Excès de pudeur.

Pour celles qui suivent mes stories, vous avez peut être en mémoire un épisode il y a quelques jours de cette femme qui s’est permise de venir me dire de me rhabiller alors même que je portais une tenue absolument correcte et que mon fils faisait une crise internationale de pleurs et que j’étais absolument démunie en plein cagnard. Anyways, de ce récit ont émergé nombreuses discussions entre vous et moi autour de la pudeur, de la représentation de la femme dans les pays du Maghreb et surtout de l’hypersexualisation apprise et transmise souvent malgré nous de génération en génération. 

La question de la pudeur vestimentaire dans nos familles arabomusulmanes est un sujet, malheureusement, essentiellement féminin. A mon sens, la pudeur a un sens plus large que simplement le nombre de centimètres carrés de son corps que l’on couvre et déjà lorsque cette question devient genrée, elle pose déjà un problème d’égalité et d’équité. 

Le récit que je vous fais aujourd’hui est un récit personnel d’évènements vécus. Si je devais relater toutes les étapes par lesquelles je suis passée je devrais probablement vous publier un essai de bien des pages. Ce récit ne vient régler aucun compte vous le savez si vous me suivez, je suis en paix avec moi même mais aussi avec les autres. Je partage aujourd’hui tout ça avec vous pour vous dire encore une fois qu’il y a bien plus à une personne que ce qu’on voit à un instant T de son histoire. Je l’écris aussi pour toutes les filles qui me lisent âgées ou jeunes, indépendantes ou sous tutelle familiales voilées ou non, musulmanes ou non car la pudeur vestimentaire imposée n’a ni couleur ni religion. 

L’une d’entre vous m’a écrit en privé et m’a posé la question suivante : « Es tu aussi à l’aise avec ton corps dans toutes les situations familiales et dans tous les pays ? » La réponse courte est, aujourd’hui, oui. Est ce que je m’habille pareil dans les rues de mon petit village tunisien que sur une plage de Phuket ? La réponse est non mais cela relève de ma volonté de discrétion et d’adaptation à mon environnement. Est ce que je m’habille pareil lorsque je sais que je sors le soir à Paris seule rejoindre des copines en transport ou en date avec mon mari ? La réponse est aussi non. Adaptation sociale, géographique, culturelle et surtout… instinct de survie.

Mais la vraie question sous jacente n’était pas celle ci. La question est « est ce que je laisse encore quelqu’un soit : me dicter ma façon de m’habiller ou me juger sur celle-ci? » La réponse très courte est évidemment non. La réponse plus longue, plus nuancée et plus complexe tient dans le développement de cet article.

J’ai souvent abordé le sujet de la pudeur ici et là sur mon blog et sur Instagram. Je pense qu’il est peut être temps qu’on dise TOUT sur le sujet parce que je pense que c’est le sujet qui a le plus miné la construction de ma féminité au cours du temps. D’ailleurs, c’est la raison principale pour laquelle j’ai commencé ce blog il y a des années maintenant. Je me disais qu’il y avait surement beaucoup de filles comme moi qui avait vécu des années difficiles à être jugées de la pire des façons par les membres les plus proches de leurs familles alors même que tout ce qu’elles faisaient de répréhensible c’était vouloir exister sans faire de mal à personne en portant ce qui les rendait heureuses. Je voulais leur dire que pour moi aussi, s’habiller n’était pas un acte de rébellion et que tout ce que je souhaitais c’était pouvoir le faire sans déclencher une guerre mondiale chez moi. Je veux leur dire que mettre une jupe n’était pas une invitation dans ma culotte et un t-shirt pas une pub tahiti douche.

Ce que vous voyez aujourd’hui.

Ce que je dégage probablement aujourd’hui c’est une féminité complètement décomplexée : une jeune femme de 30 ans qui aime beaucoup s’habiller, être apprêtée, avec autant de tenue courtes que longues, amples que près du corps. Je ne suis pas pudique, comme je l’ai écrit dans un post sur Instagram, ce n’est pas un acte de rébellion contre une société patriarcale ou contre un pan de ma foi dont je refuse l’existence. C’est qui je suis. Je suis très à l’aise avec mon corps, j’ai été faite comme ça. Je ne passe pas mon temps à m’admirer dans le reflet de mes miroirs pour autant, je pense que je suis assez indifférente à tous les standards qui existent sur le corps féminin, je suis comme je suis, point. Parfois je me trouve très jolie parfois moins mais je ne me rends pas malade quant au reflet que je me renvoie. J’ai appris avec le temps que ce que je percevais de moi n’était pas ce que les autres voyaient. Je pense que lorsqu’on comprend ça, on se détache déjà de beaucoup de dictats et on ne peut que s’apprécier davantage.

D’où je viens.

J’ai une maman coquette et un papa toujours sur son 31. D’aussi loin que je me souvienne je n’ai JAMAIS vu ma mère habillée de façon négligée ou mon père sortir ne serait-ce qu’en jogging. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que forcément, ça forge, ça se transmet. Ils ont TOUJOURS TOUJOURS accordé une importance à leur tenue vestimentaire, dans la vie pro comme dans le perso. Ma mère pouvait passer des semaines à trouver la bonne coupe d’un pantalon pour compléter une tenue et apporter avec elle une tunique pour trouver la bonne teinte du foulard avec laquelle la porter. Quant à mon père, même quand il s’agissait d’aller égorger le mouton de l’Aid, son t shirt était repassé, son pantalon impeccable. (Pour la petite histoire, lorsqu’il est venu me rendre visite à la maternité lors de la naissance d’Eyden, il était en costume cravate pour faire « honneur à son petit fils » et avoir des photos qui traversent avec classe les décennies). 

Petits, Nous changions l’intégralité de notre garde robe deux fois par an : avant la belle saison, nous avions tous, mes frères et moi, de nouvelles tenues choisies avec soin et lorsque nous rentrions de vacances mon père nous accueillait à la maison avec des sacs entiers de ce qui constituerait notre garde robe d’hiver. J’ai grandi avec cet amour pour l’élégance, les belles tenues choisies avec soin et le sens du détail. Ma seule tare ? Je n’étais pas du tout attirée par les tenues dites « mastoura » ou pudiques. Comprendre s’habiller de façon ample, couvrir ses attributs féminins, sa poitrine, ses fesses, ne pas laisser paraitre ses formes. Pour quelle raison ? Je n’en sais rien. Je pouvais trouver extrêmement belle et élégante une femme couverte comme une femme découverte, leur part d’élégance était chez moi la même. 

Ça c’était pour le petit côté historique de l’histoire, maintenant, comment concrètement ai-je grandi au milieu de tout ça ? 

Quand j’avais 12 ans, une maman dont le fils était gardé chez nous m’a offert quelques t-shirt. Elle et son mari avaient une usine d’impression textile. Un jour d’été, je ne sais pas pourquoi, je suis allée en mettre un avant de sortir et j’ai demandé à mes parents si je pouvais sortir habillée comme ça, chose que je faisais sans demander avant ça, (société patriarcale intériorisée partie 1). Je me souviens avoir vu mes parents échanger un regard et ma mère me dire « non, va mettre une veste au dessus avant ». C’en était fini de mes bras dénudés pour au moins, une dizaine d’année.

Ca a été le début d’un très long chemin vers l’indépendance vestimentaire qui était en réalité, bien plus que ça. Pendant des années, je me suis demandé pourquoi j’avais posé cette question à mes parents, imaginant un monde où je pouvais porter des robes légères en été et des t shirt sans gilet, enviant mes trois frères et leur débardeurs par 40 degrés alors que je devais empiler les couches de vêtements qui me faisaient suer avec toujours ces remarques en fond « couvre toi, couvre toi », je commençais à avoir honte de ce corps pourtant si plat. J’adorais aller à la plage, seul endroit au monde où j’avais le droit de porter un maillot une pièce avec un short (pour quelques années encore) et où je sentais mon corps chauffer délicieusement au contact du soleil de la fin de journée. Je vous jure, je fantasmais parfois pendant des heures à flâner dans les boutiques en imaginant quelles « autres » tenues j’aurais porté dans une autre vie. 

Vous connaissez tous l’histoire du gros bouton rouge sur lequel il ne faut surtout pas appuyer, si bien que ça devient la seule chose qui nous obsède : appuyer dessus. Ma liberté vestimentaire et mon amour pour le style et tous les interdits qui tournaient autour m’ont obsédé pendant des années.

Quand j’osais parfois en parler, je m’entendais dire qu’il était superficiel pour moi de m’attarder autant sur des bouts de tissus, que c’était synonyme de légèreté de moeurs, que si je prenais les choses autant à coeur cela ne me différenciait pas tellement des filles qui ne s’habillaient que pour attirer l’attention des autres. Imaginez un tel discours, répété tant de fois pendant les années de construction d’une personne. Moi, pourtant, qui voyait mes parents toujours si élégants et si sélectifs dans leur garde robe, je les savais loins d’être superficiels pourquoi devais-je être différente ? Pourquoi quand il s’agissait de moi les tenues devaient avoir toute une signification et une intention autre que celle que JE leur donnais?

A partir de ce moment j’ai eu l’impression que mon identité s’est dissociée en deux partie distinctes, celle que j’étais dans ma grande intimité et celle que j’étais en public.

J’étais la même pourtant, une jeune fille en construction sur bien des aspects divers et variés qui s’étendaient bien au delà des seuls interdits vestimentaires. J’apprenais à être une personne à part entière : une étudiante, une amie, une soeur, une ado avec tous les changements que cela comporte. J’étais loin d’être une ado à problème, j’étais hyper réfléchie, un peu en avance peut-être et surtout très très stimulée intellectuellement. Et très vite les différences de traitement que je percevais, notamment chez mon entourage proche me poussaient à me questionner sur le bien fondé de leurs décisions me concernant. Je ne comprenais pas qu’on me demande mon avis (et qu’on le prenne en compte) sur des questions de société complexes (oui les trajets en voiture avec mon père étaient aussi philosophiques qu’un débat politique d’experts) mais qu’on me considère comme incapable d’étayer des arguments en ma faveur lorsque j’exprimais que je ne trouvais pas ça juste de porter la responsabilité du comportement obscène des hommes. Je ne comprenais pas qu’ils puissent apprécier, respecter et aimer leurs amies qui s’habillaient comme elles le souhaitaient et ne pas m’octroyer le même traitement. Je ne comprenais pas qu’il puissent voir au delà pour certaines et pas pour moi. Je ne comprenais pas qu’on me renvoient toujours à la sexualité que je pouvais provoquer chez les autres sans la nommer….

