Les Chroniques du Ramadan #5

De l’importance de la déconnexion 

Bonjour à toutes et à tous!

5e chronique et on continue sur les sujets du quotidien, entre partage de mon expérience personnelle et petits conseils pour qu’à la fin de ce mois, on mette en place des vrais changement pour être… heureux tout simplement !

Aujourd’hui on parle de déconnexion numérique et de l’URGENCE de se déconnecter.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille mille fois de lire le livre la semaine de 4heures.  Livre de développement personnel à l’Américaine dans toute sa splendeur il est néanmoins hyper pertinent sur plusieurs points dont, celui de la déconnexion numérique et surtout de l’aspect vital de se dépolluer de son téléphone.

Je vous explique la situation dans laquelle peut-être vous vous trouvez aussi : je n’ai qu’un seul téléphone, un seul numéro pro et perso et toutes mes boites mails sont reliées à mon application gmail que je consulte probablement 50 fois par jour au moins. C’est, bien sûr, l’une des premières applications que j’allume le matin et l’une des dernière que je réactualise avant de me coucher. MAIS POURQUOI FAIT ON ÇA ? En quoi actualiser ses mails pro à 23h30 va nous avancer dans notre nuit ? Et pourtant … on le fait…

Et on s’énerve,  on rumine, pire encore on répond, parce que bien souvent ce ne sont pas les meilleures nouvelles qui débarquent dans ta boite mail après 22h.

Je vous disais d’ailleurs dans mon live sur mon parcours pro avoir détesté mon stage en entreprise. A vrai dire, la non déconnexion est un élément qui m’avait vraiment traumatisé. Ma N+1 de l’époque était également mon amie du coup je recevais sans cesse des textos quand je n’étais pas au bureau pour me faire un rappel de post à écrire ou de tâche à ne pas oublier, ce n’était pas méchant mais qu’est ce que c’était chiant. Si bien que j’avais commencé à développer des petites angoisses à chaque fois que mon téléphone sonnait. Entrer au lycée en tant que prof m’a aidé à faire la part des choses, mon numéro était privé (et j’ai depuis pris l’habitude de ne jamais répondre aux appels du lycée sur mon numéro de téléphone afin de privilégier les mails) et avoir un mail pro sur une plateforme séparée m’a aidé à séparer ma vie pro de ma vie perso.

Et franchement c’est INDISPENSABLE de le faire. Pour l’anecdote, récemment, j’ai reçu un mail signé ainsi « n’hésite pas je suis joignable 24h/24 7J/7 » MAIS C’EST UNE BLAGUE ? HOW IS THAT POSSIBLE ?? C’est physiquement impossible d’être disponible 24/7 et ça conduit à des comportements vraiment dangereux.

Je m’explique : quelle que soit l’urgence, il y a des moments pendant lesquels nous ne répondons pas car nous ne pouvons pas, tout simplement : quand on conduit, quand on donne le bain à son bébé, quand on fait à manger, quand on dort, quand on se douche, quand notre batterie a rendu l’âme. Et dans ces situations, on dédramatise car on a une vraie excuse de ne pas envoyer un mail, de ne pas corriger un document ou que sais je encore qui a été rendu vital par un manager trop zélé qui a le besoin d’être rassuré par le travail around the clock de son équipe.

Et en réalité, (et comme pour beaucoup de choses dans notre vie), si NOUS ne mettons pas de barrière, elle ne vont pas s’ériger seules pour nous protéger. Si ON se rend dispo à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, bien sûr qu’on s’attendra à ce que vous répondiez à un mail envoyé à une heure non décente et on vous le reprochera même de ne pas le faire ! (C’est bien connu les gens sont déraisonnables par nature).

En ce qui me concerne, je ne fais pas ce que je ne veux pas qu’on me fasse mais je sais que j’ai encore beaucoup de choses à mettre en place pour être tranquille. C’est un processus. Sachez tout d’abord que la déconnexion est un droit de plus en plus reconnu dans la société. Pero, je pars du principe que tant que le travail est fait en temps et en heure, on ne doit pas obliger les gens à faire ce qu’on est pas prêts à faire soi-même. J’ai aujourd’hui assez confiance en mes qualités professionnelles pour ne pas vouloir travailler avec/pour des gens qui abusent de mon temps ou de ma disponibilité.

Avant donc d’enfin avoir deux lignes téléphoniques qui me permettront de faire une vraie séparation entre mes deux vies voici quelques petites choses que je fais et qui fonctionnent :

  • Je refuse d’envoyer des textos pour des choses qui peuvent être envoyées par mail ou dites par téléphone. (J’ai en horreur absolue toutes les conversation WhatsApp de boulot qui viennent prendre le pas sur mes conversations trop cool de mes potes – du coup l’option mute est ma meilleure copine)
  • Avant 9h et après 18h, j’envoie un mail si j’ai un truc qui ne peut VRAIMENT pas attendre MAIS je n’ouvre pas les mails que je reçois avant 9h ou après 18h, ils attendront le lendemain (ou si j’ouvre je ne réponds pas – il ne faut pas donner de mauvaises habitudes).
  • Le weekend, je COUPE TOUT. D’ailleurs je m’éloigne de plus en plus de l’ordi même juste pour le plaisir le weekend. Je suis trop tentée d’avancer sur des projets en cours ou de répondre à un mail sinon.
  • Je dis NON. Et alors ça c’est une vraie révolution chez moi. Si je n’ai pas le temps où je suis occupée à faire autre chose je dis NON. Désolé je ne peux pas le faire de suite, je ne le ferai que demain, ça attendra la fin de semaine… NON NON NON. Je vous promets, dire non est véritablement libérateur (et vecteur de respect d’ailleurs bizarrement)

Je vous quitte d’ailleurs sur cette pensée, libérez votre esprit de vos applications liées au boulot qui vous enchainent où que vous soyez : au resto, chez des amis, avec votre chéri(e). On donne tellement à nos interlocuteurs que parfois on en oublierait presque les gens juste en face de nous. Enfin, on pense à tort que le monde s’arrêtera de tourner si on a le malheur de ne pas toujours être là pour les autres. Le monde ne vous a jamais attendu pour tourner, ni vous, ni moi. On est pas si importants que ça. Tout ou presque peut attendre, surtout votre boss ! Et n’attendons pas de faire face à une vraie urgence pas drôle pour se rendre compte de la vraie valeur des choses (et de l’absence totale de valeur de certaines autres choses !)

Je vous retrouve demain pour une nouvelle chronique !

Prenez soin de vous

J.

Les Chroniques du Ramadan #4

De l’importance de l’amitié

En ce 4e jour de Ramadan, mes pensées vont à mes amis que je ne peux plus voir et j’ai envie de leur dédier cette chronique.

Les amis, se sont ceux qui, les premiers, apprennent à connaitre la vraie version de vous, l’aiment, l’acceptent, la challengent.

Dans sa chanson « Avec eux », Grand corps malade écrivait ceci sur l’amitié:

On s’est connu à l’école, en colonie ou au sport
on s’est jaugé, on s’est parlé, ces p’tits débuts qui valent de l’or
La vie a fait qu’on s’est revus, l’envie a fait qu’on est restés
Ensemble autant qu’on a pu sans tant ça allait nous bouster
On a su dès le début qu’il y avait quelque chose de spécial
les lascars m’ont convaincu que leur présence m’était cruciale

L’amitié c’est une autoroute avec de belles destinations
elles sont toutes bien indiquées et ça devient vite une addiction
Ca ressemble un peu à l’amour mais en moins dur, je vais m’expliquer
c’est plus serein, moins pulsionnel donc forcément moins compliqué

Je n’aurais pas mieux dit, il a mis des mots sur des éléments de ma vie devenus indispensable à ma santé, à mon bonheur et à mon épanouissement. Je n’ai pas eu la chance d’avoir mes cousins et cousines autour de moi en grandissant. Les amitiés que j’ai créés sont la famille que j’ai choisi de garder à mes côtés et je sais que je ne suis pas la seule à penser ainsi!

Mes plus vieux amis m’ont vu grandir, ont traversé le monde pour que l’on vive des moments inoubliables, ils ont été présents pendant les grandes joies mais surtout ils n’ont jamais broncher à se pointer à n’importe quelle heure avec un sachet de m&ms XXL et une bonne tisane sans poser une seule question quand le moral n’était pas au beau fixe.

Bien sûr, toutes les histoires d’amitié ne sont pas des « Happily Ever After » et comme tout le monde, j’ai perdu des gens dont je ne pensais jamais me séparer un jour mais la vie est ainsi. Des gens arrivent et restent, d’autres repartent soit dans l’indifférence, soit dans la douleur. Certains reviennent bien sûr, pour tisser des liens plus purs, plus forts. Ma mère m’a d’ailleurs conseillé, il n’y a pas si longtemps, de ne jamais salir les souvenirs vécus avec quelqu’un car on ne sait jamais ce que l’avenir réserve et, des relations brisées pendant presque une décennie, peuvent se recréer encore plus fortes.

Mais en amitié existe une valeur essentielle qui, lorsqu’elle se perd, met en danger l’équilibre de la relation : c’est la réciprocité. Ne prenez jamais pour acquis vos amis des gens qui vous donne leur amitié et vous accordent du temps.

Je m’explique, l’amitié se cultive, elle se chérie et elle grandit avec de belles attentions et des présents : matériels et intangibles. Evidemment, notre vie est pleine de rebondissements, il arrive que l’on soit si occupés qu’on ne décroche plus son téléphone, qu’on réponde à un message sur 3 et qu’on décline invitation sur invitation. Ça arrive, c’est la vie mais les personnes en face de vous, même si elles vous connaissent pas coeur et vous aiment, ne doivent pas subir sans retour de votre votre part. Elles sont encore là aujourd’hui mais peut être pas demain!

Ainsi et en ces temps vraiment particuliers je vous lance un petit défi : et si vous décrochiez votre téléphone pour APPELER une personne que vous n’avez pas vu depuis longtemps, une personne à qui vous pensez souvent mais vous savez, le temps a creusé ce petit vide qui vous rend un peu mal à l’aise après un énième message sans réponse ou un oubli d’anniversaire. Un vrai appel, de vive voix pour lui dire que vous pensez à elle et que malgré tout, cette personne compte pour vous. Mettez-vous en danger, 9 fois sur 10, cet appel est l’occasion de renouer avec une personne que la vie a éloigné malgré votre volonté. Et si c’est le 10e cas qui se présente, vous aurez essayé et vous ne pourrez jamais vous le reprocher !

A mes copains d’amour, cet article est pour vous : j’ai hâte de vous serrer de nouveau dans mes bras …

EXPOSITION-4

Les Chroniques du Ramadan #3

De l’importance de s’affranchir ! 

Bonjour à toutes et à toutes,

Déjà merci de me lire chaque soir, chaque matin, quand vous pouvez ! Ça me touche, je ne vous le répèterai pas une énième fois mais écrire fait partie intégrante de moi, c’est peut être l’acte le plus intime que je puisse vous offrir. Donc merci !

Pour tout vous avouer, je n’étais pas partie pour écrire sur ce sujet de comment sortir de l’influence familiale et de l’importance de le faire au plus tôt et correctement mais après une énième discussion sur le sujet, il m’a paru important de faire cette chronique.

Nos parents sont souvent tout pour nous, depuis toujours. Ils nous mettent au monde, nous donnent amour, temps, moyens et sacrifient beaucoup pour que nous ayons une vie plus belle, plus simple.

Après deux décennies passées à se construire entre valeurs traditionnelles, éducation transmise et volontés personnelles on se retrouve souvent au premier croisement de notre vie. Si nos envies et les leurs concordent, tant mieux pour tous, ce premier croisement est au vert.

Vous vous doutez bien que tout ne se passe pas toujours comme ça, ce serait trop beau (ou trop ennuyeux on ne sait pas vraiment) mais que ce soit : les études, le boulot ou encore l’amour, il y a souvent quelque chose qui sème la discorde dans une entente familiale jusqu’ici parfaite.

C’est le moment où, également, on se voit placarder la bénédiction de nos parents comme élement vital dans la continuité de notre vie. Sans elle, on se retrouve paralysés dans l’attente de la catastrophe colossale qui s’abattra sur nous sitôt qu’on aura osé défier l’autorité parentale. Elle arrivera cette catastrophe c’est sûr on nous l’a tellement promis.. Et si c’était eux qui se trompaient ?

