Welcome back !
Un grand merci pour l’accueil fait à la chronique du post partum, ça me fait très plaisir de savoir que ça vous fait du bien alors continuons de déballer ensemble cette merveilleuse période (cette dernière phrase n’est qu’à moitié ironique!).
Vous le savez, nous avons rencontré le premier amour de notre vie un soir de mai 2019 et il me taaaaardait de voir comment Eydoun allait véritablement accueillir sa petite soeur.
La naissance de Leyel étant intervenue dans le weekend, Eyden a été un peu baladé entre les maisons de ses grands parents de mon côté et du côté de Ghiles. Il est venu un soir me voir à la maternité et ça a fendu mon petit coeur de rester devant l’ascenseur sans qu’il ne puisse monter nous voir dans la chambre et passer un moment avec nous trois (les maternités, please il faut cesser d’interdire la visite des fratrie c’est une vraie torture… 1h pendant tout le séjour ça devrait pouvoir se faire non?).
Anyway, 4 full jours après avoir été loin de lui, nous voici rentrés et la rencontre tant attendue était enfin arrivée ! Je me souviens que quand il l’a vu dans mes bras, il s’est approché doucement et a chuchoté…. Waouuu ! Ça restera à jamais un moment Nutella gravé en nous. Et puis… les terrible twos ont recommencé !
Eyden, qui était sorti de sa phase de rébellion de pré ado précoce s’est, pour notre plus grand bonheur (lolilol), remis à hurler à chaque fois qu’on le contrariait (aka qu’on ne lui donnait pas ce qu’il voulait dans la demie seconde ou qu’on ne lui accordait pas le droit de regarder la TV pendant trois heure ou qu’on ne le laissait pas se nourrir uniquement de chocolat…). Honnêtement, ça a été dur. On oublie toujours quand on sort d’une phase un peu compliquée…. qu’elle a été compliquée, jusqu’à ce qu’on retombe dedans. Un peu comme quand tu te remets à avoir mal à la gorge après avoir passé des mois sans tomber malade.
Le truc cette fois ci c’est qu’à cause de la fatigue et des nuits hâchées, la patience se faisait rare et je pense que c’était ça le plus difficile à gérer, plus encore que l’état même d’Eyden. Est ce que j’ai une solution miracle à vous proposer ? Non. Simplement de patienter en essayant de rester juste sans être ni trop sévère (l’enfant vient quand même de voir tout son monde remis en question et chamboulé à jamais) ni trop laxiste (à justement se sentir coupable d’avoir mis son monde sans dessus dessous on peut tomber dans la complaisance à outrance et croyez-moi, ces petits êtres savent y faire en matière de chantage affectif !).
On sait qu’il y aura des rechutes au fil du temps mais une semaine après , avec aussi beaucoup d’aide pour prendre le relais quand on se sentait trop peu dispos, on arrive de nouveau à communiquer et à gérer des temps solo avec les deux. One step at a time, one moment at a time. Encore une fois j’aurais pu choisir de me faire grosse violence à gérer Eyden et Leyel ensemble quand Ghiles était retenu par le travail à l’extérieur mais pour gagner quoi? La vanité de dire » regarde je gère à peine sortie de la mater » tout en étant en demi mental break-down ? No thanks. Je n’ai même pas envie de tester mes « limites », je récupère d’abord et ensuite on verra !
J’ai d’ailleurs eu une discussion intéressante à ce sujet avec ma maman ce soir. Je lui disais à quel point j’avais vécu de gros moments de solitude avec Eyden bébé pendant ses crises de pleur. Elle m’a répondu n’en avoir pas le souvenir, que dès qu’on me posait la question j’avais tendance à toujours dire que tout allait bien. Je lui ai dit qu’à l’époque, avouer que j’étais mal et dépassée ou que j’avais parfois juste besoin de souffler c’était un aveu d’échec. So, à toutes mes baby mamas qui le sont pour la première fois, n’arrivez pas à ce point de rupture, anticipez et ne restez pas seules !