Le principe selon lequel j’existais était simple : ce que fait l’autre ne me regarde pas. Si son action ou son existence provoque en moi un sentiment dérangeant peut être que c’est moi le problème parce qu’il ou elle a le droit, autant que moi, d’exister à sa façon. Comprenez que pendant près de 10 ans on m’a empêché (ou jugé sévèrement) de faire quelque chose dont MOI j’avais envie en justifiant l’interdiction par le sentiment de gêne que cela provoquait chez l’AUTRE. Relisez encore cette phrase et dites moi honnêtement que vous n’y trouvez rien de choquant.

On a donc normalisé chez moi (mais chez beaucoup d’autres filles aussi) la responsabilité des actions répréhensibles des autres. Si quelqu’un pense mal, alors même que tu ne fais rien, c’est quand même de ta faute. On a aussi normalisé quelque chose que je trouve très dangereux pour la construction d’une personne et qui, malheureusement, peut conduire à des situations catastrophiques. On a rendu normal le fait que s’entendre dire que ce que nous aimons n’a pas de valeur si ces éléments ne sont pas similaires à ce qu’aiment nos parents ou s’ils ne sont pas approuvés par nos parents ou nos tuteurs ou notre cercle ou peu importe qui décide dans votre environnement familial. 

Concrètement, comment ça s’est traduit pour moi pendant des années ? Si mon enveloppe corporelle passait le contrôle parental j’étais traitée avec considération, respect, amour. Si je venais à mettre quelque chose qui ne « passait pas » j’étais traitée complètement différemment. Est ce que mon comportement changeait entre les deux ? Absolument pas. Imaginez grandir en entendant PARTOUT que ce qui compte c’est son coeur (chose qui prime dans notre belle religion d’ailleurs) mais dans les fait, subir une différence de traitement basée sur l’extérieur par les personnes qui sont en plus, sensées vous aimer sans condition. 

Pire encore, dans une société qui rejetait ma mère, mes amies voilées, seulement à cause de leur enveloppe vestimentaire je ne comprenais pas qu’on me fasse la même chose pour les raisons inverses, qu’on me prête des intentions qui n’étaient pas les miennes ou qu’on colle une étiquette à ma personnalité sans même s’arrêter deux minutes sur mon coeur.  Plus encore on me disait que ce que mon coeur comportait n’avait pas d’importance si cela ne se voyait pas extérieurement. Autrement dit, comment pouvais-je affirmer me réclamer d’une certaine foi ou de certaines valeurs, si je ne m’habillais pas de façon pudique. Si je m’habillais comme une ***** (remplir avec le mot qui convient lol) alors j’en était une point. L’habit ne fait pas le moine dites-vous?

Je suis TRÈS famille, si je ne l’avais pas été, certaines choses auraient probablement été plus simples. J’aurai fini par faire mon bout de chemin seule à des kilomètres en ne leur rendant visite qu’à certaines occasions. C’est ce que beaucoup de filles font d’ailleurs. Peut-on les blâmer ? Je ne pense pas. Ça ou mener une double vie. Malheureusement pour moi, je voulais tout, passer beaucoup de temps avec eux et être qui je voulais être. 

Du coup, pendant des années j’ai fait avec. Je cherchais mes tenues avec soin pour qu’elles soient « parents approved » et me rendent heureuses de les porter. Après tout, je dépendais encore complètement d’eux et rien ne changerait… jusqu’au moment où forcément, ça ne fonctionne plus. J’avais l’impression d’être hypocrite alors même que je refusais de l’être dans ma vie. Tout ça pour quoi ? Pour préserver les sentiments des autres ? Et moi dans l’histoire ? N’avais je pas aussi droit à un peu de paix intérieure? Si on supprime trop longtemps cette recherche de la paix et si trop longtemps on priorise l’autre quel qu’il soit sur soi-même vous pensez vraiment que ça n’a pas des conséquences désastreuses dans la vie quotidienne ? Les comportements violents qu’on excuse, les patrons abusifs, les amitiés toxiques. SI on continue d’accepter trop longtemps de laisser passer des comportements qui nous font du mal pour la paix intérieure de la personne qui l’impose sans même que cette personne ne fasse attention à votre propre bien être vous vous attendez vraiment à être respectée, choyée, aimée ? Je suis désolée de vous dire que non. Ces personnes et quelle que soit leur justification, même religieuse, sont juste en train de vous dire : je me fiche de ce que tu ressens, ce que tu ressens n’est pas valide face à mon ressenti à moi qui, validé par le divin (certains ont apparemment des canaux direct que nous n’avons pas tous), JE suis mal à l’aise de te voir comme ça, je suis ton parents, tu dois ME satisfaire pour que JE sois tranquille devant les autres.

Aussi, jeune adulte, j’ai accepté que cet aspect de ma personnalité ne changerait pas et que j’avais un choix à faire : soit, mes proches l’acceptaient et je pouvais enfin être moi à 100% avec eux, soit je devrai faire sans eux. Le compromis ne fonctionnait plus. J’étais persuadée au fond de mon coeur que je ne faisais pas de mal alors je n’avais rien à me reprocher et je devais cesser d’accepter qu’on me traite comme si j’avais quelque chose à me reprocher ou que je devais ressentir de la honte lorsque j’étais qui j’étais. Je n’avais pas honte de qui j’étais, je n’ai toujours pas honte de qui je suis. 

Le changement.

Ca peut paraitre très superficiel ce que je vous raconte mais ça a été déterminant dans ma construction personnelle. Pourquoi? Parce que dès que j’ai pu, j’ai cherché l’indépendance. Très tôt je suis partie de chez mes parents et j’ai bossé comme une folle pour ne dépendre que de moi. Si j’étais ma propre personne, personne ne pouvait me dire comment m’habiller!

A 20 ans, comme vous le savez, je suis partie à l’étranger pour mes études. Ça a constitué un tournant. J’ai vécu ma foi et ma liberté vestimentaire selon mes standards et j’ai reçu beaucoup d’amour de respect et de considération de la part de mes amis à l’étranger. A partir de ce moment là, j’ai décidé que mes proches aussi en étaient capables et que je serai qui je suis complètement. 

A vous regarder ils s’habitueront

Avec beaucoup d’amour, de bienveillance  et de patience (surtout) mais en ne laissant plus de place au chantage affectif mes proches ont changé de regard. Petit à petit, tenue par tenue, occasion par occasion tout en restant la même, en ne changeant pas mon comportement j’ai fini par pouvoir être celle que je suis devant et derrière eux. Enfin je ne m’interdisais plus de passer leur faire un coucou après le travail sans passer me changer avant, enfin je pouvais les retrouver à l’improviste pour un café car on était au même endroit sans aller acheter quelque chose pour me couvrir. A le lire comme ça c’est ridicule non ? Et pourtant …

Bien sûr, c’est plus facile loin de leur propre dictat traditionnel et encore aujourd’hui à 30 ans, maman de bientôt deux enfants, il arrive à ma mère de me dire de porter quelque chose de plus long, de plus couvrant. Il lui arrive encore de me traiter différemment selon ma tenue et de me dire de m’habiller en fonction des personnes que je vois… tout en partageant mon compte Instagram à ses copines et à promouvoir mon blog. Je l’accepte, ça me touche de moins en moins mais c’est toujours présent, je me bas encore contre ce que j’ai vécu il y a plus de 15 ans, comment en vouloir à ma mère qui se bat probablement contre ses propres démons depuis le double ou le triple de mes décennies? Si ça devient trop pesant, je m’éloigne mais plus jamais je ne céderai, comment exiger des autres qu’ils me respectent si je ne me respecte pas moi-même?

On ne peut pas tout avoir en même temps 

Si vous êtes dans une situation similaire, sachez qu’on ne peut pas tout avoir en même temps. Vous ne pouvez pas imposer votre vision de la vie et vous attendre que votre entourage l’accepte par force. Vous avez vous même refusé leur imposition mentale, pourquoi accepteraient-ils la votre ? Eux aussi ont un choix à faire. Soit, ils restent dans votre vie selon vos termes soit, ils s’éloignent. Bien sûr je parle ici dans un cadre où vous êtes des adultes indépendants et que vous ne recherchez de vos proches que la compagnie saine et la création de souvenirs. On peut difficilement dire à quelqu’un dont on dépend d’aller se faire foutre non?


Ce que je veux que vous reteniez de tout ça ? 