Je fais un très gros raccourcis volontaire et choquant pour certains peut-être mais, vraiment, et si ils se trompaient ? Oui ils prennent toutes leurs décisions motivées par l’instinc de préservation. Oui, souvent ils ont eu raison mais si, sur ce coup là, c’était eux qui se trompaient ?

Accepter que les personnes les plus fiables que nous ayons connu puissent se tromper est un premier choc. Réussir à aller à l’encontre d’une interdiction ou d’une décision en est une autre mais c’est essentiel. A 20 ans, 25 ans, 30 ans et même peut être avant, vous avez une, deux, trois décennies pendant lesquelles vous vous êtes construits, instruits, vous avez appris à vous connaitre, à réfléchir pour vous et avez compris ce qui vous correspondait ou pas. Soyons honnêtes, vous aimez profondément vos parents, mais quand vous vous regardez dans le miroir, qui voyez-vous? Votre reflet ou celui de vos géniteurs ?

Il s’agit dès lors d’assumer ce reflet, même s’il dérange. Attention, il ne s’agit pas de l’imposer envers et contre tout. Il faut comprendre et accepter que nos parents, de 20 ou 30 ans nos aînés ont leur vie, leurs propres principes qu’ils ont muri. Ils ont leurs craintes, leur experience aussi qui conditionne leur comportement. Il s’agit tout simplement d’accepter que ce qui est bon pour soi n’est pas forcément en concordance avec ce qui nous a été inculqué et ce n’est pas parce que c’est différent qu’il y a un ordre hiérarchique entre volonté personnelle et volonté parentale.

Je finis sur une petite pensée : personne ne doit avoir l’ascendant psychologique sur un adulte mature, responsable et sensé. Ainsi, personne ne doit être en mesure de vous faire du chantage affectif ou de vous tenir en otage de ses volontés pour vous. Vous ne laisseriez pas des étrangers faire, pour vos familles, c’est pareil. L’amour ne doit jamais être pris en otage et donné ou retiré en échange d’un comportement à reproduire pour le mériter. L’amour est là pour tout un tas d’autres raisons et bien souvent il est inconditionnel. C’est à vous, en tant qu’adulte de renverser les standards de cet amour et de lui redonner sa véritable place.

Je vous souhaite du fond du coeur que cette émancipation se passe dans le calme et dans la sérénité. Si ce n’est pas le cas, gardez à l’esprit que l’orage ne dure jamais toute la vie et que vous aussi, vous pouvez prendre des décisions difficiles par amour pour eux mais avant tout par respect pour vous et pour cette belle éducation, ces belles valeurs que vous demandez juste à mettre en application par vous même.

A demain pour une nouvelle chronique.

Prenez soin de vous

J.

EXPOSITION-3

Les Chroniques du Ramadan #2

Des hasards du Destin. 

Pendant que je marche vers chez Hugo, après avoir garé la voiture de mes parents partis en vacances, je savoure ma liberté tant attendue. Il fait si chaud en cette soirée de juillet, mes sandales claquent, ma robe vole au rythme de la brise chaude si tard après le coucher du soleil. Je m’aperçois sur les surfaces vitrées des commerces fermés. Je me souris, teint hâlé, tête haute, cheveux relâchés, bon, ça n’est pas si mal aujourd’hui!

Je suis contente d’aller le retrouver, Hugo est vraiment cool, et puis il me fait vraiment mourir de rire, un vrai coup de coeur rencontré à un concert deux semaines plus tôt. On parle de tout, on se charrie tout le temps. Son truc c’est le rap français à l’ancienne et ça le fait hurler que je ne connaisse pas mes « classiques ».

Il vient m’accueillir devant la résidence, tiens, c’est bizarre, il à l’air un peu tendu… le regard fuyant, il est distant.

« Kenza, il faut qu’on parle ».

« Ouais ok, qu’est ce qui ne va pas? » Mon coeur s’accélère, ma gorge s’assèche et mon regard s’évade. Putain qu’est ce qui ne va pas encore.. Lui en revanche s’adoucit, il me prend les main, son regard s’illumine. Ouf.. ce n’est peut être pas si grave. Et puis… il se met à parler

 » Je préfère qu’on ait cette discussion tout de suite Kenza, parce que je t’aime beaucoup, vraiment, à tel point que je ne saurais l’expliquer mais je sais aussi que si on continue, on aura une super relation, l’une des plus belles mais je ne peux pas te donner ce que tu attends de moi et j’ai besoin de quelque chose que tu ne peux pas m’offrir. Je préfère qu’on s’arrête là. »

J’étais tellement concentrée sur ses paroles que je n’ai même pas remarqué que nous n’étions pas entrés, j’avais pourtant prévu des douceurs pour le film qu’on avait choisit pour la soirée. Le salop, il avait prévu son coup… Au bout d’un temps je ne l’écoute plus, si je suis honnête je ne suis même pas en colère, je le savais aussi, il a juste été vraiment mature sur ce coup là.

« Ok… » je finis par lâcher « on peut en discuter à l’intérieur? »

« Non… si tu entres, on repart de zéro et je ne me vois pas souffrir pour quelque chose qui n’a pas d’avenir ».

Waou, celle là je ne l’avais pas vu venir, il me laisse une bise au gros goût d’adieu, me raccompagne à la voiture. Il me lâche même une petite blague avant que je ne démarre. Et puis… Je hurle, je pleure, je le hais de me faire ça. Je n’avais pas besoin de lui, je ne le connaissais même pas il y a deux semaines. Pourquoi je suis allée à ce putain de concert. POURQUOI. Pourquoi je m’obstine à vouloir les changer, pourquoi je continue d’espérer que malgré nos différences, je finirai par trouver le bon, celui qui me fait rire, qui partage les mêmes valeurs que moi, la même foi… Mais ça n’existe pas bien sûr. Tout ce travail que j’ai fait sur moi ces 9 derniers mois n’a donc servi à rien. Si c’est pour me faire larguer avant même le début de quelques chose.

Cette nuit là, je dors si mal, je me sens si mal, perdue, honteuse même. Mon réveil sonne à 4h. Il faut se lever pour manger avant le premier jour du jeûne. J’ai les yeux encore rouges et gonflés d’avoir tant pleuré. Ces 9 derniers mois j’étais pourtant persuadée d’avoir été sur le bon chemin non? Je me suis rapprochée de Toi non? Je n’ai rien manqué, pas une prière, rien… Du coup quand je vois Hugo et que je ne demande rien, ce n’est pas TOI qui me l’envoie ? Je finis d’avaler à contre coeur mes dattes et ma compote, ce n’est pas grand chose mais sans ça, je sais que je ne vais pas tenir au boulot le lendemain.

Je retourne me coucher avec cette pensée profonde : « S’il te plait, si je suis sur le bon chemin, sur TON chemin, envoie moi quelque chose, n’importe quoi, un signe, une lumière, n’importe mais j’ai besoin de savoir que je ne suis pas complètement paumée ».

Au boulot, je finis par oublier un peu Hugo, en même temps, personne ne le connaissait, ça aide…

Quelques jours après mon directeur m’appelle en urgence « Kenza s’il te plait accompagne Sarah sur son activité plein air, le stagiaire ne s’est pas levé ce matin ». Et puis quoi encore, je n’ai même pas prévue de sortir, pas de baskets, pas de tenue de sport. Oh et puis merde je les encadre juste, déjà que je dépanne il va pas me faire chier en plus.

Dans la voiture je bougonne, je n’ai vraiment pas envie d’être là, j’ai faim et je n’avais pas prévue de faire du sport, je laisse Sarah tout gérer et moi je traine derrière avec les jeunes dissipée, je fais voiture poubelle.

C’est quand le groupe s’installe que je le vois. Il vient nous dire bonjour et nous sort son plus grand sourire, un sourire sincère, doux. Lui est plutôt grand, discret.. « Alors les filles, on est prêtes ? »  Il sourit jusqu’à ses yeux vert/miel qui brillent. Coup de poing. Je n’arrive pas à le quitter des yeux, je suis.. hypnotisée.

Je ne l’attendais pas et pourtant c’est vrai je l’ai demandé. Il est entré dans ma vie sans prévenir, sans demander la permission, il s’est imposé comme une évidence. Oh comme Hugo m’a paru loin. Dieu ne m’avait pas abandonné, il me montrait une dernière fois ce qui ne m’était pas destiné pour apprendre à accueillir mon Destin, le vrai, au détour d’une rencontre faite au hasard.

C’est avec lui que j’ai compris à quel point ces mois difficile ayant précédé sa rencontre à me déconstruire de bout en bout et réapprendre à m’aimer ont compté dans notre histoire. Ce n’est qu’en se connaissant, en s’acceptant, en connaissant sa vraie valeur et ses vraies priorités qu’on peut accueillir dans sa vie la personne qui nous complète. Il n’y a ni âge ni ordre et on a le droit de se tromper dans ce processus.

A toutes les âmes seules, je suis avec vous, continuez de vivre pour vous, votre moitié n’attend que de vous rencontrer.

Ce texte, je le dédie à l’amour de ma vie qui m’a sauvé de plus qu’il ne le pense mais aussi à toutes mes soeurs de coeur qui ont été déçues, trop souvent et qui finissent par penser que le problème vient d’elles. Vous n’êtes pas à blâmer. Tant que vous restez fidèles à vos valeurs, vous n’avez pas à garder dans le coeur les conséquences des comportements de personnes qui ne vous ont jamais mérité.

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Les Chroniques du Ramadan #1

EXPOSITION

De l’importance de viser l’excellence.

Bonjour à toutes et à tous,

Je ne suis que joie de vous écrire de nouveau pendant ce mois béni que nous avons accueilli dans nos foyers depuis hier soir. Posez-vous, respirez un bon coup, fermez les yeux et laissez-vous errer à penser, aucun tracas, les démons sont enchaînés, nous avons un mois pour nous retrouver et renouer avec de belles habitudes. Un petit nuage de paix est venu s’installer au dessus de vous, mais il nous appartient encore totalement de l’utiliser au mieux!

Rentrons vite dans le vif du sujet du jour. Nous avons fait un live cette semaine pendant lequel je vous ai exposé une partie de mon parcours (j’avais encore tant de choses à vous dire mais je suis pipelette et nous aurons le temps d’approfondir cette discussion dans l’avenir) et quelque chose m’a particulièrement frappé.

Je vous disais, avec candeur je dois l’avouer, à quel point la recherche de l’excellence est un principe qui a drivé mes choix pendant longtemps. L’excellence pour soi et pas en concurrence avec les autres. Soi le meilleur pas forcément meilleur que les autres, la comparaison n’étant jamais objective.

La recherche de l’excellence pour soi, vise a toujours lutter contre ses démons personnels : flemmardise, avarice, procrastination.. pour devenir la meilleure version possible de soi même. Je ne suis pas en train de vous vendre un énième cours de développement personnel mais la recherche de l’excellence peut être (et devrait être) étroitement liée à tous les aspects de notre existence. Et par elle, nous nous élevons et nous pouvons atteindre un certain niveau de paix intérieure.

Prenez le Ramadan par exemple, pendant ce mois, nous cherchons à exceller dans notre pratique, dans notre dévouement à Dieu, dans nos rapport aux autres. Dans la vie commune, c’est absolument pareil : on recherche le meilleur moment pour partir en vacances, le meilleur endroit où étudier, le meilleur job… pour soi.

Oui mais Jihed, l’excellence, c’est loin.

Oui et? L’Asie aussi c’est loin, on ne vous demande pas d’y aller à pieds et vous finissez par l’atteindre sans même faire attention au « comment » . Il existe un moyen, il vous suffit juste de réunir les éléments pour utiliser ce moyen qui vous permet d’atteindre ce but lointain. Continuons sur l’Asie. Pour avoir cet avion, vous allez travailler pour avoir des sous, patienter aussi pour poser des congés et apprendre une langue et vous documenter pour vous débrouiller sur place. Non ?

Dans la vie c’est PAREIL, on visualise déjà quelque chose qui nous plait et qu’on aime faire parce qu’on va devoir y mettre du temps, des moyens et de l’énergie à cultiver cette qualité, autant partir de quelque chose que vous aimez bien. Et ensuite on bosse, beaucoup et pour soi avant tout et on ne prend pas le temps de s’arrêter pour voir les autres ont mieux ou moins bien ce ne sont que des vices de l’égo. On s’arrache, et ensuite on récolte et surtout on ne s’excuse pas de récolter.

