aujourd’hui à J10 je regarde mon reflet dans le miroir avec beaucoup de bienveillance et je sais que j’arriverai de nouveau à me sentir moi même bientôt.

Et le moral dans tout ça ?

J’ai eu envie d’écrire que c’était là que le bas blesse mais est ce vraiment si étonnant ? Ça fait maintenant une semaine que nous sommes rentrés à la maison. Du jour au lendemain (littéralement enfin même en quelques heures), je suis passée du statut de femme très occupée avec plusieurs activités pro à maman de deux enfants sans plus rien à gérer ou presque côté pro et donc plus du tout d’interactions avec une grosse partie de ma vie sociale jusque là. Même si je loue (et c’est sincère) la tranquillité d’esprit que cette nouvelle solitude m’apporte dans ma récupération, il y a des jours ou parfois juste des moments isolés dans les jours qui passent où je crains de m’effacer, où je ne me reconnais pas, où je me sens un peu inutile et déphasée du monde qui m’entoure parce qu’encore très fatiguée et groggy de ce que je viens de vivre.

Dans ces moments là j’essaie de penser à ma vie il y a quelques jours encore et je sais que tout va finir par aller mieux. Je sais que je serai moins fatiguée avec le temps, je sais que je dormirai de nouveau mieux que même je vais pouvoir ressortir, que ma vie sociale va reprendre et que de nouveaux projets pro vont naitre dans les mois à venir. La chute d’hormones qui me fait pleurer plusieurs fois dans la semaine ou perdre patience très rapidement avec Eyden surtout lors de cette première semaine est violente mais je sais aussi qu’elle va s’atténuer et dans le temps je me laisse aller aux émotions, belles ou moins belles, je ne refoule pas mes craintes trop rapidement et j’essaie même de faire attention aux angoisses qui s’installent car je sais que tout ça, si on l’utilise à bon escient peut être le moteur de beaux changements dans les semaines/mois à venir. Dès que je dormirai un peu mieux la nuit !

Je sais qu’avant que je n’ai le temps de dire ouf, Leyel rejettera mes bras pour dormir, ira courir dans les bras de ses tontons, tatas et grands parents dès qu’elle les verra et n’aura plus autant besoin de moi. A l’échelle de la vie, ces premiers jours si intenses le sont aussi et surtout car ils forgent et forcent le lien d’amour inconditionnel que nous avons pour elle, parce que sans nous elle n’a ni repère ni possibilité d’évoluer seule et que si nous ne sommes pas dans l’instant avec elle comme nous l’avons été pour son frère, nous nous en voudrons pour toujours. C’est aussi et surtout ça les premiers jours du post partum.

J’ai encore mille et une choses à vous dire et vous écrire mais cette chronique est déjà si longue …. je vous retrouve demain pour une chronique plus quotidienne et plus courte. Une journée avec nous dans cette nouvelle aventure à 4. Je vous parlerai d’Eyden et de tous ces changements qui forcément l’affectent beaucoup !

J’espère que ce format vous plait !

2 commentaires sur « CHRONIQUES DU POST PARTUM J10. »

  1. Merci pour ce retour d expérience. Je te sens apaisée. Dans la douleur biensur mais dans l acceptation et ça fait du bien de lire que c’est OK de pleurer que c’est OK de douter. Et oui rien n est permanent tt est provisoire et qu’il faut profiter et accepter tt ce qui arrive :).
    Bisous ma douce hâte de lire tes aventures quotidiennes.

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