  • Si vous vous retrouvez dans mon histoire, faites d’abord la paix avec votre coeur. Si vous n’êtes pas à 100% convaincus de la personne que vous êtes et des valeurs que vous voulez représenter, ne vous attendez pas à être validés par qui que ce soit dans votre entourage. C’est en étant d’abord votre propre personne et en vous validant vous-même que vous finirez, avec beaucoup de temps, par gagner le respect des autres. Et si vous ne l’avez pas parce que, parfois, ça se passe aussi comme ça, ce n’est pas une fin en soi mais je pense que chacun et chacune d’entre nous à un choix à faire à un moment dans sa vie. Et vous devez être prêt à vivre avec les conséquences, même si elles sont douloureuses. Il m’a fallu vivre un an seule littéralement au bout du monde pour trouver le courage d’être devant mon entourage qui j’étais dans la vraie vie avec beaucoup de moments de découragements, de froids d’incompris, de période sans parler à mes proches. 
  • Si vous vous retrouvez dans le discours et le traitement des personnes que j’ai inclus dans ‘mes proches’ je vous en conjure, revoyez votre comportement. Il n’est pas nécessaire d’élever encore des générations d’hommes et de femmes intolérant.e.s blessant.e.s et de continuer de reproduire des schémas qui ont produits des personnalités fragiles en besoin crucial de reconstruction personnelle. Je vais finir sur une petite histoire. Lorsque j’ai commencé mon blog, pour les raisons que j’ai évoqué avec vous plus haut, j’ai aussi débuté parallèlement ma carrière de prof. Des personnes avec lesquelles j’ai grandi de près ou de loin qui partagent ma foi et mes origines ont lancé une initiative de voyage de remise à niveau scolaire pour des jeunes collégiens et lycéens. J’ai tout de suite fait part de ma volonté de faire partie du staff pour apporter ce que je pouvais en soutien scolaire, bien sûr, de façon tout à fait bénévole. Un jour,  on m’a convié pour en discuter autour d’un café. Nous étions 4, une autre femme, deux hommes. J’ai vécu l’un des moments les plus humiliants de ma vie. A 23 ans, des personnes de ma génération m’ont expliqué pendant près d’une heure qu’on ne solliciterait pas mon aide sur ce moment car ma présence sur internet (qui consistait à l’époque dans la publication de looks sur mon blog) « véhiculait un message de débauche, que ma seule présence lors d’un tel stage serait perçue par les jeunes filles comme une acceptation, une validation et une tolérance d’un comportement visiblement inadéquat pour elles et il était hors de question de les inciter à se débaucher ». C’était il y a 8 ans. Je n’ai rien oublié de cette entrevue. Si vous me lisez et êtes capables de tenir ce genre discours à des femmes de votre entourage en affirmant que si elles portent un t shirt cela revient à donner ses fesses gratuitement à tout un quartier (parce qu’on me l’a pas dit en ces termes mais évidemment que ça revenait à ça), je connais une excellente psychothérapeute qui serait ravie de vous recevoir et de vous aider sur le chemin de la tolérance. Le problème ne vient pas de nous, le problème, c’est vous. Sans nuance et sans équivoque. 

Nous avons été créés avec une complexité sentimentale et une maturité intellectuelle absolument incroyable utilisons là pour faire honneur à nos valeurs sans détruire nos entourages respectifs et vous verrez, avec de l’amour et de la tolérance, on fait plus de miracles et on convainc plus de gens que l’on ne pense. Quant à vous, qui souffrez peut-être encore dans des cercles toxiques, je suis avec vous, ce ne sont pas des mots, c’est une vérité. Je suis là pour tout le chemin et c’est votre devoir envers vous-même de vous éloigner et de commencer à penser à vous.

tendrement

Jihed.

Tunisie 2021

Chroniques de vacances pas comme les autres

Voyager en temps de covid n’a jamais été aussi incertain que jugé que difficile que.. vous avez saisi. Voilà déjà une année que nous n’avions pas pris l’avion, une année où, croyant la situation terminée, nous trouvions à l’époque, irresponsable ou dangereux d’aller rejoindre les nôtres de l’autre côté de la Méditerranée. Il y a un an, la ville de laquelle je suis originaire était la seule ville du pays confiné, LA SEULE. Mais après une année difficile, un confinement strict de 3 mois et un surmenage psychologique complet j’avais craqué et …. Je n’avais pas regretté! Alors oui les embrassades étaient moins nombreuses, oui les discussions autour de la table étaient souvent redondantes mais un an après, il m’arrive encore de regarder avec nostalgie les vidéo d’Eyden qui courait de façon insouciante sur la plage et sautait dans toutes les piscines visitées.

En rentrant, on imaginait peu ce qui nous attendait et pourtant, 12 mois après, dans une presque dictature sanitaire qui nous dira bientôt de dévoiler nos états de santé à chaque lieu public visité, nous quittons enfin un quotidien devenu … je ne saurai pas le qualifier d’ailleurs, il est inconfortable, nous pousse à nous questionner, à sortir de notre zone de confort, la vraie, pas celle que nous nous étions imaginé. Bref, dans cette période inqualifiable pour l’instant demeurait la question suivante : partira, partira pas. Les billets pris depuis 3 mois, les papiers prêts depuis au moins aussi longtemps je me suis laissée portée par les facilités ou les difficultés qui se présentaient à moi. Je pense deux choses : on ne peut pas outsmarter la volonté divine et les actes valent par leur intention. Ainsi et non sans doutes, j’ai fermé mes valises ce matin et me suis dirigée vers l’aéroport, l’esprit léger mais ouvert à la possibilité du demi tour. 

Il n’eu pas lieu, du moins pas jusque’à notre arrivée sur le sol tunisien. Et quelle arrivée ! 

Je me souviens m’être réveillée ce samedi à Marseille et d’avoir vu le ciel bleu se voiler de blanc. Ce voile blanc n’a rien à voir avec un possible orage à l’horizon, il annonce au contraire des températures très, très chaudes et il m’a beaucoup rappelé le ciel du sud tunisien sous les températures caniculaires, les vraies de vraies, celles où tu as l’impression que ta peau cuit comme quand tu ouvres ton four et en sors ta pizza brulante. Tu vois la sensation? C’est exactement la même. La chaleur écrasante vient déposer un voile sur le bleu azur du ciel. C’est ce même paysage que j’ai retrouvé en sortant du terminal 1 vide de l’aéroport de Tunis Carthage. Mon père, chapeau blanc sur la tête, nous attendait, nous et nos 18 valises pour commencer la traversée de Tunis la verte.

En ce dimanche 25 juillet, Tunis est « confinée » ou plutôt Tunis est bloquée par des barrages aléatoires changeant au cours de la journée et incontournables. Les tunisiens ont l’interdiction de circuler sauf autorisation et parfois même en possession du graal, certains se voient confisqués les papiers de leur voiture et doivent l’abandonner sur le bas côté du rond point qu’ils ont osé braver. Je n’avais jamais vu Tunis aussi vide, même à 4h du matin avant d’y prendre un vol. Jamais.

Vous vous souvenez de notre incompréhension totale des mesures bidons des 10 et 30 km et les  railleries et contournements qui en résultaient ? Je ne vous mens pas, il me semblait impossible que, venant tout droit de l’étranger et dans un taxi pour rejoindre un point de destination dans la capitale, on puisse nous refuser l’accès aux routes. Et pourtant. Sans ménagement ni explication nous avons été déroutés sur deux axes différents avant de pouvoir rejoindre notre famille. Mesure dissuasive prend tout son sens alors et je prends conscience que vraiment, cette fois-ci le séjour ne sera peut être pas celui du passé. 

Tunis reste ma ville de coeur, j’y ai formé des habitudes loin de mes attaches familiales, toute seule, comme une grande. Bien sûr elle abrite certains membre de ma famille et je les retrouve toujours avec un énorme plaisir mais ses rues, ses quartiers renferment aussi pour moi des habitudes que j’ai créé et chaque partie de la ville fait raisonner une partie différente de moi. 

Cet été, j’ai besoin plus que jamais d’appuyer sur le bouton pause. C’est une première étape que de mettre 3000km entre mon quotidien et moi, s’en est une autre que de se forcer à profiter de l’instant afin de prendre, on l’espère, les décisions qui mapperont les prochains mois. C’est aussi grandir que de s’affranchir et de savoir s’écouter et écouter ses besoins. Aussi, après avoir passé quelques heures au sein de la famille à porter des condoléances et à compter les malades je savais qu’il me faudrait respirer un peu dans l’endroit le plus ressourçant du grand Tunis, la colline blanche et bleue de Sidi Bou Said. 

La route depuis Megrine Chaker était si fluide que les 48 degrés assez exceptionnels qu’affichaient le compteur du taxi se sont à peine fait sentir. Eyden le visage écarlate d’une chaleur à laquelle il n’est pas habitué s’est laissé allé sur le siège arrière en admirant les changements de paysage : d’abord le lac desséché puis la goulette, le palais présidentiel et sa mosquée majestueuse aux larges routes bien goudronnées de la banlieue huppée de Sidi Bou. La montée s’est faite en silence, pas un contrôle, pas une police et c’est dans un Sidi Bou désert que je me suis réfugiée dans un hôtel que je ne connais que trop bien. Je n’ai pas le goût de l’aventure cette année, et c’est en admirant les dégradés de bleu de la piscine, de la mer et du ciel que je vous écris ces quelques lignes.  Dans toutes ces tourmentes que l’on vit des étincelles font battre mon petit coeur. L’une est restée à Paris et se ressource différemment mais tout aussi bien en ce moment, l’autre n’a pas arrêté une seconde de courir, de sauter et de me câliner toute la journée, les yeux qui pétillent de ces découvertes qui n’en sont pourtant pas ! La dernière m’accompagne de son hoquet qui fait battre les parois de mon ventre à un rythme doux et régulier pendant que, couchant ces mots je me libère un peu plus chaque jour et laisse à la nouveauté. Bonne, mauvaise, triste, heureuse, incertaine, chaotique, douloureuse elle nous rappelle de nous raccrocher à ce qui nous fait sourire que ces éléments soient tangibles ou non, visibles ou pas.


Belle nuit à vous

Siidi Bou Said, 

Juillet 2021

Chronique de Grossesse_ l’enfer du 1er trimestre

Et tout à coup, je n’étais plus seule dans mon corps.

Ce vendredi de mars, seule à la maison, à 3 jours de retard, je me dis qu’il est peut-être temps de savoir vraiment. Maintenant au moins je sais et maintenant je peux un peu me projeter. Est-ce-que cette grossesse était planifiée ? Non. Ai-je tout fait pour l’empêcher ? Non plus. Est-ce le bon moment ? Je suis assez aguerrie maintenant et nous le sommes tous vu la dernière année qui vient de se dérouler pour savoir que le bon moment n’existera jamais. Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut pas planifier ? Bien sûr que non mais je sais aussi qu’en ce qui concerne la/les grossesses il y a plusieurs teams. La mienne c’est de plus ou moins laisser faire. Dieu sait mieux que moi.

Cette dernière année portait beaucoup d’espoir, j’avais trouvé ma vitesse de croisière, nous avions un super rythme avec Eyden, on aurait même pu/dû caler quelques voyages, beaucoup de sorties et de dates en solo et en couple. Oui mais voilà, au lieu de tout ça la vie nous a forcé à vivre les uns sur les autres pendant des mois, dur quand on est deux personnalités très indépendantes. Tout ça en plein déménagement/travaux/nouvelle vie et un bébé de quelques mois seulement. 2020 a été aussi dure que salvatrice, elle nous a aussi offert beaucoup de temps pour mettre les choses à plat. Pour passer du temps en famille, pour se créer des nouveaux souvenirs, matérialiser des envies et lancer de beaux projets. 