Vous savez, avoir de l’ambition, l’afficher et travailler pour n’est pas très bien vu de tout le monde. Je ne m’attarderai pas à expliquer les comportements qui suivent. On dit toujours et de façon assez automatiques « oh ils sont jaloux ». Je pense personnellement que c’est encore plus complexe que ça. Il y a des gens qui n’ont pas eu la chance d’être élevés par un entourage qui encourage cette ambition, qui se sont retrouvé en face de membres proches qui les ont saqué toute leur vie et qui automatiquement reproduisent ces comportements.

C’est ainsi, on ne doit ni supporter le poids de quelque chose que nous n’avons pas causé, ni accepter de continuer d’avoir dans son encourage des gens qui nous sapent notre moral, nos envies et nos ambitions. Si on vous expose un rêve, dites à la personne qu’elle peut aller encore plus haut. Soyez toujours honnêtes et bienveillants vous ne savez pas qui vous aidera dans votre vie ou vous tendra la main.

Visez toujours l’excellence, vous le méritez qui que vous soyez et tout ce que vous récolterez grâce à cette vision.

A demain pour de nouveaux écrits …

Jihed

 

 

 

Les robes, les beaux jours et vous !

Summer Travel Photo Collage

Bonjour à toutes!

Voici un article que je pourrai réécrire mille et une fois au grès des années qui passent et des goûts qui évoluent tellement la robe est un vêtement que j’affectionne particulièrement. D’ailleurs, si un jour je porte assez haut mon courage et je décide enfin d’aller poser mes valises dans un endroit chaud, sachez que la motivation de ne porter QUE des robes aura au moins pesé dans 40% de ma prise de décision.

Je ne vais pas vous faire un énième cours de morpho ou d’acceptation de soi. Si tu n’aimes pas tes bras, il y a des robes pour toi, si tu te trouve trop ronde, il y a des robes pour toi, si tu te trouves trop grande, il y a des robes pour toi, si tu te trouves trop mince, il y a … bon je pense que vous avez saisi mais quelle que soit ta morpho et/ou ta perception de celle-ci, il y a AU MOINS une robe pour toi dans laquelle tu peux conquerir le monde.

D’ailleurs et je vais finir par là sinon vous ne m’arrêtrez plus, la robe est un vêtement qui se suffit à lui même. Pas besoin de trop l’accessoiriser, quand on arrive avec une robe, bien choisie, bien coupée et dans laquelle on se sent bien, on rayonne bien souvent au delà de ce qu’on pourrait penser. Enfin, et ce n’est que mon avis, il est assez difficile d’en faire « trop » avec une robe. Donc osez, lâchez-vous merde on a pas encore la chance de vivre sous les tropiques, les beaux jours sont comptés et on a franchement autre chose à faire que d’hésiter à enfin être les belles gosses bien sapées qu’on mérite d’être.

Voici donc une sélection non exhaustive de quelques pépites que j’aime beaucoup. Il y a du long, du court, de l’ample et du près du corps j’aime tout en matière de robe. Un seul conseil : si c’est en promo, FONCEZ. Sinon, patientez un peu qu’un rabais s’invite dans votre panier. Soyons stylées mais toujours en conscience de ce dont on a envie sans vider sa CB pour ne rien porter derrière. Mieux vaut 3 pièces dont vous allez profiter à fond que 10 que vous allez laisser moisir dans votre dressing en vous demandant où votre salaire est donc passé ce mois-ci!

Disclaimer : C’est une sélection à tous prix ! vous avez du Shein (que je trouve top pour les articles estivaux à prix tout doux), comme du sundress à 150€ la robe. En revanche, pas de Boohoo ni de Nastygal qui sont deux e-shop donc la qualité n’a pas arrêté de décliner et les prix d’augmenter donc faut pas déconner non plus ! 

 

NA-KD

Montage photo lunettes cool avec homme avec lignes jaunes

L’un des sites à la mode, vous ne pouvez pas passer à côté si vous avez insta ! Mais comme souvent, beaucoup, beaucoup d’articles et on ne sait pas où donner de la tête. Je trouve pourtant qu’ils ont des pièces assez sympas et originales, attention en revanche aux articles revendus d’autres marques. Allez toujours checker le site original car souvent les articles revendus d’autres marques ont les prix trop gonflés.

 

 

nakd_ballon_sleeve_v_front_dress_1018-003173-6401_01c
45,95€
nakd_printed_tie_collar_maxi_dress_1018-003171-0951_02c
31,95€
nakd_tie_neck_pleated_dress_1018-003097-0005_01c
68,95€

 

 

 

 

 

 

 

 

Essentiellement des robes longues dans cette sélection et plutôt « simples », rien de plus facile pour les habiller néanmoins, une belle paire de talons colorées, une belle ceinture vintage ou un beau chapeau et des bijoux qui vous subliment!

nakd_striped_v_neck_side_slit_dress_1018-002209-1423_04c_r
68,95€
nakd_knot_front_maxi_shirt_dress_1651-000011-0002_03c
68,95€
luisa_lion_waist_detail_button_up_dress_white_1590-000044-0001_04c
68,95€
trendyol_buttoned_maxi_dress_1494-003030-0118_04c-2
45,95€

 

 

 

 

 

 

 

 

MISSGUIDED

Montage photo lunettes cool avec homme avec lignes jaunes copie

 

m9

Bon ok, je triche, c’est pas une robe mais on peut s’arrêter deux minutes sur la beauté de la combi ? Avec une paire de sandales à talons carré c’est juste PARFAIT. A porter à mon avis bien large pour, à shoper ICI pour moins de 30€!

 

 

 

 

missguided1
55€
m2
33€
m3
42€
m4
33€
m5
42€
m6
33€
m7
35€

 

 

m8
38€

 

Pour avoir plusieurs robes Missguided voici quelques conseils :

Attention à la longueur de la robe, ils ont pour habitude de proposer des robes très courtes donc on fait gaffe et on en prend que des choses avec lesquelles on est à l’aise.

Si vous hésitez entre deux tailles, prenez celle du dessus!

 

 

 

H&M

H&M

 

Une toute petite sélection ici de robes qui se suffisent à elles-même et qui ont l’air de super qualité ! Et non, on n’attend pas d’être au bord de la plage pour les porter et on ose les imprimés même en ville. Vous verrez, il suffit de sauter le pas!

hmgoepprod
39,99€
hmgoepprod-2
39,99€
hmgoepprod-4
49,99€

 

SHEIN

Montage photo lunettes cool avec homme avec lignes jaunes copie 2

J’en parle souvent sur instagram mais Shein c’est vraiment un de mes sites coup de coeur. Alors je ne vais pas parler « éthique », il est vrai que c’est un site où on trouve pas mal de dupes de grandes marques mais je me dis que 1) tout le monde n’a pas la même bourse 2) l’argent ne devrait pas être un facteur de complexe pour s’habiller comme on veut. Donc tant que vous faites des trucs avec lesquels vous êtes à l’aise, GOGO.

Sur le site, je vais à fond sur les robes très marquée soit dans la tendance soit dans le style, parce qu’à ce prix là, on peut se permettre d’acheter un vêtement et de s’en lasser quelques mois après!

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22€
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19€
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25€
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26€
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19€
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20€

 

PRETTY WIRE

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LE concept store que vous avez du voir maintes et maintes fois passer sur insta. Jusqu’à leur boutique éphémère à Paris l’an dernier je n’avais jamais osé acheter pour plusieurs raisons : 1) je n’arrivais pas à cerner la qualité des produits que je trouvais d’ailleurs plutôt onéreux 2) comme il y avait beaucoup de modèles qui se vendaient en même temps sur d’autres e-shop je ne voyais pas la création originale, c’était juste un site de revente un peu chère car très bien marketé.

J’ai finalement craqué et je ne regrette pas trop. Alors pour être honnête, je n’achèterai pas au prix fort et si les produits étaient dispos sur Shein, je n’hésiterai pas une seconde. Néanmoins, il y a quelques modèles qui valent le détour. Je n’en ai sélectionné que deux pour cette sélection

 

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89
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69,90€

 

 

 

 

 

 

 

 

SUNDRESS

 

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Sundress, c’est un peu ma marque coup de coeur. Je ne saurais vous dire ce que la qualité des pièces vaut mais je n’ai aucun doute sur le fait que ce soient de très belles pièces. Déjà je les ai vu sur deux morpho très différentes et WAOU, les robes tombent à merveille, ça veut dire beaucoup.

En plus, les robes ont du caractère, ça se voit de suite, une vraie identité qui se rapproche beaucoup des inspis méditéranéennes (voulue par la marque) et ça me parle de fou. Méditerranée remise au gout du jour avec des coloris de DINGUE ! Go bosser comme une folle pour acquérir quelques pièces pour la belle saison!

 

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199€

 

Méga coup de coeur, j’adore tout, la couleur, la coupe et le fait que ça doit aller à merveille aux filles à la poitrine discrète ! A shopper ici!

PS: mon anniversaire c’est dans un mois… Au cas où haha!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La robe caftan c’est vraiment ma forme préférée. Elle va à toute le monde, grande petite, ronde, mince, enceinte, en train de retrouver la forme. Elle est d’une élégance folle celle ci et la couleur …. A retrouver ici

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159€
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209€

 

 

 

Une merveille cette robe. On devrait toutes avoir une robe blanche un peu STATEMENT. Elles sont indémodables, le tout est d’en prendre une super qualitative qui dure dans le temps!A retrouver directement ici

Idem pour la robe noire. A porter ici avec une paire de basket pour la journée et une super paire de talons et ceinturée pour la nuit. Une pièce versatile, un investissement mais canon! A shopper ici

CLAUDIA_1_1200x
159€

 

Je pourrais continuer encore et encore avec de beaux e-shop et de belles collections. D’ailleurs, si vous avez des petites marques à me conseiller n’hésitez pas!

J’espère vraiment que cette petite sélection vous a plus ! Je m’en vais me ruiner en shoppant la moitié de ma sélection ….

Avec amour

J.

Le jour où la vie a basculé…

 

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Chers tous,

J’ai envie de vous parler de tout sauf de ça mais on ne peut pas courir sans savoir marcher. Chaque chose en son temps, et il est temps de redonner sa place à l’instant présent sans anticiper l’après.

J’ai lu ce matin que cette période particulière pouvait être vécue, même par des personnes peu ou pas touchées par les désastres du virus comme … un deuil. Et bizarrement, alors que tout va relativement bien, ça m’a parlé beaucoup plus que les faux semblants de bonheur qui circulent depuis 18j. 

Un jour tu es là à planifier ta semaine, lundi : aller aux courses, mardi : dîner avec les copines, mercredi : aprem shopping/massage et diner party à la maison devant top chef, jeudi : réunion jusqu’à 20h, vendredi : DATE NIGHT. Et, du jour au lendemain, tout bascule. La liberté la plus primaire qu’elle puisse être, celle de te déplacer absolument où tu veux quand tu veux pour CE QUE TU VEUX, t’as été enlevée, retirée, juste comme ça.

Tu as lu pourtant partout, dans des romans, dans tes bouquins d’histoire, tu vas vu dans des témoignages poignants des gens qui se voient privés de cette petite liberté d’aller et venir sans se faire questionner et PIRE réprimer. Tu sais que ça existe, que ça a existé et tu es vite passée à autre chose en allant acheter ton pain en te disant que ça ne te toucheras de toute façon jamais. Toi, tu es ici, eux ils vivent loin, là bas ou ont vécu à une autre époque et l’Histoire ne se répète pas. Enfin pas tout à fait pareil.

Je crois peu au fait qu’on peut passer de tout à rien et continuer de vivre comme si de rien n’était. Pire, on s’est tellement forcés ces dernières semaines à aller bien, à faire comme-ci, comme ça, qu’on a peut être pas assez pris le temps de digérer que les choses n’étaient plus pareil et ne le seraient peut être plus du tout.

Ce n’est pas forcément grave, c’est juste différent et il faut du temps pour l’accepter. 

On est beaucoup à penser que rien n’arrive par hasard et il est probablement encore trop tôt pour retirer un quelconque enseignement de cette période ou un quelconque recul. Ne forçons pas les choses, ça arrivera quand ça arrivera.