Reprendre une vie sociale
Chez vous ou dehors il n’y a pas de moment idéal pour reprendre une vie sociale, aller vous balader, recevoir du monde … La encore je fais diamétralement opposé à ce que j’avais fait avec Eyden et j’adore ! Je suis très peu sortie en 10j… un rendez-vous médical pour Leyel, un dîner de bienvenue le soir de ma sortie et la visite quotidienne de mes parents pour me livrer des repas.
Une semaine après mon retour, et après avoir récupéré physiquement de mon séjour à la mater les copains sont venus à la maison pour dîner et pas les mains vides : anecdotes et rigolade et repas complet fait maison. Je vous assure c’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à une jeune maman : des moments légers et pas de préoccupation de devoir être une hôte parfaite pour avoir le droit d’interagir avec des adultes. Parce que même si je profite à fond du temps que j’ai pour moi (il faudrait maintenant que j’arrive à éteindre complètement mon cerveau à ce moment là et croyez-moi ce n’est pas une mince affaire), il peut arriver que je me sente un peu … comment dire … en décalage. C’est toujours difficile de vivre un tel changement aussi durable et radical et de voir que son entourage continue « d’avancer » (je ne trouve pas meilleur terme ce soir pour le qualifier) sans subir ce train qui vient de t’écraser le corps.
Tout ça me fait penser à un partage il y a quelques mois d’une jeune maman américaine qui avouait presque à demi mot avoir quelque chose qui s’apparente à du ressentiment sans en être réellement envers son mari. Elle expliquait que c’était parfois difficile de voir à quel point l’homme ne « subissait » pas d’énorme changement dans sa vie lorsqu’il accueille un nouvel enfant. Pendant que la femme se remet doucement après une impression presque littérale d’un train qui vient de lui rouler dessus, papa, avec son niveau d’énergie habituel, sa vie pro et sociale qui continue là où elle s’est arrêtée jouit de tous les bons côtés de la paternité. Vous savez quoi? Il m’arrive aussi d’envier, lorsque je lutte à garder les yeux ouverts et que j’aimerais être en train de gambader dehors à cocher les mille et unes choses qu’il y a sur ma to do pendant des mois, la vie de Ghiles pendant ces premières semaines. D’ailleurs, je discutais avec lui justement du fait que l’une des choses les plus difficiles pendant ce 4e trimestre résidait justement dans le fait que nous ne sommes pas en train de récupérer simplement de notre accouchement plus ou moins « facile » mais bien de 9 mois de grossesse pendant lesquelles nous ne sommes plus nous. Et lorsqu’on passe autant de temps (presque une année complète finalement) à ne pas être soi, psychologiquement et physiquement, il peut y avoir des moments de micro panique à se demander qui on est vraiment et si la vie reprendra un jour un aspect plus ou moins « normal ».
Ces moments de micro panique et de doutes ne durent jamais trop longtemps et s’ils venaient à s’installer pour vous je vous encourage vivement à en discuter avec un/une pro qui vous aidera à remonter doucement. Si des papas ou futurs papas me lisent je vous encourage aussi à pousser baby mama à ne pas s’enfermer, à l’accompagner marcher, reprendre « la vie d’avant » une sortie à la fois, une terrasse à la fois, un weekend à la fois.
Alors que j’étais en mini mental break-down ce weekend d’avoir passé toute la semaine à la maison (sans avoir cherché plus que ça à sortir non plus!) Ghiles a beaucoup insisté pour qu’on sorte deux petites heures pour m’acheter des comfy clothes et manger un bout dehors. Je marchais à 2 à l’heure, je fatiguais relativement vite et j’ai bien failli m’endormir à table mais ça a été une grande bouffée d’air frais dans ma semaine !
Quid de l’allaitement exclusif de Lelou, mes tips
J’espère ne pas vous décevoir avec des conseils ‘j’enfonce une porte ouverte’ mais je vous donne en vrac quelques tips pour bien démarrer votre allaitement si c’est la voie que vous voulez prendre.
Comme je vous l’ai écrit dans ma précédente chronique, cette fois-ci, je ne me mets aucun calendrier et aucune limite. Ça durera le temps que ça durera et ce sera déjà très très bien comme ça !