A vrai dire, au fond, je pense que je me sentais prête à ce que notre famille grandisse un peu. Pouvoir offrir un frère ou une sœur à Eyden et nous sentir complets à quatre. 

Car quelques soient les projections, quels que soient les projets, quel qu’était le futur, je sentais au plus profond de moi que la perspective d’une nouvelle grossesse serait de plus en plus réelle. Alors qu’elle débute au printemps, en été, en hiver, peu importe. Nous avons tous appris ces derniers mois que quel que soit le plan il ne tenait qu’à nous de le rendre parfait.

Quelque part fin avril. 

Dans la vie, je n’ai presque qu’un conseil à vous prodiguer. Que vous vous sentiez à l’aise ou pas avec l’écriture, ECRIVEZ. Écrivez sur vous pour vous libérer l’esprit et le cœur et surtout pour pouvoir y revenir ensuite et apprécier le chemin parcouru, l’évolution de vos sentiments et le surmontage des obstacles rencontrés. 

Le premier trimestre est sans nul doute celui qui comprend le plus d’ajustements physiques et psychologiques et le mien n’y a pas coupé…

Au-delà des maux de grossesse qui, même s’ils sont classiques sont d’une violence psychologique importante, nous avons cette fois-ci fait face aussi, à des angoisses et des imprévus que nous n’avions jusqu’alors jamais connu. 

Je pourrais comparer mes deux grossesses pendant des heures et des heures. La comparaison est rassurante dans ce qu’elle rassemble et parfois terrifiante dans ce qu’elle dissocie. Les aversions alimentaires, plus nombreuses cette fois m’ont vraiment mené la vie dure. La fatigue, elle moins présente, m’a laissé un peu de répit et m’a permis de travailler, de me sentir utile, de me sentir vivante lorsque j’étais entourée. Mes sautes d’humeur, totalement absente pendant ma grossesse avec Eyden étaient bel et bien là. Vous savez, ce cliché de la femme enceinte qui se met à hurler pour un rien, à pleurer une seconde et à rire la suivante, qui, tout à coup ne semble plus supporter rien ni personne autour d’elle ? Et bien, c’était tout moi. Et vous voulez savoir un truc de fou ? Vraiment, on ne le fait pas exprès. Et non, on ne peut pas nous raisonner. Je vais aller encore plus loin, on se voit agir de la sorte et pourtant, impossible de s’arrêter. 

A tout cela s’est ajotué un long moment de doutes. Je savais que ça existait mais pour Eyden je ne l’avais pas vécu alors c’était ma norme à moi. Pendant des semaines pendant ce premier trimestre, j’ai saigné, parfois beaucoup, parfois moins de façon complètement inexpliquée. A l’hôpital, on ne nous a rien dit de plus que cette phrase si clinique mais si vraie « ça arrive plutôt fréquemment, on ne sait pas d’où ça vient ça peut être indicateur d’une fausse couche comme ça peut être complètement bénin. Aucun moyen de le savoir immédiatement. De toute façon si la grossesse doit s’arrêter elle s’arrêtera, si elle doit continuer elle continuera ». Bonjour, au revoir.

C’est cet évènement sur lequel j’ai encore du mal à revenir tellement il est frais qui a précipité ma légère ? dépression de grossesse. Pendant longtemps je n’ai osé rien faire tellement il suffisait que je joue avec Eyden pour saigner, que j’aille une journée au bureau pour saigner, que je fasse les courses .. Bref vous avez saisi. J’étais terrifiée de tout et je suis vite devenue l’ombre de moi-même. Je me suis renfermée pendant des semaines, souvent seule dans ma chambre sans parler. Que dire de plus que « je vais mal, je me sens mal dans ce corps qui, normalement devrait encore me supportet et cacher mon mal ». Je vous ai publié des photos, joues creuses, teint terne, tristesse tout y est passé. Le ramadan, que je n’ai pas jeuné, a été une petite libération, les retrouvailles quotidiennes en famille m’ont aidé, à m’alimenter déjà car ce n’était vraiiiment pas gagné et que j’enchainais les épisodes de nausée et de malaises. Mais surtout à me resociabiliser un peu. Même si je parlais peu, le fait d’avoir des gens autour de moi me faisait beaucoup de bien. 

Comme ce n’est pas suffisant d’aller aussi mal et comme on aime se rajouter des souffrances inutiles, j’ai beaucoup beaucoup culpabilisé de ne pas être heureuse de cette 2e grossesse pendant cette période. J’ai même fait une grosse séparation psychologique entre mon état et la réalité. Mes nausées et mon ventre (bien gros pour la période) me le rappelais mais je n’y pensais pas, je m’en suis vraiment séparé psychologiquement. Jusqu’à l’écho.

Le jour de mon écho de datation, j’étais préparée à tout sauf peut-être à ce qu’on me donne des explications et qu’on me dise que pour l’instant tout allait bien. Complication de début de grossesse plutôt fréquente apparemment, j’ai eu un hématome qui s’est formé assez tôt et dont les saignements se sont évacués. Pas vu lors de ma visite aux urgences, il a été repéré tout de suite par ma sage-femme lors de mon écho. J’ai pas mal lu ensuite que les femmes qui sont passées par là ont eu pendant un temps, puisqu’il n’y a rien à faire d’autre qu’attendre, un sentiment de grossesse entre parenthèse. Et c’est totalement le cas. Bien sûr, ton état ne change pas mais tu en es un peu déconnectée, comme pour te protéger en cas d’issue défavorable. Ça a été mon cas en tout cas et si je dois être honnête ça l’est toujours un peu maintenant. Je vais beaucoup mieux mais une partie de moi se protège encore. Le fait bien sûr que la grossesse soit encore discrète n’aide pas beaucoup, le ventre est là sans l’être… Aussi, alors que les rendez vous très espacés lors de ma 1ere grossesse m’allaient très bien, je ressens cette fois ci le besoin d’être un peu plus suivie, un peu plus rassurée. Je travaille beaucoup sur cette grossesse entre parenthèse mais je n’ai pas la formule magique.

Parlons-en de ce ventre. On lit et on entend partout qu’à la seconde grossesse, il sort très très rapidement. Avec cette grossesse c’est très particulier. Pendant tout le moment où j’allais très mal, je trouvais mon ventre extrêmement gonflé pour mon avancement, j’avais parfois le ventre de 4 mois alors que je finissais à peine mon 2e mois comme si mon bébé me disait qu’il était bien présent, là, qu’il existait. 

Sitôt la première écho passée et l’assurance que tout évoluait dans le bon sens, bidou a rétrécit d’un coup et je me trouve plus ou moins au même stade que je l’étais avec Eyden à ce moment-là. Un ventre naissant il est vrai, mais sur lequel on ne s’attarderait pas dans la rue et qui ne me permet pas encore de faire la queue à la caisse prioritaire !! Ceci étant dit, j’ai très vite bazardé mes jeans et autres pantalons. Cette fois ci on veut du CONFORT et je compte bien en profiter pour habiller le bidou.

Les aversions, le sommeil et les changements physiques

Ce premier trimestre comme vous l’avez compris n’a pas lésiné sur son lot de surprises et d’inédits ! Mes aversions alimentaires sont trop nombreuses pour que je les compte mais je suis plutôt contente d’avoir dépassé le stade de la junk food à tout prix (qui avait duré tout le long pour Eydoun) et tant que ce que je mange est sans oignon (moi qui les adore) je saurai être très heureuse !

Le sommeil est une autre affaire. Vous le savez, je dors SUR LE VENTRE et j’ai du dire adieu à mon meilleur sommeil hyper rapidement ; suffocation, malaise, bref, heureusement qu’on a changé de lit entre temps (meilleure décision de la vie entière) et qu’il est confortable parce que je sais que le pire est à venir (et non je ne parle pas de quand bébé sera là parce que je pourrai ENFIN redormir sur le ventre !). J’attends encore avant de ressortir le coussin de grossesse et de commencer le jeu de tetris des orillers dans le lit parce qu’une fois qu’on commence, on ne s’arrête plus jusqu’à la maternité !

Quant aux changements physiques et biiiiiiien adieu mon 34, encore une fois haha. Dieu fait bien les choses quand même. Au plus profond de moi, et si je dois être honnête avec vous, je ne voulais pas retomber enceinte avant d’avoir retrouvé ma silhouette pré grossesse. Je ne parle pas de poids mais bien de silhouette. Etre à l’aise dans mes vêtements, ne plus être serrée dans mes pantalons bref, retrouver la jiji d’avant. Call me veine mais c’était important pour moi. Sans aucune privation et surtout sans sport il m’aura fallu tout de même le rééquilibrage d’Alexia Mori (les Alexiaschallenge) sur 5 semaines pour perdre les dernières graisses disgracieuses et la peau d’orange qu’il me restait… pour …. Retomber enceinte 2 semaines après !!!! Et à une période de l’année complètement opposée de la précédente en plus qui, je sais me fera vivre les choses d’une autre façon. Tout ça pour vous dire que les changements sont déjà là, la sédentarisation due au télétravail, le manque d’exercice, bref je sais que le chamallow que je vais être à la fin devra se bouger un peu mais je vous assure je ne me focalise pas dessus et moins que précédemment. Je n’ai pas d’attente, ça prendra le temps qu’il faut mais je sais que j’arriverai à ce que je veux. Présomptueux ? Non, mais si je n’y crois pas moi-même, qui va le faire pour moi ? En attendant je vends l’intégralité de mon dressing, je le remplace par des supers fringues de grossesse que je vais adorer porter et je repartirai à zéro après. On ne recule jamais, on avance toujours toujours !

Et le mood là ?

Il va mieux, j’ai toujours et j’aurai toujours, des jours avec et des jours sans. C’est évident, je l’accepte, mon entourage aussi (enfin j’espère haha). J’ai encore beauuuuuucoup de mal à réaliser qu’on sera peut être bientôt 4 mais vraiment ça reste une grande énigme pour moi ce passage de un enfant à deux. J’ai l’impression que rien ne peut arriver après Eyden. C’est bizarre à dire et je sais que ça s’en ira dès qu’il ou elle sera là mais je vous jure pour moi c’est encore inconcevable ! Ça vient peut être aussi du fait qu’on ne connaît pas le sexe encore donc plus de mal à se projeter.