C’est le temps qui rythme notre journée et qui reprend ses droits, les vrais. C’est presque la seule chose qui est restée constante dans cette période si particulière. C’est peut être donc le moment parfait pour ne plus courir derrière ou le subir. Se ré-approprier le temps, sa journée, son déroulé en limitant les nuisances et les interactions non désirées.

Donc prenez le temps, de reposer votre cerveau, prenez le temps aussi de digérer tout ce que vous avez vécu ces derniers temps, prenez le temps de ressentir tout ce que vous devez ressentir. C’est, depuis le début du lockdown, la course au confinement parfait : qui a la maison la mieux rangée, qui a fait le plus de trie, qui cuisine le mieux tout en sortant le moins, qui agit sur son développement personnel, qui avance à 200 à l’heure sur ses dossiers, qui file le parfait amour et redécouvre le plaisir du couple h24 ensemble….

Je veux juste vous dire que c’est ok de ne pas être dans ce mood là aussi. On ne va pas s’arrêter de courir derrière tout et tout le monde dehors pour recommencer absolument le même schéma dedans. No way, laissez votre cerveau respirer, de sorte à ce qu’il y ai véritablement un changement entre l’avant confinement et l’après confinement.

De notre côté et sans forcément de planification, bébé de 10 mois oblige, on a des journée  de productivité absolue (souvent les plus chaotiques d’ailleurs!) et des journées où juste le fait de réussir à se laver avant 22h est une victoire. En revanche, on sent notre mood peu à peu changer ces derniers jours. Après trois semaines, on se sent un peu plus zens, moins stressés à accomplir et plus à même de suivre notre flow, où que ça nous mène…

Comme toujours, coucher mes pensées ici a été d’une grande aide pour me débarrasser du stress et des ondes négatives liées au confinement donc quelque soit votre exutoire : écriture / dessin / sport … faites le en priorité et dites m’en des nouvelles !

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L’allaitement – 10 mois après

Hello à toutes !

Voilà un article que je ne pensais pas publier pour plusieurs raisons : 1) il est toujours assez difficile d’avoir du recul sur une situation pas encore terminée 2) Je pense sincèrement que l’allaitement a été la chose la plus difficile que j’ai eu à faire de toute ma vie et je ne veux pas décourager les mamans et futures mamans présentes ici. C’est mon expérience, mon ressenti mais si ça peut aider à relativiser certaines difficultés alors il vaut peut être bien de vous partager mon expérience.

Disclaimer : bien sur ce que vous allez lire est MON expérience, elle n’est pas parfaite et ne constitue pas une vérité générale. Elle a surtout beaucoup évolué en 10 mois et si c’était à refaire avec un 2e bébé, ce témoignage m’aidera à relativiser beaucoup de choses que j’ai vécu et ressenti !

A tous ceux qui arriveront au bout… BONNE LECTURE !

AVANT L’ACCOUCHEMENT

Alors, en ce qui me concerne, l’allaitement a toujours fait partie de mon entourage, c’était quelque chose que j’avais vu faire depuis petite sans trop y prêter attention. Je savais que les bébés se nourrissaient comme ça, j’avais vu faire ma maman avec mes frères – un souvenir que je n’ai plus vivement en tête mais qui a dû rester en moi – j’ai vu faire mes tantes, bref je savais ce que c’était et j’ai été, tout au long de ma vie confronté à l’allaitement. Je n’en ai pas gardé des souvenirs très vifs mais c’était présent dans mon écosystème et je n’avais pas du tout un avis militant ni pro ni contre ça. C’était là, un point c’est tout.

Au moment de moi-même tomber enceinte, ce n’est un sujet que nous n’avons jamais abordé avec Ghiles. Il me paraissait tout naturel que j’allaiterai. Ce choix n’était alors pas du tout motivé ni par des raisons de santé, ni par une question de ressource, il n’était même pas un choix militant, il me paraissait juste logique.

Quand j’ai lu un peu plus sur le sujet, j’ai trouvé le tout complètement fou. Dire que le corps humain est bien fait relève vraiment de l’euphémisme. C’est juste FOU. Au delà de la logique, je trouvais ça beau et absolument extraordinaire de faire grandir son enfant, les premiers mois, uniquement avec ce qui pouvait sortir de mon propre corps. Justement, ce corps même en qui je n’ai jamais eu une grande foi, en qui je n’ai jamais fait confiance. Un corps qui a souvent été décrié par les Autres comme n’étant, ni bien proportionné, ni beau.. trop fragile, juste utile à me faire vivre un point c’est tout.

C’est d’ailleurs fou comme la grossesse a changé mon rapport de confiance entre mon corps et moi. Well… growing a whole human body in your womb can do that !

Mais voilà, un peu comme la grossesse et l’accouchement, j’y allais un peu à la one again et j’aurai pu, peut-être être mieux préparée.

A LA MATERNITÉ

C’est là que ça s’est un peu compliqué pour moi. Mon accouchement a déclenché une coulée automatique de colostrum. Je me souviens que je m’étais retrouvée complètement trempée. Sauf que je n’avais aucune idée de ce qu’était la tétée de bienvenue et que j’attendais bien sagement qu’on m’aide à mettre bébé au sein. Je suis restée plus de deux heures en salle d’accouchement avec la poitrine trempée, Eyden en train de me téter le cou et moi, complètement ahurie à attendre qu’on me donne un hypothétique « top départ ». J’ai accouché à 11h20 et suis montée en chambre à 15H30. Avant de monter, les auxiliaires ont fait une première tentative peu fructueuse. Elles n’ont pas insisté, lui ont donné un peu de lait à l’aide d’une seringue et on est monté.

La suite a été hyper difficile. Je m’étais toujours dit que si j’arrivais à allaiter c’était super mais si pour x raisons je n’y arrivais pas ce n’était pas grave. Je ne m’en voudrai pas et donnerai le biberon. Il n’y avait pas un ordre hiérarchique entre les deux méthodes dans ma tête. C’était le cas jusqu’à cette première seringue de lait. J’étais tellement mais tellement mais tellement mal. J’ai réalisé à cet instant que je tenais à allaiter. J’y tenais absolument. Avec le recul, je peux vous dire que le succès de mon début d’allaitement, je le dois à 10000% à l’équipe médicale de la maternité de Trousseau. Les auxiliaires de puériculture ont été extraordinaires, elles tenaient autant que moi à ce qu’Eyden allaite et elles mettaient tout leur cœur à m’aider. Parce qu’à partir de notre montée en chambre ça a été la guerre. Si bien que les premières semaines, ma poitrine est restée marquée des griffures d’Eyden. C’était un champ de bataille ! Toutes les personnes qui regardaient me demandaient ce qui avait bien pu se passer.

A chaque mise au sein, des hurlements, Eyden ne voulait pas, ne savait pas et moi je me sentais hyper coupable de ne pas avoir compris qu’il fallait que je le mette sitôt venu au monde. Du coup, je me suis mise une pression énorme qui ne m’a jamais vraiment quitté.

Ce qui n’a pas aidé sont la fréquence des visites le premier jour. J’ai adoré recevoir des visites à l’hôpital, vraiment trop adoré, mais on aurait peut-être dû commencer à en recevoir une fois l’allaitement mis en place. Bien sûr, Eyden voulait toujours téter quand il y avait du monde et mettre au sein son bébé devant 6 paires d’yeux ce n’est pas hyper facile.

Jour et nuit, j’appelais à l’aide, en vain. Une nuit, on a même menti sur le petit carnet de relevé pour que l’équipe ne lui donne pas encore une seringue de lait. J’ai dû lui donner un ou deux biberons je ne me souviens même plus trop qu’il prenait A MERVEILLE et j’avais peur qu’il ne sache plus comment faire pour téter bref j’étais une boule de nerfs hyper angoissée. Souvenez-vous en plus que je n’étais pas seule en chambre et vous obtenez une nouvelle maman au bout du rouleau.

Je me souviens de la première fois où il a vraiment pris le sein, le lendemain je crois de mon accouchement. J’étais si soulagée que sitôt que j’ai senti le colostrum aller vers lui j’ai fondu en larmes. Je pleurais de façon complètement incontrôlée, de soulagement, de nerfs…

Avec tout ce stress autant vous dire que la montée de lait je ne la redoutais même pas, je l’attendais comme le messi et elle a forcément tardé à venir. Honnêtement je ne me souviens même plus si j’ai eu mal ou pas, je sais que je serrais les dents quand Eyden tetait mais rien d’horrible qui m’empêchait de dormir.

LE RETOUR A LA MAISON

Ou l’enfer de la montre et de la balance. Ohlala… Les galères de l’allaitement n’étaient pas finies ! Déjà j’ai eu la SUPER mauvaise idée de vouloir tout noter : quel sein a été pris, combien de temps… NE FAITES JAMAIS ÇA !!!! Eyden tetait super rapidement, ne restait jamais plus de 5 minutes au sein avant de s’endormir. A la maternité on nous dit qu’ils doivent téter au moins une demie heure. Vous imaginez de suite le stress que ça me mettait. Ajoutez à tout ça que je n’avais pas bien compris le concept de l’allaitement à la demande. En fait les premiers temps ce n’est pas du tout à la demande, c’est TOUT LE TEMPS. Quand il est réveillé, quand il est assoupi, avant qu’il pleure, quand il pleure bref, TOUT LE TEMPS pour stimuler la production, pour répondre à son besoin de succion et les premiers jours j’ai plus mis une distance et considéré l’allaitement uniquement dans sa fonction nourricière, toutes les 3h bref j’étais à côté de la plaque à essayer de rationaliser quelque chose qui ne pouvait être rationnel.

L’autre facteur de stress a été la prise de poids très très très lente d’Eyden. Au départ, le peser toutes les semaines a été une vraie épreuve. Combien de grammes prenait-il par jour, avait-il récupéré son poids de naissance tout ça tout ça … Que des chiffres encore et toujours. Jusqu’aujourd’hui, c’est quelque chose que j’ai du mal à comprendre, on est tous différents, pourquoi nos bébés devraient répondre à la même logique de développement et surtout, j’avais l’impression d’être en procès tous les jours. Selon le poids sur la balance, soit j’échouais dans mon rôle de maman, soit je réussissais.

Eyden est long et fin. C’est comme ça et aujourd’hui je déculpabilise vachement mais il m’a fallu 6 mois pour en arriver là. Il m’a fallu du temps et surtout il a fallu que je comprenne et que je forme mon propre rapport à l’allaitement et surtout j’ai été globalement entourée que de personnes hyper positives par rapport à l’allaitement, de mon médecin à ma famille tout le monde était très déculpabilisant et optimiste. Ça m’a beaucoup aidé.

Est-ce que j’ai pensé à arrêter ?

Mais 1001 fois !! Ça m’arrive encore aujourd’hui. C’est comme tout. Je ne vais pas vous mentir, l’allaitement a des conséquences sur ma vie sociale, sur mon organisation. Aujourd’hui, avec la reprise du travail j’ai l’impression de gérer une petite entreprise laitière. Il y a des journées où la gestion des stocks et la production sont optimales et des jours où c’est plus difficile et où j’ai vraiment envie de me reposer mais je continue, par plaisir et aussi par obligation si je suis tout à fait honnête.

Comment gérer la reprise du travail.

Quand j’y pense aujourd’hui j’ai encore des montées d’angoisse. Penser à prendre le tire lait le matin et assez de contenants, aller s’isoler dans une salle que tout le monde peut ouvrir, les seins à l’air, à essayer de tirer assez de biberons pour le lendemain. Ne jamais sortir plus de deux heures sur mes jours de libre pour être avec mon tire lait et continuer de tirer assez de biberons pour le lendemain. Ne pas me séparer d’Eyden le weekend pour ne pas gâcher mes stocks de lait. Me précipiter à la maison dès que je pouvais pour allaiter et gagner un biberon pour le lendemain. BREF l’enfer haha. Enfin là je le vois comme ça avec le recul mais sur le coup j’étais juste en mode machine : tire, nettoie, compte, tirer, tirer, tirer, tirer.

Plusieurs évènements sont venus compliquer cette routine trop bien rôdée. J’ai eu plusieurs engorgements. A chaque engorgement son lot de souffrance et … sa baisse de lactation. Le dernier a particulièrement été marquant puisqu’il m’a poussé à complètement arrêter de tirer mon lait mais j’y reviendrai.

