Chroniques du PostPartum J30

And just like that …

Eh non, je ne fais pas référence à la reprise de Sex and the City (que je trouve vraiment nulle mais que je regarde quand même parce que mainstream culture and whatever…) mais bien au fait que juste en un clignement des yeux, Leyel a eu un mois et que le post partum (qui continue toujours) a pris une toute autre tournure !

Vous savez quand on dit que rien n’arrive par hasard et surtout que ce n’est jamais le bon moment quand on tombe malade ? Et bien… c’est ce qui a marqué la semaine 4 de mon post partum. Un mercredi de fin novembre et alors que j’avais commencé une mission de boulot hyper intense quelques jours auparavant, je me vois téléphoner aux urgences pédiatriques parce que je remarque un bouton bien mature sur la main de Leyel. Eyden a eu la varicelles quelques jours avant et la pédiatre nous avait dit de filer à l’hôpital si elle se manifestait chez notre toute petite.

A moins de 28j le protocole consiste en une hospitalisation systématique pour le nourrisson afin d’écarter toute complication qui pourrait être liée à la varicelle.

Malgré une salle d’attente archi pleine et un personnel hospitalier usé jusqu’à la corde, nous avons été prises en charge très rapidement. Et un peu trop vite à mon goût, Leyel s’est retrouvée branchée de partout et seule dans un lit à barreaux. J’étais en même temps hyper rassurée de voir à quel point on la surveillait, et complètement désemparée de me retrouver de nouveau à l’hôpital, 3 semaines à peine après avoir accouché absolument esseulée. Un seul parent est autorisé à rester et allaitant exclusivement, la question ne s’est même pas posée pour nous. Cet épisode à l’hôpital en 3e semaine a marqué un vrai tournant dans mon post partum qui se passait jusque là à merveille.

A partir de ces quelques jours passés à Trousseau j’ai… quelque peu perdu pied. La bulle d’amour, de chaud, de soin que je m’étais un peu construite s’est vite fendue. Il a du y avoir une part de vouloir trop faire, trop vite. Il y a eu aussi les circonstances de la vie et les choses qu’on ne maitrise pas.

Après ces quelques jours, je me suis accrochée bec et ongles à la fête de naissance de Leyel qui a été un beau moment mais que j’ai organisé dans une précipitation monstrueuse. La fête, ayant lieu le dimanche, je me suis retrouvée sans pouvoir dire ouf dès le lendemain en dehors de chez moi et de retour chez mes parents avec les deux enfants pour au moins deux semaines, le temps des travaux de notre salle de bain.

La première semaine a été nickel : tout avançait hyper bien, Eyden était à l’école la journée et nous étions réunions le soir en réunion de chantier qui allait véritablement changer tout notre quotidien. La semaine suivante, les choses se sont compliquées : ouvriers pas présents sur le chantier, dépenses imprévues, retards et approximations dans le travail. Pour être clairs : dès que le nouveau carrelage a été posé, plus rien n’avançait. Psychologiquement, c’est dur de de devoir continuer de gérer sa vie pro, ses enfants et son quotidien de nouveau parent loin de ses repères. Je vous en déjà fait part mais les nuits courtes et hachées, le fait de gérer seule les deux petits pendant que Ghiles était sur le chantier et ne pas pouvoir être maitresse de son temps parce que pas chez soi… c’était un peu dur par moment. Alors bien sûr comme tout dans la vie on relativise mais les hormones n’aidant pas, plus les jours passaient plus il était difficile de ne pas fondre en larme pour un rien.

Nous entamons au moment où je vous écris ces lignes la 4e semaine de chantier pour des finitions qui n’en finissent plus… Nous avons été abandonnés par notre entrepreneur juste après lui avoir donné une partie de son règlement (humhum les pigeons c’est nous bonjour). Parallèlement, comme on a été très concentrés sur cette partie, je regarde Leyel et mes yeux s’emplissent un peu de larmes de ne pas avoir l’impression d’avoir passé des moments de qualité avec elle, rien qu’elle et moi, rien que nous 4. Plus globalement c’est un mood général de FOMO (fear of missing out ou peur de rater des choses) qui s’installe peu à peu et je vous promets que je fais tout ce qui est possible pour tenter de combattre cette énergie négative. On est ce qu’on renvoie et je ne sais pas combien de temps ça va me prendre mais on va changer de mood.

Le positif dans tout ça ?

Eh oui il y en a tout de même non ? cette période coincide aussi avec une neeeette amélioration de l’humeur d’Eyden. Serions nous enfin sortis des terrible twos et surtout de la période de jalousie avec l’arrivée de sa soeur ? Je ne sais pas encore mais les moments de vie quotidienne sont moins des instants de combats d’égo et on arrive à éviter la crise d’une demie heure si on lui interdit de manger du « cocholat » 10 minutes avant de dîner !

Autre bonne nouvelle ? Globalement, on dort quand même et franchement les travaux de la maison peuvent durer jusqu’en 2024 tant que je dors la nuit ! Il faut savoir où prendre les victoires où il y en a !

En bref, on est en plein dans le creux de la vague, clairement ça demande des efforts d’être dans l’instant, de sourire, de rire, de ne pas rester en pyjama toute la journée et de prendre des douches tous les 3 jours. Clairement j’ai envie de me nourrir de chips et de mms à tous moments et de sauter dans un avion direction le soleil… SEULE. Mais tout le travail que j’ai fait l’an dernier avec ma psy, tout le premier post partum que j’ai vécu m’aident à relativiser et à comprendre que c’est une phase. Que tout ce que je ressens est légitime mais que personne n’en est responsable, c’est la vie c’est tout. Et que même si je ne peux pas (encore) sauter dans un avion direction le soleil seule (ça arrive très bientôt) je peux prendre mon ordi et m’accorder un bon café en solo, recharger MES batteries loin des couches, des bains, des soupes et des lessives pour regagner un peu de sourire à partager avec les miens. Ça c’est de mon ressort, MON bien être.

Une chronique en demie teinte donc mais des jours meilleurs arrivent j’en suis p e r s u a d e e.

Je vous embrasse

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