1- limitez les longues sorties pendant les premiers jours
les premiers jours/semaines bébé va téter de façon un peu anarchique. Parfois toutes les 3-4 voire même 5h et parfois plusieurs fois dans la même heure. Impossible de savoir à l’avance aussi, laissez-vous le temps de pouvoir dégainer à la demande en n’étant pas dehors pendant des longues périodes le temps que votre lactation s’installe correctement.
Dans le même esprit, attendez peut être quelques jours avant d’introduire une tétine si vous souhaitez que bébé en ai une. Personnellement Eyden en a eu une et j’en ai aussi en stand by pour Leyel dès que je sentirai qu’elle commence à avoir un rythme. Oui il y a un risque de confusion, s’il doit intervenir il interviendra… J’ai personnellement besoin de ne pas être sa seule source de confort ou la seule façon dont elle va assouvir son besoin de succion. On verra si, comme Eyden, elle la tolérera bien mais je ne me mets aucune pression. En revanche j’ai retardé d’une semaine le moment de l’introduire pour qu’elle puisse en attendant bien stimuler ma lactation.
Louer un tire lait
Là aussi il peut avoir plusieurs utilisations : stimuler votre lactation, faire des stocks avant la reprise du travail ou simplement tirer du lait pour vous permettre d’aller vous balader quelques heures en passant le relais ou de faire une nuit complète de sommeil en laissant papa gérer avec des bib.
J’ai loué le mien chez Grandir Nature ICI. Ils sont très pro, hyper rapides (je les ai appelé depuis la maternité et j’ai reçu mon tire lait le lendemain). Je vous conseille, avant de les appeler, de faire une consultation avec une conseillère en lactation dès la maternité ! Il y a en a de disponibles à l’hôpital et vous pouvez les consulter sans soucis à la demande. Elle saura vous conseiller le modèle qui vous convient.
J’ai le Spectra personnellement car il est sans fil et me permettra de tirer mon lait si je sors et me sens trop engorgée. J’ai commencé à exprimer et stocker sans être dans l’optique de faire des stocks monstrueux pour l’instant. ATTENTION je vous mets tout de même en garde, le tire lait peut avoir un effet un peu stressant, il faut vraiment essayer de se dégager de la pression de la quantité de lait exprimé. Tout est une question de rythme après. Certains conseillent même de ne pas tirer du tout pendant le premier mois et de commencer seulement après. Perso j’ai débuté parce que je sentais ma lactation plutôt bien installée.
Les accessoires
Je vous recommande de vous prendre un tablier d’allaitement pour pouvoir allaiter tout le temps et partout sans vous sentir gênée de dégainer un sein même au milieu d’un repas de famille. Chacun a un niveau de pudeur différent, le tablier permet de continuer d’être avec vos amis, votre famille, dans le métro tout en gardant un peu d’intimité. Vous pouvez en trouver ICI. (oui manger couvert n’est pas hyyyyper agréable pour bébé mais souvenez-vous en matière d’allaitement il faut que vous soyez aussi bien détendue et ça peut passer par préserver votre intimité).
Les coquillage d’allaitement et crème pour soigner vos crevasses. Attention, ces dernières peuvent aussi être le signe que bébé tête mal et ça peut être un signe pour aller consulter afin de continuer d’allaiter dans les meilleures conditions possibles
Une écharpe de portage! Oui oui ! Le portage favorise les montées de lait. Vous avez bébé contre vous et il stimule ainsi la production !
Faites le plein de boissons qui favorisent la lactation. A vous les tourtel twist (oui oui la bière sans alcool favorise la lactation!) et les tisanes d’allaitement. Buvez en au moins trois tasses par jour. Elles ont bon goût, en hiver c’est un bonheur à boire toute la journée. Bref faites vous plaisir.
Un dernier conseil ?
ECOUTEZ VOUS. Même si c’est votre premier allaitement, please please please ne vous laissez pas trop polluer par les avis de tous et toutes. Je trouve qu’en matière d’allaitement il y a beaucoup d’opinions assez radicales dans un sens comme dans l’autres et comme toute opinion radicale, elles peuvent être assez culpabilisantes. Demandez conseil à une personne en qui vous avez confiance et qui ne vous jugera pas. Pour le reste, n’écoutez que vous !
Vous êtes déjà parfaites, ne l’oubliez pas !
Te lire est toujours un plaisir❤️
Vous écrire aussi !!