Mon tire lait a aussi rendu l’âme vers les 6 mois d’Eyden, je suis restée quelques jours sans tire lait et là aussi ça a considérablement transformé mon expérience. A chaque fois, je me suis accrochée jusqu’à ne plus savoir aujourd’hui comment arrêter !

Après mon dernier engorgement suivi d’une grosse crevasse qui me faisait saigner à chaque session de tirage, j’ai décidé d’arrêter…. De tirer ! Enfin décider est un bien grand mot, la nature a décidé pour moi. A force de voir 20 ml à peine de lait s’accumuler pendant des sessions de tirage d’une demie heure ou plus j’ai décidé qu’il en était assez. La vérité c’est que je suis épuisée. Un corps qui allaite, il faut le nourrir, souvent, de bons aliments, en prendre soin et combler l’énergie transmise à son bébé. Je n’ai rien fait de tout ça. Un allaitement, long, ça se prépare. Je l’ai peut-être trop sous-estimé. Aujourd’hui je me détache peu à peu par nécessité plus que par envie. Eyden ne tête plus que le matin et le soir les jours de boulot et à volonté quand je l’ai toute la journée mais je ne m’interdis plus de finir tard ou de rester flâner après le travail si je veux. Il est bien diversifié et prendra un bibi s’il le faut. J’ai besoin de nouveau de spontanéité et surtout de me détacher de cette angoisse présente : si je ne suis pas là pour lui donner la tetée, il ne m’aimera plus.… non pas du tout mais je dois le voir et le vivre pour redevenir un peu plus sereine, développer une nouvelle relation avec Eyden qui n’inclut pas forcément qu’il tête …

Les bons côtés ?

 

A me lire, on penserait presque que c’est la tannée d’allaiter. Bien au contraire mais le cerveau humain a ses défauts, il se souvient de façon vivide des traumatismes par protection ! L’autre vérité de tout ce que je vous ai raconté c’est que j’adore allaiter. Les premiers mois, c’est le bonheur total et la libération quand on sort. Je n’ai jamais eu de problème à allaiter Eyden dehors et je n’ai jamais eu de remarques en ce sens et Dieu sait que je l’ai fait partout, en marchant, en mangeant, dans l’avion, dans toutes les salles d’attentes, bref PARTOUT. Je n’y prêtais jamais vraiment attention, il a faim, je l’allaite point. Et qu’est ce que c’est pratique ! rien à prendre avec soi… Si on avait pu, on aurait passé les 6 premiers mois de sa vie sur la route à voyager tellement il n’avait besoin de rien d’autre que moi pas loin !

Même plus grand, c’est toujours en voyage que je me rends compte à quel point c’est génial d’allaiter. Quand Eyden est tombé malade sur le transit du retour d’Asie, la tétée était toujours là pour qu’il ne se déshydrate pas et qu’il continue d’avoir un minimum avec des câlins en bonus rien de mieux !

LA DIVERSIFICATION ET LIBÉRATION

C’est au moment de la diversification que je me suis sentie véritablement libérée de l’allaitement « contrainte ». Je ressentais tellement de plaisir à lui faire des petits pots et à le voir grandir avec autre chose que mon lait. Je ne saurais l’expliquer vraiment j’adoooooore le voir manger. Ce passage à la nourriture solide a participé au « détachement » d’Eyden, on avait une autre relation et surtout son besoin nourricier pouvait être rempli par quelqu’un d’autre que moi et ça a beaucoup joué dans la déculpabilisation. La journée il n’a plus de biberon et s’endort quand même seul à la sieste sans histoire. Il peut passer beaucoup de temps avec ses grands parents et c’est important pour nous, bref, il grandit et je le vis très bien. Paradoxalement cette facilité dans l’allaitement m’a poussé à continuer, toujours le matin et le soir avant de dormir avec tétées à volonté quand il est avec moi. Mais comme je vous l’ai dit, je ne m’interdis pas de partir en déplacement ou de travailler tard. J’ai commencé il y a peu à acheter du lait de croissance en prévision d’un voyage pro. Finalement le voyage a été annulé mais nous avons testé et de savoir que j’ai l’option encore une fois me rassure et bizzarement me fait prendre confiance dans la suite de mon allaitement.


Et papa dans tout ça

J’ai demandé à Ghiles son ressenti sur ces longs mois d’allaitement vue de sa position de papa. Donc à tous les papas qui peuvent nous lire voici ce qu’il m’a dit. Malgré les levers la nuit avec moi pour m’aider à mettre Eyden en position, les bains, les calins le matin seuls avec Eyden, Ghiles s’est senti complètement inutile les 4 premiers mois. C’est en tout cas ce qu’il me dit. Quand Eyden a commencé à avoir un vrai rythme et à avoir de longues périodes d’éveil à partir de ses 5 mois c’est là qu’il s’est senti impliqué de manière égale, encore plus depuis qu’Eyden est diversifé. Il dit aussi que développer une relation avec son enfant, c’est un travail de tous les jours, plus « complexe » quand bébé est accroché à maman mais pas impossible ! Il ne faut pas se décourager quand bébé pleure et ne demande que sa maman, le tour de papa va venir.

 

ET APRÈS 10 MOIS

Je ne sais pas où en serait mon allaitement sans le confinement. Initialement je m’étais fixé d’aller jusqu’à ses un an. Le rythme du travail s’étant beaucoup accéléré ces dernières semaines je ne pensais plus pouvoir tenir je me voyais sevrer lentement Eyden en gardant les tétées que je pouvais le matin ou le soir et en complétant petit à petit avec des bibis jusqu’à ce que ma lactation s’arrête doucement. Je ne sais pas combien de temps ça aurait pris. Le confinement a bien sûr tout changé ! Eyden est avec moi 24/7 donc l’allaitement est bien là et probablement même qu’on ira jusqu’à ses un an comme prévu!

 

Aujourd’hui, je n’ai aucun problème avec le fait que ça puisse s’arrêter, je sais qu’on développera un autre type de relation et je suis prête et confiante. Mais j’ai bien conscience qu’il m’aura fallu 10 mois pour en arriver là. Je ne vais certainement pas vous dire quoi faire dans une histoire d’allaitement mais je peux finir par vous donner quelques conseils :

  • Faites vous confiance, la lactation est intimement liée à notre corps et notre mental puisque le lait est secrété par l’hormone du bonheur donc ladies… soyez heureuses !
  • Sollicitez de l’aide, toujours et pour n’importe quoi. Quand on a mis Eyden dans sa chambre, le fait que Ghiles se levait pour aller le chercher et me le ramener la nuit c’était 70% de fatigue en moins !
  • Ne faites que des choses avec lesquels vous êtes à l’aise que ce soit de continuer l’allaitement ou de l’arrêter et en vous laissez pas pourrir le cerveau avec des « moi j’ai fait, moi je te conseille ». C’est VOTRE CORPS personne n’allaite votre enfant à part vous, personne ne sait mieux que vous, même si la personne a allaité tout un village !
  • Mettez sur votre liste de naissance des items liés vêtements d’allaitement, cape d’allaitement, coussin tout ça tout ça ..

 

J’espère que ce petit témoignage vous aura aidé et si vous traversez une quelconque difficulté surtout PARLEZ, il y a c’est vrai de très belles histoires d’allaitement sans soucis mais elles doivent vous motiver et pas vous découragez. Vous êtes merveilleuses ne l’oubliez pas !

 

 

 

SIX MONTHS MAMA – MES INDISPENSABLES DE SURVIE (et de belles idées cadeaux)

HELLO WORLD

 

Fiuu c’est que la petite est toute excitée à l’idée de retaper sur les touches de son clavier pour vous parler. Et comme vous le savez depuis que vous me lisez, je vous parle de mon quotidien, de mes inspirations et de ce qui fait ma vie au moment où l’inspiration vient. Depuis deux mois, bien que je réussis à dormir quelques heures d’affilé, à boire mon café pas trop froid et à voir mes copines pour de longues sessions papotages, mon quotidien est tout de même bien squatté par un petit être de 58 cm (61 maintenant) et plus ou moins 5 kilos (ça dépend du moment de la journée où il est pesé hein).

Au début, pour vous dire toute la vérité, je trouvais notre nouvelle relation bien déséquilibrée. J’ai quand même pris 3 tailles de pantalons pour lui, triplé mon quota de cellulite et du acheter des soutifs tous moches et il ne m’adressait même pas un regard. Que je sois là ou pas c’était kiffe kiffe. Monsieur chouine juste pour que je lui fasse tourner un eins et qu’on débarrasse les fesses de son altesse de ses défections couleur moutarde américaine.

Oui mais voilà, le temps est passé et la nature fait quand bien même bien les choses. Maintenant, dès qu’Eyden ouvre les yeux le matin, j’ai droit à un immense sourire, alors que mes yeux sont encore tous collés, que mon haleine laisse à désirer et que, clairement, le visage avachi sur mon coussin, c’est pas tellement mon meilleur profil !

Au bout de trois mois, j’ai enfin un peu de visibilité sur ce qui m’a bien aidé à rester saine ces dernières semaines, ce que j’aurai aimé avoir plus tôt et ce qui, clairement ne m’a été d’aucune utilité !

Cela va sans dire que tout ce que je vous dis ici concerne mon expérience personnelle et que ce ne sera pas vrai pour tout le monde !

CE QUE J’AURAIS FAIT AUTREMENT

Je vous l’avait déjà bien dit avant d’accoucher mais nous n’avons vraiment pas acheté grand chose avant la naissance d’Eyden et pour cause, il peut se passer mille et une chose d’abord et on ne se voyait pas tellement s’équiper sans avoir la certitude qu’on rentrerait de la maternité avec notre enfant dans les bras. La seconde raison c’est que beaucoup de choses et équipements dépendent finalement de l’enfant lui même et de votre maison/voiture … Je dirais donc que le principal quand vous vous équipez pour un enfant c’est d’abord de regarder vos habitudes, vos capacités et votre environnement pour que le tout s’accorde à merveille. TYPIQUEMENT c’était bien stupide de notre part d’acheter une poussette stokke qui, bien que géniale, est IMMENSE et comme on roule en Twingo et que notre cosy ne s’adapte pas … bref… pas très fut fut.

Mon deuxième conseil général c’est au départ, de ne pas taper dans le haut de gamme de vos équipements à part si vous êtes surs à 100000% de ce que vous voulez. Préfèrez l’entrée voir la moyenne gamme jusqu’à vous familiariser avec le-dit équipement et vous ferez ensuite des choix beaucoup plus éclairés !

Typiquement, on s’en foue pas mal de ne pas avoir sa nursery prête et instagrammable 3 mois avant que votre bébé naisse. Sincèrement, ça ne sert à pas grand chose mais ça reste mon avis. les premiers temps vous serez collés à votre bout de chou et il ou elle passera plus de temps à faire des rototo en mode gros vomito et des cacas jets à tout salir jusqu’à chez votre voisin. Prenez le temps d’apprendre à connaitre votre bébé et de modifier son environnement lorsqu’il pourra se l’approprier !

LES HABITS

Là, tout dépend en plus de la période de l’année où le bébé est né mais typiquement le truc dont vous avez le plus besoin ce sont :

  • des pyjamas
  • des bodys
  • des gigoteuses
  • des chaussettes
  • au moins deux draps de bain

Le reste, on s’en fou un peu pour être honnête. Laissez votre entourage craquer pour des tenues toutes mimi vous verrez vous adorerez l’habiller et montrer le tout à vos familles/amis ! (Si vous êtes de la team qui offre quelque chose au nouveau né, n’hésitez pas à demander la taille de naissance du petit bout ou de la petite princesse, vous ferez de meilleurs choix quant à ce que vous offrirez!) Et puis comme je vous disais aussi, laissez vous le temps de voir comment votre boubou grandit vous saurez mieux quoi acheter en quelle taille et tout et tout !

mes enseignes favorites pour bébé 

Alors j’ai un petit garçon et concernant la mode enfant garçon je trouve vraiment mon bonheur chez H&M et Zara principalement parce que je trouve les fringues vraiment bien taillées le 1-3 mois vous pouvez le mettre de 1 à 3 mois littéralement ! Ce sont aussi des fringues qui ne rétrécissent pas au lavage. Attention je dis bien lavage pas sèche linge ! Une autre enseigne qu’une amie m’a rappelé et que j’aime beaucoup beaucoup c’est la collection boutchou de Monoprix. Alors là rien à dire la qualité des fringues est folle et le style ON POINT.