En bref, cette grossesse a encore une fois bousculé tout ce que je pensais acquis, tout ce que je pensais maitriser. Elle me pousse dans mes retranchements et me terrifie autant qu’elle me comble. C’est sur ces sentiments très ambivalents mais réels, que je vous laisse, jusqu’à la prochaine chronique ou on parlera des essentiels, des tips pour l’entourage et surtout des nécessaires respirations qu’il faut s’accorder avant le chamboulement qui nous attend.

 

Les Chroniques du Ramadan 21_Episode 2

Bonjour à toutes et à tous,

Quel plaisir de continuer sur cette lancée avec vous! Bon je ne vous cache pas que vous m’avez mis la pression hier avec vos retours si … waw. Je n’ai pas les mots. Mais là n’est ni la plateforme ni le sujet finalement, on y reviendra!

La chronique de ce soir sera courte mais je l’espère efficace pour nous tous et toutes.

Comme tous les ans, nous organisons un secret Santa avec nos amis de toujours. L’occasion est surtout de se retrouver autour d’un bon repas home made, de rire toute une soirée et de s’échanger des cadeaux parce qu’aussi petits ou drôles que les cadeaux soient à ce moment là, ils entretiennent l’amitié et cela reste d’une importance capitale.

Bref, ce soir là (un soir de février ou mars d’ailleurs bien loin du Christmas spirit merci les confifis à répétition), j’ouvre mes cadeaux. Ils contiennent une carte qui, dans la banalité de ce qu’elle m’énonce, me marque et me hante.

C’est con non ? C’est d’une banalité sans nom et pourtant, la phrase me travaille. Au début je la cache rapidement sous une pile de livres et puis j’y reviens parce qu’elle me dit une vérité à laquelle je n’ai pas forcément envie de faire face. C’est vrai ça, c’est quand la dernière fois que j’ai fait un truc pour la première fois ? Donc je l’enfouis, loin de mes yeux pour ne pas y penser mais comme toute vérité qui dérange, on a beau essayer d’y échapper, notre cerveau nous y fait penser, sans cesse.

J’ai beau me creuser la tête, j’ai du mal à trouver réponse à la question. La situation actuelle est ce qu’elle est et, bien sûr, elle n’aide pas. Mais en vrai c’est quand la dernière fois que je suis un peu sortie de ma zone de confort pour des trucs aussi triviaux que : tenter et découvrir un nouveau resto ? Voyager même le temps d’un weekend dans un coin que je ne connais pas du tout ? Découvrir un tout nouveau produit ? Me laisser aller à l’instinct ?

Plus je creuse, plus je trouve mais de petites choses, sans conséquences, bien calibrées, pas très risquées. Alors depuis, j’ai sorti la carte de sous les livres sous lesquels je l’avais laissé. Je l’ai posé sur ma table de chevet et je la vois qui m’observe, tous les matins, tous les soirs. Mentalement, je me fais une petite liste des domaines de ma vie dans lesquels j’aimerai faire un truc pour la première fois : un couleur de cheveux ? Un style vestimentaire particulier ? Proposer aux copines un truc un peu inédit ? Un weekend qu’on aurait jamais osé avec Ghiles ? M’essayer à un hobbie que je n’ai jamais envisagé avant? Bref une petite page blanche pour retrouver l’excitation de l’inconnu, et avec lui, peut-être, des déceptions mais aussi et surtout des souvenirs, ancrés et un nouveau souffle pour être convaincu de nouveau que, si on essaie pas, on ne peut pas savoir vraiment.

Et toi, c’était quand la dernière fois que tu as fait un truc pour la première fois?

Tu ne sais pas ? Alors rejoins moi dans cette petite aventure de la redécouverte de ce qu’on ne connais pas je ne sais pas ce qui nous y attend mais je sais qu’on passera de beaux moments !

J.

Chronique du Ramadan 21_ Episode 1

Après des années de chroniques je pense que pour commencer celles de cette année, il était indispensable de vous expliquer pourquoi j’étais si attachée à ce mois ci particulier.

Tout le monde a sa petite histoire qui le ou la rattache à ce mois sacré. Pour beaucoup, qui sont peut être loins de ces eus et coutumes, cela ne représente peut être que l’abstinence de vos collègues à la machine à café et un beau plateau de gâteaux une fois le mois terminé. Après tant d’années d’euphorie à l’approche de ce mois, je pense qu’il est temps de vous expliquer pourquoi.

Ce n’est pas parce qu’on a grandit dans une famille croyante et pratiquante qu’on se sent investi de la religion, que sa pratique est évidente et que la foi habite son corps et son coeur de fait. En tant qu’enfant, nous héritons des caractères, des habitudes, des valeurs peut-être mais pas des croyances. J’ai grandi dans l’une de ces familles croyante et pratiquante et pendant toute mon enfance j’ai connu la rupture du jeûne en famille selon un rituel bien rôdé : fawazir Ramadan sur radio orient pendant qu’on aidait maman à faire la salade de baguette (il faudrait que je vous joigne une photo pour que ce soit plus parlant), les coups de canon à la radio, les dattes, le lait en récitant des invocations. Puis la prière commune et le repas bien garni sur la table basse du salon. Souvent, comme la rupture du jeune se faisait très tôt (entre 17h et 18h), on finissait la soirée devant un feuilleton de la télé tunisienne avant d’enchainer la prière de tarawih pendant laquelle je dois vous avouer, je passais mon temps à tenter de me reconcentrer.

Comme je vous le disais, la répétition, année après année, le partage incessant de mes parents des histoires divines entraîne l’habitude mais pas forcément la foi, cette habitation profonde du pourquoi on fait ce qu’on fait. Du pourquoi ce mois est aussi important, de la sérénité ressentie par tous lors de ces 30 jours. Je le vivais certes mais je n’en étais pas habitée.

En 2011, le Ramadan était en plein été. En 2011, je finissais ma 2e année à Sciences Po, mon frère se mariait cet été là et je préparais mon départ pour une année à Hong Kong. En 2011 et pour la première fois de ma jeune vie, à 20 ans, je m’apprêtais fois à vivre une semaine de Ramadan seule au bout du monde. Et ça a changé toute ma vie à jamais.

Le 25 août 2011, je débarque de l’énorme avion de Qatar Airways à Hong Kong international Airport. Pour la première fois, je vois les bateaux de pêcheurs dans la baie de HK avant l’atterrissage. Je ne sais pas ce qui m’attend mais je m’apprête à vivre une des plus belles années de ma vie. Pour l’instant j’ai juste très mal, je me sens seule, très seule et très loin de tout ce que j’ai toujours connu. Etant en voyage, je n’ai pas jeûné mais je m’y remets machinalement dès le lendemain, seule, dans mon coin sans le partager avec personne. Je vous le disais, les habitudes restent accrochées et sont rassurantes. Bien que très loin de chez moi je prends le pas de considérer cette petite chambre que je partage désormais avec ma coloc comme mon nouveau chez moi et je ne profite d’aucune facilité accordée au voyageur. Je prie toutes mes prières en entier, je jeûne malgré l’adaptation difficile au décalage horaire. Le matin, je me lève pour Suhoor très tôt, ce qui me permet, comme j’ai 7h d’avance, d’être connectée avec la France qui vit encore sa soirée . Je romps mon jeûne quotidien à coup de Starbucks et autres macdo. Je suis loin de la chorba de ma maman et des bagarres avec mes frères pour la dernière salade de baguette mais je tiens. Et pour la première fois, j’ai l’impression de comprendre pourquoi je fais tout ce que je fais. Je suis seule, je suis donc seule responsable des choix que je fais, personne autour de moi ne sait ce que je fais, pas d’apparence à tenir et j’ai pleinement conscience de ces choix.

Quelques jours avant l’Aïd, on me propose de faire un tour sur le marché de nuit de Temple Street en plein centre ville. J’accepte. On se donne rendez-vous dans la soirée, après la rupture du jeûne à la sortie d’une station de métro. Je n’ai, à ce moment là, pas de forfait internet me permettant de retrouver mes camarades fraichement rencontrés mais je décide de faire confiance au destin. De mon côté, je décide d’aller faire un tour à la mosquée de Kowloon. Je ne pourrai vous dire pourquoi j’y vais mais j’y vais. En 20 ans en France, je pense n’avoir jamais mis les pieds seule dans une mosquée. J’y suis allée pour des mariages ou des événements mais jamais de ma propre initiative pour me recueillir. Comme je vous disais : naviguer par habitude pas par foi.

Je me souviens que j’étais en jupe ce soir là et que j’écumais les petites boutiques aux alentours pour acheter un pantalon (qui ne m’a pas quitté pendant des années après !), je suis rentrée timidement une écharpe nouée à la va vite sur mes cheveux et posée sur mes épaules. On reconnait bien là celle qui n’a pas l’habitude. J’ai été accueillie par des grands sourires et on m’a indiqué la salle des femmes. Après avoir enfilé les habits mis à disposition dans toutes les mosquées d’Asie et avoir pris des dattes et un bol de soupe, un morceau de pain et un yaourt à boire je me suis installée dans mon coin au fond de la salle de prière. Et puis j’ai entendu l’Imam faire l’appel à la prière. J’étais à 10 000km de chez moi, personne autour de moi ne parlait ma langue, je tentais de maîtriser un quotidien encore rempli de code trop loin de moi et quand l’Imam a commencé à réciter le Coran dans un arabe parfait que je maitrisais (merci papa merci maman pour toutes ces années d’apprentissage) je n’ai pas pu retenir mes larmes. Pour la première fois depuis des jours je me suis sentie chez moi, à ma place, j’ai eu l’impression qu’on s’adressait à moi, personnellement, qu’on me parlait, qu’on était présent pour moi. Ça m’a submergé, je n’ai pas réussi à m’arrêter et j’ai compris à cet instant, j’ai compris pourquoi chaque mosquée, n’importe où dans le monde, est une maison, un abris, un refuge pour le fidèle, quel qu’il soit. Pour la première fois, je me suis sentie légitime dans ma foi, dans mon niveau de foi, quel qu’il était. J’étais là, présente dans l’instant au même rang que ceux qui m’accompagnais.