*** pour ne pas se ruiner ***

Pensez aux magasins d’usine pour les enseignes un peu onéreuses type petit bateau. Pensez aussi à acheter pendant les soldes !! La mode enfant est moins volatile et beaucoup plus durable en terme de style donc vous pouvez refaire toute une garde robe à moindre prix pendant les soldes. Aux soldes de l’hiver dernier on a acheté toute la garde robe d’Eyden à moindre prix chez Zara : manteaux à 15€, pantalons à 3€ bref, il faut s’organiser un peu à l’avance mais vous verrez, pas besoin de trop faire chauffer la CB pour de belles choses !

La petite astuce et le petit cadeau sympa

L’idée cadeau originale à ajouter à une tenue par exemple c’est le carré de savon de Marseille pur. RIEN DE MIEUX pour se débarrasser du caca couleur moutarde américaine. J’ai eu de sacrés accidents sur des bodys blancs, un coup de savon de Marseille puis machine et plus rien ! Vous verrez vous ferez plaisir à coup sur !

LES LANGES ET COUETTE

C’est un truc auquel on ne pense pas souvent mais que j’ai trouvé hyyyyyper pratique. Si vous cherchez une belle idée cadeau vous ferez super plaisir en offrant un pack de langes en coton ou en bambou ou encore une petite couette polaire. Perso on ne s’en passe plus. Les langes sont des doudous et des petites couvertures parfaites surtout au départ pour les envelopper quand on veut poser bébé mais qu’il n’est pas encore tout à fait rassuré. J’enveloppais Eyden souvent les premières semaines pour avoir une petite heure d’affilée sans qu’il ne se réveille ! Et la couette polaire c’est un MUST ! Une soirée un peu fraiche, ou alors vous êtes chez des amis et vous voulez le poser sur quelque chose de doux ! Eyden en a 3, des cadeaux de ses tontons et tatas et on les met partout : maison, voiture … on ne peut pas faire sans !

LES EQUIPEMENTS

Les indispensables 

LE LIT

Je ne vais pas vous dire quel lit choisir ou quelle option est meilleure qu’une autre. Les premières semaines, je dormais absolument partout avec lui. C’est lui qui dictait où nous allions passer notre nuit et c’était souvent le dernier lieu où il s’endormait : le canapé du salon ou alors sur maman dans notre lit à nous !

Avec le temps, on a commencé à prendre l’habitude de l’installer dans son propre lit qui, pour l’instant, est un lit paraplui collé au nôtre. Avec le recul et si je devais refaire les choses, j’opterai pour un lit parapluie également mais de plus petite taille – comme celui ci – afin qu’il ne se sente pas totalement perdu dans un grand espace. Eyden a tendance à vouloir toujours se coller aux paroies du lit pour bien dormir. Au départ ils ont besoin de sentir les paroies de ce qui les entoure, ça leur rappelle les 9 mois passés au chaud avec maman. En revanche je suis hyper contente d’avoir opté pour le lit parapluie. Les paroies sont safe et respirantes pour qu’il puisse coller tout son visage, il a deux hauteurs donc on se casse moins le dos à chaque fois qu’on le met et qu’on l’enlève du lit et s’il doit passer une nuit chez les grands parents, le lit est super facile à transporter, il est dans un environnement qu’il connaît déjà ! Ajoutez à tout ceci que c’est un équipement peu onéreux (bien souvent en dessous de 100€) vous optenez de bons points partout !

Quand il sera temps de passer à un autre lit dans quelques mois à peine, on lui prendra un lit cabane au sol qu’il gardera plusieurs années !

D’ailleurs, pour ce point précis, vous aurez mille et une recommandations, peut être même que vous avez un avis contraire à notre façon de faire et bien vous apprendrez à faire comme bon vous semble et ce avec quoi VOUS êtes à l’aise. Vous verrez, des parents sûrs d’eux et rassurés, c’est un bébé en confiance !

LA BAIGNOIRE

Ça peut paraître anecdotique comme ça mais je vous assure, la baignoire c’est tout aussi important que le lit ! Mon conseil là encore, prenez quelque chose de pratique, pas trop grand au départ ! Et surtout surtout, achetez un adaptateur douchette à fixer au robinet si vous devez lui donner le bain en hauteur ÇA CHANGE TOUT. Et oui, ce sont des choses auxuquelles on ne pense pas forcément mais qui, vraiment, changent un quotidien.

LES COUCHES

Là encore c’est un sujet assez touchy, je ne veux pas que vous preniez ce que je dis pour argent comptant et si vous avez d’autres options elles sont surement tout aussi valables que celle pour laquelle on a opté ! Nous avons opté pour les couches Joone et pour l’instant on en est très très satisfaits. Si vous cherchez à faire un beau cadeau je vous encourage vivement à opter pour le pack maternité de la marque ici. Il y a tout le nécessaire ! Des couches en taille 1 et 2, tous les produits de soin (Eyden a presque 3 mois et on utilise encore ceux du pack maternité!) et maintenant que bébé passe en moyenne 8h avec sa couche le soir, le matin il n’y a ni fuite, ni irritation ! En terme de cout je ne saurai vous dire si c’est vraiment beaucoup plus onéreux qu’une autre marque mais comme bébé est allaité exclusivement c’est presque la seule dépense mensuelle que nous avons pour lui, pour nous en tout cas, elles valent le cout ! Ajoutez à cela qu’elles sont livrées directement à la maison par transporteur sous 24h, ça enlève quand même un sacré poids (littéralement) !

*** idée cadeau originale ***

Vous ne savez pas quoi offrir pour la naissance d’un petit bout ? Vous voulez absolument que votre cadeau serve ? Offrez un ou deux mois de couches avec des produits de soin : liniment, eau micellaires, cotons lavables et vous ferez des parents très très très heureux !

 

LES PRODUITS DE SOIN

Comme je viens de vous l’écrire, pour laver / hydrater bébé nous avons pour l’instant opté pour les produits Joone. Ils sont efficaces mais je trouve que les produits Klorane sentent bien meilleurs (les parfums bébé sont devenus mes préférés au monde !!). Une amie nous a également offert une petite trousse avec une crème de soin pour le change bébé et deux huiles de massages Weleda et je les utilise TOUT LE TEMPS. Eyden adoooooooooooooore être massé et je n’aurai pas su quoi prendre. J’ai adoré la trousse, cadeau PARFAIT ! Il y a, vous voyez, plein de choses que vous pouvez offrir qui sont super utiles et qui changent de la petite tenue !

Ces trois produits, testés et APPROUVÉS

LE MUST DU MUST DU MUST

LE PRODUIT à avoir n’est  autre qu’un moyen de portage à avoir avant même d’accouché. J’ai franchement regretté de ne pas avoir mon écharpe avant qu’Eyden n’ai déjà un mois et demi. Franchement c’est l’accessoire indispensable pour toute maman qui va accoucher. Vous le savez j’ai opté pour le double sling en coton de chez June-22 que mes parents nous ont offert et je ne sais pas comment j’ai survécu sans. Vraiment. Surtout pour un premier bébé ! J’ai eu beaucoup de mal a apaisé Eyden au début pendant ses crises de pleurs quand j’étais moi-même épuisée.

Le sling, c’est vraiment LE moyen de porter bébé, sans se fatiguer, de le garder près de soi, de pouvoir s’occuper de sa maison et de soi et surtout de répondre à son besoin d’être porté et au besoin de maman d’être avec son petit bout aussi. Je ne vous parle même pas de la practicité de l’écharpe quand vous avez juste une petite course à faire ou alors que vous êtes en train de voyager !!
Quand je suis allée en Tunisie, je n’avais qu’elle pour prendre l’avion et IL N’Y A PAS MIEUX, surtout pour les petits vols. Eyden ne dormait pas du tout avant de monter dans l’avion mais il était super calme et moi, beaucoup plus mobile pour me déplacer.
Idem à l’étranger, essayez de vous balader en poussette au milieu des rues sinueuses de la Médina Tunisoise, IMPOSSIBLE. Nous y avons passé 4h avec Eyden en écharpe et entre siestes et découverte, ça s’est SUPER bien passé !

Bref je peux continuer de vous en parler vraiment des heures de l’écharpe de portage et je compte bien en racheter une ! (après le coton bio léger mais idéal que pour nouveaux nés je trouve, j’ai un sling en velours super soutenant ! J’aimerai maintenant passer au lin pour continuer de porter Eyden jusqu’à ses 15 kilos!)

LA POUSSETTE

Tant qu’à faire, continuons sur les moyens de « portage ». Je n’ai pas de poussette type à vous recommander, je n’ai pas la Rolls Royce de la poussette sous la bras ! Tout ce que j’ai ce sont deux expériences différentes et une petite leçon apprise. Comme dit en intro de cet article, avant de prendre une poussette, mieux vaut peut être regarder d’abord vos habitudes et choisir l’engin en fonction. Je sais que la poussette en vogue c’est la Yoyo mais je ne saurai pas vous expliquer pourquoi, je ne l’aime pas du tout. C’est vraiment personnel, trop « fragile », trop légère peut être (je sais c’est le principe) mais il y a un truc qui fait que je n’accroche pas.
Après le fail de la Stokke, nous avons fait un choix pratique : il nous fallait un cosy et une poussette sur laquelle il s’adapterait. Nous avons opté pour l’ensemble Joie. Nous savions que le premier cosy, nous ne le garderions pas très longtemps, on investira ensuite dans un bon siège auto qu’il gardera longtemps. Et franchement, après presque 7 mois d’utilisation, je suis hyper contente de nos achats ! 250€ le tout et aucun regret !

Elle est plutôt solide, résiste à nos déplacement 10 fois par jours aux chocs à chaque fois que je la mets et que je la retire du coffre. Bref vraiment aucun regret ! Mais là… C’est vraiment personnel comme choix et même si j’adore le sling, une poussette, je trouve vraiment ça pratique pour les très longues balades et pour soulager bébé aussi quand il veut faire une sieste en extérieur !

 

LES LOISIRS

Il y a bien quelque chose pour lequel il n’est jamais trop tôt je trouve quand un bébé vient… C’est de lui préparer ses petits jeux et jouets.

Je détaille avec vous quelques catégories de jeux qui nous accompagnent au quotidien

Les doudous et autres peluches

Ahhh les doudous ! J’ai commencé à en acheter avant même qu’Eyden ne vienne au monde. Et je dormais avec.

Des sa naissance, j’ai pris l’habitude de lui en mettre un dans son cosy avec lui ou dans son transat mais autant vous dire qu’il n’en avait rien à faire. Petit à petit, j’ai vu qu’il commençait à le caresser et a y enfouir son visage pour s’endormir. C’était siiii mignon. Bref imprégné de l’odeur de maman ça apaise quand même bien bébé surtout si vous venez à être séparés quelques temps. La transition de notre lit au sien et à dormir seul pendant ses siestes s’est faite aussi grâce à ça. (Je le vois avec le recul, sur le coup je vous avoue que je ne mesurais pas tant l’impact que ça pouvait avoir!). Donc là aussi cadeau de naissance parfaiiiiiiiit. Et si vous voyez que bébé commence à s’attacher à un doudou en particulier MULTIPLIEZ LE !!!

 

Le tapis d’éveil 

Autre jeu à avoir des la naissance, le tapis d’éveil avec une arche. Au départ bien sur bébé ne capte pas tellement ce qu’il y a mais c’est un petit rituel que de le mettre un peu au sol, sur le ventre, sur le dos jusqu’à découvrir un jour qu’il est capable de se retourner ! Bref, un bel objet à mettre aussi sur votre liste de naissance !

 

Les livres ! 

Ohlaaaaa … Vous ne le savez peut être pas mais tellement de beaux souvenir d’enfance/de jeunesse que j’ai ont été avec des livres (I know what a nerd mais bon), c’est donc assez naturellement que j’essaie d’influencer Eyden a quelques mois à peine !! Des livres à lire, à mâcher, à prendre dans le bain je les surmultiplies ! J’en ai un particulièrement à vous conseiller : Le premier livre photos. Il est GENIAL. Il faut y insérer des photos de bébé avec des membres de sa famille. En un rien de temps bébé le feuillettera et reconnaitra les photos vous verrez, MAGIQUE !

Les anneaux de dentition 

Là aussi grand classique mais aussi indispensable. Vraiment, les mois sont passés super vites et quand les gencives d’Eyden ont commencé à le travailler, j’étais bien contente de voir qu’on m’avait offert des anneaux de dentition et que je n’avais pas à  me précipiter en boutique pour en prendre ! Des formes à gogo pour que bébé se défoule. Là aussi, multipliez les et sous toutes formes, colliers, anneaux, jeux de dentition, avec toujours un  en petit format dans votre sac au cas où (vous devriez voir l’état de mon sac à main !)

Et pour le reste des jouets 

On n’a pas d’enseigne privilégiée même s’il est vrai qu’on aime quand même beaucoup ce que fait Nature et Découverte. On achète vraiment au fur et à mesure qu’il grandit et que ses besoins changent et évoluent. Donc ici mon seul conseil c’est de faire avec l’évolution de bébé et surtout de vous faire plaisir aussi.

ET LES PARENTS ?

Eyden n’a que 6 mois, et vous avez bien vu, à la lecture de cet article qu’ils n’ont vraiment pas besoin de grand chose au départ de véritablement INDISPENSABLE juste, il est vrai, beaucoup d’amour et d’attention. Mais pour être disponible, reposé et donner tout l’amour possible à votre bébé, il ne faut pas vous négliger non plus. Quelques idées donc pour faire plaisir à papa et maman aussi pour qu’ils soient dans les meilleures conditions possible pour prendre soin de leur bambin.

  • Offrir quelques heures de baby-sitting pour que maman et papa puissent se retrouver
  • Dans la même idée, offrir un dîner en amoureux ou un tea time le temps d’une sieste !
  • Si maman est allaitante : un petit vêtement d’allaitement, cadeau vraiment idéal. Je vous mets le lien du e-shop tajine banane avec de super produits !

  • Un massage post-accouchement : rien de tel que de se faire manipuler par un professionnel post accouchement pour renouer avec son corps un peu meurtri !

La liste n’est bien sûr pas exhaustive mais elle donne quelques pistes de réflexion !

 

ET APRÈS ?

De notre côté, Eyden n’a que 6 mois. D’autres équipements viendront bien sûr s’ajouter ensuite avec le passage par exemple à la diversification. Nous en avons profité pour acheter un babycook, le nutribaby de babymoov – en promo – mais il est encore trop tôt pour que je vous dise vraiment ce que j’en pense (même si franchement pour l’instant je l’adore, il ne prend pas beaucoup de place, est très esthétique, a toutes les fonctions nécessaires et nous sert autant à nous qu’à Eyden!). Viendra aussi le temps d’une chaise haute qu’on est encore en train de choisir…

 

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En bref et pour résumer : au moment d’acheter ce qu’il vous faut pour bébé, ECOUTEZ VOUS !!!!  Même si c’est votre premier bébé et que vous n’avez aucune expérience, suivez votre instinct. Si tout le monde vous dit qu’une chose est indispensable mais que vous ne vous sentez ni de l’acheter ni de l’utiliser et bien ne le faites pas. C’est votre bébé, pas celui des autres même si les remarques viennent des personnes les plus proches. Ce n’est pas eux qui viendront bercer bébé quand il hurlera à 3h du matin alors que vous devez vous lever à 6h !! Donc prenez conseil, ça oui, demandez des retours d’expérience, bien sûr et foncez. On aura certainement pas tout bon du premier coup et c’est vraiment pas grave ça fait aussi parti de la vie. Faites les choses pour vous et votre choupinou ou choupinette, soyez heureux, le reste on s’en fou un peu !

 

 

 

 

 

CHRONIQUE DE GROSSESSE #Cestlafin

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Bonjour la famille,

Comment allez-vous derrière vos écrans ? A l’heure où je vous écris ces lignes, je suis toujours enceinte, assise inconfortablement dans le creux du canap en angle de 55 degrés pour pouvoir taper sur les touches de mon ordi entre deux contractions de faux travail et j’ai un mood à jeter à la poubelle.

Oui je sais, je vous ai habitué aux articles positivopositifs mais j’écoutais quelqu’un parler hier de tristesse et dire que c’était une émotion réelle avec laquelle il fallait se poser quand elle était là et pas juste la balayer sous prétexte que les dictats des réseaux sociaux nous forcent à être positifs et au top tout le temps. C’est bien être triste de temps à autre qui nous permet de régler certains problèmes, d’ajuster certains comportements et de faire certains changements pour atteindre le stade suivant, souvent plus léger, plus heureux, plus doux!

A l’approche du Ramadan, j’étais hyper excitée, heureuse, impatiente. Ghiles allait être en congé pour deux semaines, bébé présentait tous les signes d’une arrivée imminente, on allait profiter en nouvelle famille de ces précieux jours à trois. Mais voilà, bien sûr, rien ne s’est déroulé de la sorte ! Les jours ont passé, bébé est visiblement très bien au chaud et l’imminence de son arrivée nous met en position « assis debout », on sort souvent mais pas trop loin – au cas où. On aimerait revenir à nos grandes tables fournies et entourées de nos amis des années précédentes mais j’ai trop peur de devoir abandonner toutes mes préparations en plein milieu pour me précipiter à la maternité. Bref on a un peu l’impression d’avoir mis « pause » sur notre vie tout en voyant le temps passer c’est un sentiment très bizarre avec lequel je ne suis pas à l’aise si je dois être honnête.  Bien sûr, tout le monde nous dit de profiter mais à quelques jours de notre due date on est vraiment dans l’inconnu total et le manque de contrôle c’est vraiment pas un concept qui me réussit, je suis comme ça et comme c’est ma première grossesse, l’inconnu de la maternité et toutes les questions sans réponse qui vont avec c’est vraiment l’angoisse totale qui est en train de monter doucement comme une chantilly….

Je commence tout juste à accepter l’idée que bébé arrivera probablement au moment où Ghiles reprendra le travail et faire face à tout ça « seule » me paralyse et me rend très anxieuse, depuis deux jours, je fais quelques crises d’angoisse et à force de rassurer tout le monde autour de moi à base de « oui tout va bien, non je me sens super, oui on attend patiemment, oui on a super hâte », bah je ne m’étais pas rendue compte de l’automatisme de mes réponses et surtout de leur manque de sincérité.

Oui ça va mais je suis terrifiée, j’ai peur d’être dépassée, j’ai peur de ne pas y arriver, j’ai peur de ne pas reconnaître les prémices du travail, j’ai peur de ne pas y arriver, j’ai peur de ne pas aimer mon enfant, j’ai peur qu’on soit complètement perdu, j’ai peur d’être nulle. 

Voilà. C’est dit. Et maintenant que c’est dit, je sais qu’il faut aller de l’avant, que la plupart de ces craintes sont normales mais infondées toussa toussa MAIS il fallait que j’y fasse face. C’est important de ne pas passer trop vite sur les moments difficiles ou inconfortables, il ne faut pas les ignorer en pensant qu’il faut tout le temps sourire et faire comme si tout allait bien et même si ce qu’on vit peut paraitre un peu « first world Problem » aka des soucis pas si importants que ça et bien s’ils sont les vôtres c’est qu’ils sont importants.

La question est de savoir comment arriver à surmonter ces petits coups de mou. Personnellement, l’écrire juste ici m’a fait un bien fou. J’ai l’écriture cathartique, certains aiment parler, j’aime écrire. Sortir ses pensées et les coucher physiquement quelque part me permet de me les sortir de l’esprit un peu comme si j’avais une pensine magique (#pottermania). Ensuite, je pense que ne pas être trop dur avec soi aide aussi à aller mieux. Parfois, rien ne sert de se forcer, quand ça ne va pas, ça ne va pas. Mieux vaut perdre une journée à faire des aller retour entre le lit et la boite d’haagen Dazs dans le congelo en regardant Netflix toute la journée plutôt que de se forcer à voir du monde, sourire, et faire comme si de rien n’était. Croyez-moi, quand on fait ça on ne rend ni service à la personne qui subit notre mauvaise humeur quand même, ni à soi!

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J’avais écris ces mots le 17 mai et je ne les avais jamais publié, trop « sombres » et « tristes » vous me connaissez pour ma positivité et mon sourire je n’allais pas commencer à vous faire broyer du noir, si ?

Et en décidant de vous écrire l’ultime chronique de grossesse je me suis dit que c’était bien de vous la mettre à la suite de ce moment et de m’auto répondre sur plein de points ! A la manière d’un petit journal, revenons donc sur les quelques jours qui vont changer notre vie à jamais !

Mercredi 22 mai

Ghiles a repris le travail depuis lundi mais il m’accompagne tout de même à mon rendez-vous « de terme ». Franchement je me sens bien et à part une petite voix qui me dit « bon tu sais y a moyen que tu partes ce matin et qu’ils décident de te garder » je ne suis pas très anxieuse.

Le rendez vous de terme consiste à voir si bébé se porte toujours bien, s’il a tout ce qu’il faut pour patienter encore un peu et sortir quand IL l’aura souhaité, si je présente des éléments clinique de mise en travail ou si je suis dans un état favorable à être déclenchée.

Mon examen se passe très bien mais la sage femme insiste pour me trouver une place en salle de naissance pour me déclencher. Alors à jour de terme avec l’incertitude du calcul du terme même, sans la présence de risque médical pour mon bébé de continuer à être dans le bidou, je ne comprends vraiment pas la réaction de la sage femme. Je me sens vite comme une espèce de statistique, une case qu’on doit placer dans un emploi du temps. Entre temps, Ghiles est allé travaillé et je finis par insister pour partir et je quitte l’hôpital franchement déshumanisée. Même si je comprends totalement les logiques de plannings et la gestion difficile que doit être un service de maternité avec ses urgences et ses aléas je ne comprends vraiment pas qu’on force un processus naturel en l’absence d’un risque clinique. Bref. Demain est un autre jour …

Jeudi 23 mai, j’ai 28 ans !

On y est enfin !! Remise un peu de mes émotions de la veille je décide de ne pas me ménager. Je sors faire les boutiques et les courses, je m’attèle à la préparation de mon gâteau (avec lequel je vous ai saoulé en story !) je suis unstoppable ! En fait non je me stoppe régulièrement d’ailleurs parce que je suis épuisée et qu’a plus 16 ou 17 kilos (j’ai arrête de monter sur ma balance après un certain poids affiché) ça commence à clairement peser sur mon dos !

Le déclenchement d’hier je me donne plus qu’une idée en tête, essayer autant que faire se peut, de provoquer le travail naturellement. Après tout, les examens cliniques montrent que je suis en bonne voie donc aller je squatte en remplissant le lave vaisselle, je fais presque même mes vitres !

Mais en ce 23 mai bien particulier je prends surtout un moment pour être avec moi-même. J’avais un ami qui s’isolait toujours quelques heures le jour de son anniversaire pour réfléchir à sa vie, à ses envies, ses projets mais aussi vraiment à sa personne. Il faisait le point sur l’année passée et cette année pour la première fois je me suis autorisée une vraie introspection, un vrai moment de moi à moi.

Comme je vous le disais aussi, on n’avait rien de prévu de spécial pour marquer le coup si ce n’est le traditionnel dîner chez mes parents pour souffler mes bougies sur mon super naked cake maison ! Et quelle soirée! Mes parents, mon mari, mes tatas, mon frère (a défaut d’avoir les autres avec moi ce jour là) c’était parfait ! J’ai été gâtée comme jamais et on est rentrés se coucher vers 3h du matin heureux et impatiens du rendez -vous à terme +2 qui nous attendait 4h plus tard à l’hôpital.

Vendredi 24 mai – 24h qui ont tout changé

Il est 8h30, on arrive aux urgences pour notre rendez-vous de terme+2  les yeux encore collés de la demie nuit qu’on vient de faire mais blindés dans notre décision de refuser tout déclenchement si je ou le bébé ne présentons aucun risque clinique à patienter.