Je suis restée longtemps ce soir là, priant Ichaa et Tarawih. Et là, nouvelle claque. Je suis tombée pile le soir de la clôture de la lecture du Coran. Je connaissais toutes les sourates par coeur, je les entonnais en chuchotant, mêlant mes sanglots aux versets. Je me sentais tellement à ma place pour la première fois de ma vie tout en faisant des choses que je faisais depuis des années sans y prêter plus gare que ça. En Asie, à la fin de la prière, les gens se tournent les uns vers les autres et se saluent chaleureusement. Des parfaits inconnues m’ont prises dans leurs bras, m’ont souhaité une belle fin de Ramadan et m’ont dit de revenir quand je le voulais. Je ne pourrai jamais mettre des mots sur l’apaisement que j’ai ressenti au plus profond de moi à ce moment là. J’étais physiquement sur terre mais je flottais, chaque partie de moi flottais, légère, portée par quelque chose de plus puissant que moi, de plus fort, de rassurant.

Avec tout ça, j’en avais complètement oublié mon rendez-vous pour aller me balader dans les étales du marché de nuit. Mais je m’en fichais. J’avais l’impression de m’être retrouvée moi et d’avoir enfin fais la paix avec qui j’étais et qui je souhaitais être.

J’ai quand même décidé de marcher jusqu’au métro où nous nous étions donné rendez-vous, j’avais beaucoup de retard mais au moins j’aurais essayé. J’avais décidé de marcher les deux arrêts plutôt que de prendre le train. J’avais besoin de marcher, la chaleur écrasante du jour avait laissé place à la douce brise de la nuit. Le ciel était clair et moi je prenais en pleine figure toutes ces couleurs, cette agitation de Nathan Street qui allait devenir mon quotidien. Pile au moment où je suis arrivée, un groupe sortait de l’embouchure du métro : Kathleen, Timmy, Mélissa, Micheal, Pierre, entre autre. Des Philippines au Doubs, en passant par l’Allemagne et la banlieue parisienne, ce groupe ne s’est plus quitté pendant les mois suivants. De voyage en voyage, de sortie en sortie, de fous rires en fous rires ils ont été mes meilleurs amis pendant cette aventure folle qu’a été mon année à Hong Kong. Je n’expliquerai jamais comment on a réussi à se retrouver nez à nez à plusieurs heures de retard sans se concerter devant la Jordan Station.

Rien n’arrive par hasard, le plan est toujours parfait. Et depuis cette nuit là, mon rapport au mois du Ramadan et à la religion de manière générale n’a plus jamais été le même.

Une chose est sûre, c’est en quittant les dogmes que j’ai toujours connu que j’ai pris le risque de savoir qui j’étais vraiment. Bien sûr, beaucoup n’ont pas besoin de s’arracher littéralement à leur quotidien pour se découvrir. Mais si c’est votre cas, foncez, c’est difficile, c’est douloureux, c’est risqué mais je suis certaine que vous ferez la plus belle rencontre de votre vie. Vous allez enfin vous retrouver vraiment.

Voyage avec bébé- faire de la montagne une petite colline.

Bonjour à toutes !


Alors que je parcourais les anciennes photos et vidéos d’Eyden hier soir (je fais partie de cette team qui aime se rendre nostalgique d’un petit rien) je me disais que je ne vous avais pas parlé de voyage avec bébé, les « dos et donts » et tous les petits conseils que je pouvais vous transmettre après deux expériences à l’étranger : l’une seule et l’autre en famille à 10 000km d’ici !

DISCLAIMER DE TAILLE : Je ne vous fais pas la leçon une énième fois MAIS en terme de voyage (et comme tout dans la vie) votre mantra doit être I do me, you do you. Je m’explique, si intrinsèquement et dans votre grand fort intérieur vous ne vous sentez pas du tout à l’aise avec l’idée de gambader d’un endroit à l’autre avec un bambin, ne vous laissez pas influencer par des gens qui le font et vous feraient croire qu’il faut absolument être tout le temps en mouvement pour vraiment ressentir ses vacances. Prenez un bel hotel, installez-vous tranquillement et profitez de tout ce qui peut être offert sur place. YOU DO YOU. Mais comme toujours, apprenez à connaître vos envies et vos besoins avant de vous lancer dans l’aventure du voyage avec bébé.

DISCLAIMER 2 DE TAILLE : BIEN SUR que voyager avec un bébé c’est radicalement différent de vos voyages en solo, avec le chéri ou avec les potes. Et c’est logique en soi non ? Arguer le contraire serait une énorme abération. En revanche il n’y a pas de hierarchie ce n’est ni moins bien, ni mieux, c’est différent, il faut le savoir et en être hyper conscient avant de se lancer, ça évite les déceptions et les frustrations!

Ce qui est certain : Si voyager avec un bébé vous freinait et que vous ne vous en sentez pas capable parce qu’on vous a mis dans la tête que c’était l’enfer… CEST FAUX. Ça se fait très bien, il faut être préparé mentalement, savoir où on met les pieds tout simplement.

Bon maintenant qu’on a dit tout ça et que vous voulez toujours organiser ce trip ON Y VA.

ILS FONT DES BÉBÉS PARTOUT DANS LE MONDE, DONC, DESTRESSE…

Ça vous parait bête ce que je dis ? C’est pourtant vrai. Où que vous alliez, ils auront : des couches, des lingettes, des médocs, des compotes et des petits pots. Donc on destresse ! Perso, j’ai fait les deux extrêmes. J’avais apporté de quoi survivre 3 mois pour la Tunisie en terme de crème, liniment, couches, lingettes et fringues et je me suis retrouvée à absolument tout acheter en Thailande à la fin de notre second voyage : couches, doliprane, lingettes, petit pot.. Et vous savez quoi ? Ça a été ! Plus vous serez détendus et relax, mieux vous aborderez les petits contretemps.

VOYAGER AVEC UN BEBE DE MOINS D’UN AN _ L’âge d’or

Franchement, si on avait su et si on avait pu… on aurait probablement passé les 6 premiers mois à voyager tellement, au début ils n’ont besoin de rien de plus que de votre présence, votre amour et votre contact (bon et vos boobs si vous allaitez!) Mais vraiment en terme de rythme, rien n’a égalé le voyage que j’ai fait en Tunisie quand Eyden avait 5 mois et je regrette vraiment de ne pas avoir passé l’été la bas quand il était tout petit. Il était encore exclusivement allaité ce qui était finalement ma seule contrainte et ma plus grande liberté. J’ai pris l’avion seule et là encore pas énormément de contraintes et j’ai voyagé avec absolument tout le nécessaire possible et imaginable. Mais si je devais réduire à l’essentiel cette liste, ce serait celle-ci (cliquez sur les itemps pour voir des exemples)


* Cosy
* Poussette
* Echarpe de portage
* Lingettes
* Couches (6 par jour)
* son doudou
* Une valise cabine avec tous ses habits
* un tapis d’éveil
* Quelques hochets et anneaux de dentition
* Des peluches d’éveil
* Une boite de lait en poudre
* Une trousse de toilette / medicament (liniment / cotons / crème / termomètre / doliprane / gel lavant / drap de bain)
Et.cest.tout


Bien sûr cette liste d’indispensables évolue et change en fonction de l’âge de bébé mais finalement pas tellement quand on y pense vraiment. Et surtout on ne surcharge pas surtout si on va dans un pays au climat chaud où laver les habits et les faire sécher n’est pas une contrainte.

NB / Pour l’avion : n’oubliez pas la tétine, le doudou, un jouet et SURTOUT deux changes ! et des couches. Notez que la plupart des avions ne proposent pas de pots pour enfants donc prenez vos précautions et le lait et la nourriture infantiles passent aux douanes donc pas de panique même l’eau quand elle est destinée à faire les bibis!

NB2/ privilégiez quand c’est possible les escales courtes, pour l’avoir vécu, rien de pire que d’être soi-même fracassé pendant une longue escale mais de devoir rester debout parce que bébé ne dort pas! (pensez tout de même à l’écharpe de portage dans ces cas là qui est un vrai somnifère pour bébé!)

Après la diversification et si tu n’as pas envie de te prendre la tête

La seule chose qui a différé entre le voyage en Tunisie et notre trip en Asie tient dans deux items de la liste précédente :

_ la poussette et le cosy : Nous n’avons pas pris de cosy pour notre trip en Asie, et nous avons emprunté la yoyo de ma belle soeur. Je dois l’avouer, la yoyo est vraiment idéale pour voyager. Elle est légère et très peu encombrante et Eyden était assez à l’aise dedans pour faire ses siestes. Donc vraiment si vous voyagez, go pour la yoyo !

_ La nourriture : nous avons fait le choix de la non prise de tête on a calculé en amont le nombre de repas qui seraient pris pendant les vacances et avons absolument tout commandé sur Goodgout.fr pour plusieurs raisons : 1/ la practicité on avait tout à portée de main 2/ la qualité, les pots, yaourts et compotes de la marque sont SUPER BONS 3/ Le packaging hyper pratique tant des plats salés que des gourdes sucrées. Alors certes, choisir cette option c’est plus de poids à l’aller et d’encombrement mais si c’était à refaire je ferai exactement pareil, ça nous a vraiment enlevé une épine du pied. On savait exactement ce qu’il mangeait donc pas d’inquiétude par rapport à ça.

C’est quoi le secret pour passer de la montagne à la colline alors ?

Je pense sincèrement que le vrai secret c’est de ne pas se prendre la tête. A la maison, Eyden a une routine hyper bien rodée sur toute la journée, tout est calé sur sa petite horologe interne . Tout chambouler pour les vacances me stressait un peu mais il nous a suffit d’être à l’écoute de ses signaux. On a rien imposé, ni heure de sieste ni heure de coucher et il nous a fait savoir quand il avait faim, soif et il dormait à peu près n’importe où quand il voulait. On était à son écoute et il nous l’a bien rendu. A noter qu’on a pas fait une grasse mat en 2 semaines mais ça, ça vient avec le package de partir avec son boubou ! Et tant qu’il était propre, repus et reposé, on a tout fait avec lui, plage, piscine, bateau, treck, randonnée, marchés de nuit… Absolument tout et c’était un vrai bonheur que de tout découvrir avec lui ! Moins on était stressés, moins on lui communiquait de stress, plus il kiffait sa vie. N’oubliez pas que vous êtes vous aussi en vacances à ce moment là et que c’est l’occasion de relâcher la pression de la routine quotidienne et d’être réellement présents avec les petits bouts. Je me souviens que ma mère nous avait dit qu’elle trouvait que pendant notre voyage en Asie, le premier en famille, on avait développé une vraie complicité avec Eyden et que ça se voyait à l’extérieur. N’oubliez donc pas de vivre le moment.

Gérer les imprévus, les bobos et les maladies

Je suis partie pendant 10 ans en encadrant des colonies de vacances. Jamais un séjour n’a échappé à l’infirmerie, l’hôpital ou le médecin tant en France qu’à l’étranger. Pas un. Statistiquement, sachez que les blessures, les bobos et les maladies arrivent souvent en fin de séjour : appréhension du retour, tristesse de la fin de vacances mais aussi fatigues accumulée des activités quotidiennes. Là je n’ai rien d’autres à vous conseiller que de consulter rapidement quel que soit le pays dans lequel vous êtes pour vous rassurer et surtout beeeeeaaaaucoup de patience car tout finit par passer.
On a fait partie de ces familles que vous maudissez dans l’avion avec un Eyden en tant normal ADORABLE qui a littéralement hurlé de tous ses poumons pendant les 6h de vols entre Kuala Lumpur et Jeddah. Il était malade, ça arrive, c’est horrible mais ça passe. Est ce que ça vaut le coup de se priver de vacances pour ça ? Absolument pas!

Je pense avoir fait le tour de toutes mes petites précaunisations et je vous laisse maintenant sur des petites photos de voyage justement pour vous donner la force de sauter le pas et de commencer à vous créer de beaux souvenirs en famille


Mon dressing d’été #1

Coucou les filles,

 

Je vous ai partagé une partie de mon dressing d’été via IGTV pour que vous visualisiez bien les articles portés et le rendu ! Voici donc les références des articles proposés dans la vidéo !

 

Look #1

Robe fleurie jaune : robe the Kooples que je ne trouve pas sur le site mais voici quelques comptes Vinted qui la proposent :

Look #2

Look #3

hmgoepprod-5

Look #4

Look #5

Look #6

  • Robe jaune imprimée / Zara pas de lien mais à checker dans les petits prix en boutique

Look #7

 

Look #8

 

En espérant que la sélection vous ai plu !

 

 

 

 

 

H&M a tué le game.

Bonjour à toutes !

On est bien d’accord, cette saison, H&M fait très très très fort ! en plus de coupes originales, de couleurs en veux tu en voilà, la qualité des fringues est EXTRA (en connaissance de cause après avoir reçu une grande partie des pièces présentée!).

Alors je m’arrête de suite de déblatérer et je vous mets le lien de mes pièces coups de coeur !

Pour les pièces qui ne seraient plus dispo sur le site, n’hésitez pas à noter la ref et à vous déplacer en boutique !

Bon shopping les girls, FAITES VOUS PLAISIR mais avec parcimonie bien sûr,

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Que des pièces de folie, des coupes de folies, pour nous faire passer des moments de folie !

Taggez moi si vous avez décidé de prendre une petite pièce de cette sélection !

 

Les Chroniques du Ramadan #17

Les travaux de notre maison, le plus dur de nos labeurs.

Bonjour !

A la une aujourd’hui de petites explications, retours, conseils, témoignages sur notre aventure d’achat et les travaux réalisés.

Honnêtement, je pourrais tellement écrire un livre sur tout ça tellement on est passés par tous les états possibles et imaginables. Je vais essayer d’être informative et concise mais ça ne va pas être simple !

Dans notre maison, tout ou presque était à refaire avant d’y habiter mais cela restait notre choix. On aurait pu considérer ça comme un simple investissement pendant un temps, y mettre des locataires en l’état, vivre notre vie jusqu’à ce qu’on se décide d’y habiter véritablement. Je vous dis tout ça parce que même si nous avions la volonté depuis un certain temps d’acheter, nous n’étions pas forcément prêts financièrement à nous engager sur de lourds travaux mais l’opportunité que représentait cet achat a été une véritable aubaine et on ne voulait pas passer à côté.

On partait de loin non ?

Je vous fais néanmoins part de ce choix car il est possible. Vous pouvez acheter pour faire louer, le temps de vous retourner financièrement et d’envisager les choses définitivement. Il faut, à mon sens, sortir du carcan « tu achètes donc tu y habites à tout prix ». Je voulais être à l’aise chez moi c’était ma priorité et en l’état, je savais que je ne le serai pas.

Mon conseil : si vous n’avez pas d’enveloppe travaux personnelle, faites estimer les travaux pendant la période du compromis de vente, réalisez des devis par des PROS et incluez les dans votre financement global.

Avec le recul, c’est ce que nous aurions fait. Mais nous avons été très mal conseillés dans notre accompagnement de financement, nous étions pressés par le temps… Mais Dieu merci nous sommes aujourd’hui très satisfaits de l’ordre des choses. Si on a absolument liquidé toute notre épargne, ce genre de situation nous pousse aussi à nous démener pour retrouver un confort et nous nous sentons un peu plus léger avec un prêt moins lourds que s’il avait inclu les travaux.

Le gros oeuvre, les entrepreneurs et le temps

Je ne vais pas m’attarder beaucoup mais si vous pouvez, passez toujours pas un entrepreneur et rédigez un CONTRAT DÉTAILLÉ de ce qu’il faut faire et de ce qui est inclu dans le prix. Au moment de récupérer votre chantier, ils vous chanteront monts et merveilles et on connaît tous quelqu’un dans notre entourage qui s’est fait entourloupé par un entrepreneur malhonnête ou trop gourmand.

Nous avons trouvé grâce à une connaissance un entrepreneur plutôt honnête mais qui nous avait promis beaucoup et qui s’est beaucoup dédouané ensuite. Notre défaut avec Ghiles c’est que lorsqu’on fait confiance on laisse absolument tout. La parole fait foi d’honneur et on pense à tort que tout le monde se tiendra à sa parole. Pour faire court, quand vous décidez de faire appel à quelqu’un SOYEZ CHIANTS. Je ne vois pas du tout comment je pourrais le dire autrement. Il faut tout le temps vérifier ce qui est fait, comment, pourquoi, faire refaire quand ça ne nous plait pas…

En ce qui nous concerne, on pensait à tort s’être entendus sur un prix pour la totalité du gros oeuvre avec la chance de se faire poser le sol et la cuisine par lui à la fin gracieusement. Notre entrepreneur a vite fait de changer d’avis une fois l’accord pris entre nous. « Ah mais les faux plafonds c’était pas inclu, ah mais le cassage du mur c’était pas inclu, à mais refermer la porte c’était pas inclu, ah mais finalement le sol c’est beaucoup de travail… » et voilà qu’on se voyait ajouter 2000, 3000, 500 euros à chaque « truc qui n’était pas inclu ». Arrivé à la fin du chantier qu’il avait grandement sous estimé et sur lequel il a dépensé plus en main d’oeuvre qu’il n’avait pensé on pouvait aller se faire cuire un oeuf pour notre pose de cuisine et de sol d’où les galères que vous avez suivi sur les réseaux.

En bref, on a fait avec nos moyens, on est au final très contents parce qu’on a finit tout le gros oeuvre dans le budget qu’on s’était fixé mais on en sort un peu traumatisés quand même mais forts aussi d’une expérience qui nous servira par la suite c’est sûr et certain!

Vous le devinez donc, je ne vous donnerai pas le contact de notre entrepreneur car je ne le recommande pas et il a même fini par bloquer nos numéros quand on lui a fait part d’une enorme erreur de cablage (la moitié du salon n’avait pas de courant car il a mal acheminé un cable et toute notre électricité est encastrée lolilol) et il est bien sûr parti avec toutes les factures d’isolation qui nous auraient permis de récupérer un peu en crédit d’impôt. Une mésantente c’est vrai mais dans ces broutilles on s’en sort pas trop mal (optimiste much ?)

Mais pour que vous y voyez plus clair, voici la liste de ce que nous avons refait et pourquoi

  • Isolation interne des murs (complètement inexistante auparavant)
  • murs et plafonds avec peinture blanche partout (pour accueillir toute l’electricité encastrée)
  • Electricité refaite à neuf (elle n’était pas au norme et elle a été faite entièrement par Ghiles et deux amis à lui et DIEU MERCI parce que ça coute un bras!)
  • Sols dans toute la maison
  • Nouveaux chauffages dans toute la maison
  • Cuisine neuve en équipements et en électroménager

Waou de l’écrire ça me fait quelque chose, je prends cosncience qu’on a vraiment mis le paquet mais c’est aujourd’hui une maison dans laquelle je me sens très bien, qui nous ressemble et ça n’a absolument pas de prix. On est chez nous pour autant de temps que NOUS le déciderons.

Ces travaux nous ont aussi donné du courage et si un jour on devait vendre, louer ou repartir sur un nouveau projet je sais qu’on en sera capable ! On sera mieux préparés et on réalisera notre petite villa aux inspis méditérranéenne et balinaise les doigts dans le nez (enfin presque !).

Il nous reste en revanche quelques chantiers importants à réaliser avant la fin de l’année. Là encore, je suis contente d’avoir attendu pour savoir ce qui était véritablement important et ce qui pouvait attendre. Par exemple, je pensais à tort qu’il fallait absolument refaire notre salle de bain. Je sais aujourd’hui que cette seule pièce encore d’origine ne sera refaite que le jour où on décidera de faire une extension de la maison. Il ne sert à rien de dépenser dans une pièce qui pourrait facilement être agrandie !

Laissez moi maintenant vous donner quelques références que nous avons utilisé pendant nos travaux

Le sol 

Je suis un peu compliquée pour le sol je n’aime pas le parquet que je trouve chiant à l’entretien, je n’aime pas le carrelage qui, s’il est pratique est souvent moche ou dont la pose requiert de très gros travaux, enfin, je n’aime pas tous les sols marron. J’aime chez les autres mais je trouve que ça ajoute une couleur à prendre en compte lors de la déco et je préfère les tons plus neutres. Notre seule alternative c’était de trouver du stratifié !

Nous avons opté pour deux stratifiés différents : un clair au rez de chaussé et un plus foncé dans les chambres. Nous avons pris les deux chez Castorama et j’aime beaucoup leur rendu posé ! Il est vrai cependant que le sol clair est un peu fragile (Ghiles a fait tombé un radiateur dessus et on a une latte a remplacer tellement elle s’est abimée). Le sol foncé est trop joli et garanti très longtemps en plus je ne regrette pas du tout !

 

 

La cuisine 

LA PIÈCE LA PLUS IMPORTANTE !! On a toujours été en location avec des cuisines aménagées voir équipée. Du coup je ne me suis jamais posée la question de ce que je voulais pour une cuisine et c’est un vrai boulot !! On est parti de certaines volontés : beaucoup, beaucoup de rangements tout en gardant une cuisine très aérienne avec peu ou pas de meubles hauts, que des tiroirs pour le côté pratique, une très grande cuisinière parce que c’est le kiff total entendons nous bien ! Pour finir on voulait un grand espace pour cuisiner ensemble donc un grand plan de travail. A l’origine, il y avait un mur qui séparait le petit salon et la grande cuisine. Nous, on voulait absolument une cuisine ouverte, on en avait fait l’expérience dans notre ancien appartement et franchement c’est le kiff total d’avoir une cuisine ouverte.

Dans notre aménagement complet de la maison et ça me paraît important de le préciser ici, on avait aussi grandement consience qu’on était assez novices et surtout assez jeunes. Notre préoccupation première a toujours été de trouver des éléments assez neutres, faciles à accesoiriser ou à habiller qui allaient durer dans le temps. On achètera une cuisine mobalpa le jour on fera repenser notre espace par un architecte d’intérieur et qu’on saura qu’on restera 30 ans dans cet espace. Ici ce n’est pas le cas, c’est notre premier aménagement on voulait aussi se laisser l’occasion de se tromper et de refaire éventuellement plus tard.

Pour la cuisine on a donc opté pour des meubles Ikea et on est TRÈS CONTENTS. On l’a choisi blanche pour apporter de la lumière et pour mettre l’accent sur le reste de l’habillage : crédence, électroménager, plantes, déco.. Pour les références, rien de plus simple, ce sont des caissons METHOD avec une finition AXSTAD. J’aurais pu opter pour une cuisine avec des façades en bois mais j’avais peur de m’en lasser rapidement. Pour un futur projet je regarderai sans hésiter ce que fait Plum Kitchen, Il habillent les meubles Ikea avec des façades colorées, modernes et absolument magnifiques dans l’ère du temps. Pour la conception en tout cas, je vous conseille de vous faire aider par les ateliers de conception pour bien réflechir aux emplacements des éléments dans la cuisine et de, comme toujours, ne pas vous laisser faire, si vous ne voulez pas de meubles hauts n’en mettez pas même si votre conseiller vous rabache « qu’il en faut ».

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Le clou de notre cuisine et ce qui vous plait d’ailleurs le plus c’est bien entendu notre crédence posée maison!

Je regardais pas mal des inspirations sur Pinterest de carrelage vert pour la cuisine, voici d’ailleurs à quoi ressemblait mes inspis

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J’ai finalement trouvé mon bonneur chez Leroy Merlin ! Nous avons pris le carrelage de gauche et avec tout le matériel pour 6m de long de crédence nous n’en avons pas eu pour plus de 150 (en achetant une meuleuse pour les découpes!). Je vous mets également le carrelage plus clair en lien directcar je le trouve hyper joli pour habiller un mur !

Côté salon 

Pas de très grands changements côté salon si ce n’est un peu d’aménagement. Nous avons réutilisé nos canapés(les mêmes depuis 2016) que nous avons réhoussé en foncé tout comme la photo. On prévoit de les changer néanmoins dès qu’on aura trouvé ce qui nous convient avec probablement un canapé 3 places et un ou deux fauteuils pour avoir un peu plus d’espace!

canape

Vous aviez beaucoup aimé aussi notre nouveau tapis et à la grande surprise de plusieurs d’entre vous, c’est bel et bien un Ikéa à shopper ici.

tapis

Le reste ne tient plus vraiment du gros oeuvre mais bien de la déco dont il ne faut pas sous estimé ni le cout ni l’effet ! C’est en la décorant qu’une pièce prend réellement vie ! Mais comme nous aimons flâner, nous inspirer et surtout nous laisser emporter par des coups de coeur on attend un peu de pouvoir se balader au grand air et construire un univers à partir de certaines pièces.

La suite ?

Tous les gens qui ont une maison vous diront qu’il y a toujours un truc à faire, un projet, une amélioration… C’est bien vrai ! Nos prochains chantiers et pas des moindres sont nos fenêtres et l’installation d’un poêle dans le salon. Et oui, après un court hiver passé à la maison je peux retarder mon sac Chanel pour installer du double vitrage partout et pouvoir me trimballer en t-shirt chez moi même par -12. Chacun ses priorités !! mais se sentir à l’aise en tout circonstances dans son coccon n’est pas à sous estimer !

J’espère que tout ce retour sur travaux vous a plu et je vous fait bientôt un article sur les ambiances que nous souhaitons créer dans les différentes parties de la maison !

En attendant prenez soin de vous et surtout n’ayez pas peur de vous engager dans un bien à travaux. Demandez conseils à fonds, prenez votre temps et multipliez les devis mais vous verrez, vous serez très fiers du résultat !

Tendrement

J.

Les Chroniques du Ramadan #16

La vie est belle 

23:36, le bruit d’une explosion dans mon épisode de Scorpion me réveille de ma torpeur. Putain je dors depuis combien de temps ? Oh et puis on s’en fou.. j’éteins la télé, je regarde du coin de l’oeil ma tasse de thé et mon reste de yaourt comme s’ils allaient se débarrasser tous seuls.. Ouais non j’ai pas la force là.

Je me traine littéralement jusqu’à la salle de bain pour me brosser les dents, c’est rapide et inefficace mais j’ai la conscience tranquille au moins. Mon lit est froid, mes draps sentent bon le propre. La vie est belle.

Je ne ferme jamais les volets, même après une courte nuit j’adore me lever avec la lumière du jour. A 6h le soleil brille déjà, une demie heure plus tard c’est un rayon qui chauffe mes joues qui me réveille définitivement. La vie est belle. 

A peine réveillée, pas encore étirée, mon cerveau s’emballe : qu’est ce qu’il faut faire aujourd’hui ? Une liste commence à se former dans mon esprit. Une tâche, puis deux, puis 5 puis 10. STOP, c’est trop pour moi. Je me retourne, balaie mes cheveux devant mon nez et me rendors. Trop tard… je me suis mise à penser alors mon court sommeil est agité des scènes d’apocalypse de mon épisode de la veille et du nombre de machines que je dois lancer avant que le soleil ne se couche.

Allez, il est temps de sortir du lit cette fois ! Je m’étire toujours face au soleil, mes jambes se balancent hors du lit, bronzées, brillantes.. ah cool s’il fait aussi chaud qu’il ne fait soleil je vais pouvoir mettre ma nouvelle robe à fleurs.  La vie est belle

La douche finit par me réveiller définitivement. Aux dernières courses, j’ai racheté le gel douche que j’utilisais à Bali. Rien que de l’ouvrir m’a ramené dans cette maison de folie, toujours ensoleillée et à cette douche extérieure où eau de pluie tropicale se mélangeait à l’eau chaude du pommeau et cette odeur de jasmin presque matin midi et soir après un plongeon dans la piscine ou une balade en scooter poussiéreuse. Je ferme les yeux, un instant, enveloppée dans ce parfum artificiel, je me retrouve là bas, rizières à perte de vue, le vent qui fait voler ma chevelure alors longue et blonde à l’arrière du scooter à me rappeler à quel point on a de la chance. La vie est belle.

A mi chemin entre ma cuisine et Canggu, enveloppée dans ma serviette pastèque, je lance mon café. Ça va être une belle journée, la vie est belle.

Ma tasse m’accompagne à l’étage, je me prépare sourire aux lèvres l’esprit encore ailleurs. C’est mon téléphone qui me ramène, brutalement, à la réalité.

« Allo ? …. Mmmh, oui pas de soucis je te fais ça de suite ». Et merde. Encore des gens qui n’ont rien compris aux instructions pourtant claires écrites la veille. Je boue, mon reflet dans le miroir s’est transformé en l’espace de 17 secondes. Je me regarde, je suis toujours en culotte avec ma robe à moitié enfilée. Et je ris de ce reflet complètement bariolé qui s’est laissé happé par simple coup de fil. Allez, calme toi, il fait bien trop beau et tu as bien trop bonne mine aujourd’hui pour laisser qui que ce soit saper ta bonne humeur. La vie est belle. 

Je descends en vitesse, je laisse ma tasse sur la commode, il va encore me le faire remarquer « Maiiiiiiiis c’est pas compliqué de descendre ta tasse en même temps que toi non ? Et en plus tu finis jamais ton café je me demande vraiment pourquoi tu t’obstines à te verser un demi litre si c’est pour laisser le tiers à chaque fois !! ». Il fait toujours la même moue quand il me le dit, histoire de bien montrer qu’il est fâché mais il finit toujours par la descendre lui même en bougonnant dans sa barbe. Moi je le rejoins 3 minutes après pendant qu’il remplit le lave-vaisselle en enlaçant son dos « Pardoooon, la prochaine fois promis j’y pense! ». On sait et lui et moi que le lendemain je n’y penserai pas. Et je souris d’avance… La vie est belle. 

J’enfile ma paire de sandales blanches et vérifie une dernière fois que tout est bien en place, en me regardant une dernière fois dans le miroir je me surprends presque à penser « Allez, oui ton boulot n’est pas idéal, oui tu aimerais tellement être loin d’ici mais ce n’est pas en rêvant que tu réveilleras demain les pieds dans le sable. Ça viendra. En attendant, la vie est belle« .

J’espère que ce petit récit vous aura permis de vous évader un peu ..

Je vous retrouve demain pour une nouvelle Chronique !

Tendrement,

J.