Monitoring et écho pendant une petite demie heure sur le même lit qui m’avait vu prendre le protocole d’arrêt des contractions à peine deux mois plus tôt. How life can surprise you…

Cette fois ci, on s’attend au discours qu’on nous sert, je suis un peu plus dilatée qu’il y a deux jours, je suis toujours favorable, ils veulent me déclencher. Sauf que cette fois ci ils ont devant eux un couple qui a passé les 24 dernières heures à se renseigner et qui campe sur ses positions. Si je montre des signes d’avancée de travail naturellement et que mon bébé n’est pas en danger, je ne déclenche rien.

Et alors là je suis vraiment en colère parce qu’on nous fait rester plus d’une heure et demi pour discuter avec le chef de service. En fait, il s’avère que le chef de service ne cherchait pas à discuter mais bien à nous convaincre de rester. La discussion a donné à peu près ça

« -franchement suite à votre examen clinique je trouve ça vraiment dommage que vous refusiez le déclenchement. On vous perce juste la poche des eaux et au vu de votre col le reste devrait aller vite. (ce qu’il ne dit pas c’est que percer la poche des eaux ça entraîne des contractions HYPER douloureuses et ça peut allonger le travail de façon significative. Rompre artificiellement la poche des eaux ça nous rend aussi avec bébé, beaucoup plus vulnérables à de possibles complications…)

– non merci, on va encore essayer pendant 48h de déclencher naturellement le travail mais en attendant on aimerait rentrer.

– on n’aime pas laisser des femmes enceintes dans votre état dans la nature à ce stade. Vraiment je ne comprends pas votre obstination. Il n’y a à ce stade aucun bénéfice à ce que votre bébé reste encore dans votre ventre et puis là si on vous déclenche, on est vendredi, vous serez quand même bien mieux lotis que si vous revenez ce week-end. Et puis vous contractez quand même relativement souvent, non vraiment je ne comprends pas votre décision et je ne la trouve pas raisonnable.

– merci mais 1) je ne suis pas dans la nature, on sera prudents et on restera dans le coin. 2) ça fait 2 mois que je contracte tous les jours à hauteur de 10/30 contractions par jours. Les derniers jours ne sont pas si différents à vrai dire. 3) on ose espérer que l’hôpital public nous recevra de la même manière un jour de semaine ou en week-end…

bon en vrai j’étais vraiment paniquée à l’intérieur si bien qu’on a quand même pris le temps de la réflexion avec Ghiles. Après tout ma mère a été déclenchée 2 fois sur 4 elle n’en dit pas que du mal… oui mais le vrai truc qui me faisait refuser c’est que je voulais laisser une chance à mon corps de faire ce pourquoi il avait été programmé. Je n’ai jamais fait confiance à mon corps, je n’ai jamais vraiment cru en lui jusqu’à ma grossesse, il m’a étonné de jour en jour en faisant grandir un être un humain, alors c’était à mon tour de lui faire confiance, de lui laisser du temp. Ça peut vous paraître à la limite du mystique mais c’était vraiment l’état d’esprit que j’avais ce vendredi matin. Et puis, cerise sur le gâteau, on avait à peine dormi 3h dans la nuit, je savais qu’il me serait impossible d’endurer un travail douloureux dans ses conditions, je ne tiendrai juste pas.

En retournant à la maison, on a fait la sieste de notre vie, on ne s’est réveillés que dans l’après midi tard, fait quelques courses, et nous sommes partis manger chez les parents de Ghiles.

Depuis mon levée de sieste, j’avais des contractions, un peu plus costauds que d’habitude mais plutôt espacées. Je sais que Ghiles me regardait du coin de l’œil en vérifiant que je ne lui cachais pas une vraie détresse pour ne pas aller aux urgences (j’ai horreur de l’hôpital…). Mon travail commençait à ce moment là mais je ne le savais pas vraiment. Comme je l’ai écris plus haut je vivais avec des contractions douloureuses depuis deux mois déjà et je mettais la gêne supplémentaire sur le coup de la sieste fracassante de l’après midi!

J’enchaînais ce soir là le dîner avec un after ftour chez une amie. Re contractions douloureuses mais au milieu des filles je ne calcule pas vraiment, je ris, je parle, je fais du café maure, j’écoute les histoires, le temps passe et 2h30 du matin arrive. Ghiles me récupère, on a tous les deux les paupières lourdes de sommeil et d’émotions aussi de cette journée, on a 24h pour déclencher le travail naturellement, dimanche 26 mai, au dernier rendez vous, l’équipe médicale le fera pour nous.

On arrive à la maison vers 3h, je prends le temps de faire mes soins, je passe du temps sur mon téléphone je chill à fond, demain BIG GRASSE MATINÉE.

Vers 3h30, je laisse Ghiles manger son Suhoor et je me prépare à dormir, toujours avec le même rituel depuis des mois : coussin de grossesse dans mon dos et entre mes jambes petit coussin pour caler mon bidou et mon coussin sous mon épaule gauche. Je suis rentrée comme dans un cocon et mes yeux se sont fermés instantanément avec ce petit picotement qui fait tant plaisir. Celui qui vous dit que vous allez passer une nuit bien lourde. Si seulement….

Sitôt la tête posée sur l’oreiller une douleur que je connais bien vient de réveiller : les douces crampes de règles que j’avais presque oublié en 9 mois.. dans ma tête un seul message : NOT TONIGHT c’est mort je vais supporter et dormir.

Une nouvelle crampe et une autre interviennent encore dans mon sommeil mais pas assez fort pour me faire sortir de ma torpeur. Je sens à un moment que Ghiles est venu s’allonger. On s’endort et ….. AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Mon cri est sorti avant même que je ne puisse l’en empêcher. Ghiles s’est réveillé en panique. Nouveau cri suivi d’un très impératif « IL EST TEMPS D’Y ALLER ». Avec le recul, je pense que c’est à ce moment précis que mon cerveau s’est mis en mode veille et que mon corps lui est passé en mode pilote automatique et ce jusqu’à deux ou trois jours après mon accouchement.

Avant de le vivre, j’entendais partout que lorsque le travail commencerait, je ne pourrai pas me tromper sur la nature de mes contraction. Je saurai que je serai sur le point d’accoucher. Et je levais les yeux au ciel en pensant que je serai forcément l’exception qui ne reconnaîtrait pas les contractions de travail et qui finirait par accoucher dans sa douche.

Oui bah je ne suis pas si spéciale (!!!) croyez moi que je savais exactement que ce qui se passait n’était pas de l’ordre du normal. Jamais je n’ai ressenti une douleur aussi lancinante. J’ai cru que tous mes os se brisaient autour de mon ventre, combiné à (hachek) la pire indigestion de toute ma vie multipliée par 1000. Ghiles était désemparé. Je ne voulais pas quitter les toilettes, mes jambes tremblaient si fort qu’elles se dérobaient sous moi. Je peux vous dire qu’a ce moment là on se fou de TOUT mais alors TOUT !

Ghiles m’a tendu une robe que je n’ai même pas boutonnée pour sortir, je serai sortie pieds nus s’il ne m’avait pas chaussé lui même et je ne me souviens absolument pas comment j’ai réussi à descendre les escaliers et à monter dans la voiture. Je me rappelle une petite voix me disant de manger un truc parce que je n’aurai plus droit à rien une fois la péridurale posée mais à ce moment là je voulais juste arrêter de souffrir.

On est arrivés aux urgences en moins de 10 minutes (j’attends encore les amendes de feux rouges grillés je n’ai probablement plus de permis à l’heure ou je vous écris (!!!!)) à l’hôpital Trousseau dans le 12ème arrondissement.

Arrivée dans le hall, seule, j’arrive à dire entre deux contractions et en tenant ma robe déboutonnée à la dame à l’accueil qui n’était pas avachie sur sa table d’un air blasé  »

bonjour, je pense que je suis en train d’accoucher

– bonjour, nom prénom et date de terme svp? C’est votre premier ? On va avoir un peu de temps alors, vous avez des contractions tous les combien ?

– en continuuuuuuAHHHHHHHHHHHH

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé sur mon visage mais ça l’a tout de suite fait réagir parce qu’en 2min30 j’étais assise sur une chaise roulante et amenée en salle d’accouchement illico presto. Un examen plus tard on m’annonçait que j’avais déjà fait la moitié du travail à la maison visiblement et on nous félicitait « alors bravo, c’est pour aujourd’hui madame ». J’avais envie de lui répondre « avec ce que je suis en train d’endurer j’espère que c’est pour aujourd’hui !!!!!!! » S’en suivait la question « vous voulez la péridurale » MAIS LES GARS TOUT POUR ARRÊTER DE SOUFFRIR »

En vrai je ne sais pas combien de temps je suis restée sans. A partir du moment où j’étais allongée dans la salle de naissance j’ai complètement perdu la notion du temps. J’ai souffert jusqu’à ce que les anesthésistes me posent la péridurale et au départ j’avais encore toutes les douleurs dans l’aine du côté droit ce qui est presque pire. Quand on a une douleur cohérente et diffuse on sait ce qu’il se passe. Quand elle devient incohérente et localisée on perd complètement pied. Finalement ça devait relever d’un problème d’écoulement du produit car ça a finit par se résorber et j’ai fini par ne plus rien sentir.

La rupture de ma poche des eaux n’est intervenue que vers la fin de mon travail quand j’étais anesthésiée je n’ai donc absolument rien senti de particulier je ne pourrai donc pas vous dire ce à quoi on peut « s’attendre ».

Vers 9h30 la sage femme qui allait me faire accoucher est venue se présenter. En salle de naissance, nous étions donc 6 : la sage femme, l’infirmière, une auxiliaire de puériculture venue observer (on m’a demandé l’autorisation), Ghiles, moi et bien sûr baby Eyden !

Je ne sais pas ce que j’imaginais avant de le vivre mais j’ai trouvé l’ambiance assez intimiste finalement ! En plus l’équipe soignante était d’une gentillesse INFINIE. On a discuté de comment je voyais mon accouchement, de ce qu’il pouvait se passer, de quand on prendrait la décision d’intervenir pour aider le bébé à sortir, dans quelles conditions … je me suis vraiment sentie en phase avec la sage femme et vraiment confiante sur la suite. Encore une fois, elles étaient si gentilles que ça aidait vraiment.

Vous me connaissez je marche au feeling, là, j’étais vraiment hyper à l’aise et surtout, je leur faisais complètement confiance. A ce moment là, on pensait en avoir encore pour 3h avant de commencer la phase de pousse mais queneni, à peine une heure plus tard, alors que j’ai senti un certain inconfort, j’ai demandé à ce qu’on m’examine et bingo ! Bébé était engagé, prêt à voir le jour.

Encore une fois j’étais peu informée sur le déroulement propre de l’accouchement et c’était voulu, je ne voulais pas me créer des attentes, aucune parce que je gère mal les situations que je ne contrôle pas et surtout, je suis une bonne exécutante, j’aime suivre des instructions et moins j’en savais, mieux je pourrai gérer ce qu’on me dirait de faire. Du coup, cette ‘non préparation’ est quelque chose qui m’a bien convenu mais ce n’est pas le cas de toutes. Si vous êtes dans cette situation, écoutez-vous, vous saurez mieux que personne ce qui vous convient le mieux comme type de préparation à l’accouchement.

Revenons à baby Eyden. Le seul regret, qui n’en est pas vraiment un puisque je ne sais pas ce qu’il se serait passé si je n’avais pas été sous péridurale, c’est que j’étais tellement droguée (en même temps j’appuyais dès que je pouvais sur le bouton pour relancer une dose) que je sentais beaucoup moins mes contractions arriver et donc je poussais de façon beaucoup moins efficace. Il y a une espèce de mécanique naturelle qui se met en place avec les contractions, on sait qu’il faut pousser et on sait de façon assez innée comment faire mais une fois qu’on introduit un facteur qui diminue les sensations, on brouille le message envoyé au corps donc forcément on répond un peu moins « bien » ou de manière moins efficace. Ce n’est pas vraiment un regret mais plus une constatation tout en sachant très bien que je n’ai aucun moyen de savoir si l’issue de mon accouchement aurait été différente sans…

Voilà ce qu’était le deal : poussées pendant 30 à 40 minutes et si bébé ne sortait pas, on appelle le docteur pour lui montrer la sortie avec les fameuses cuillères.

J’ai poussé par intermittence pendant une heure environs. La sage femme me disait avec son petit accent de l’Est au moment de pousser « FACHEZ-VOUUUUUUUUUS !!!! » quand j’y repense je ris tellement ! L’auxiliaire de puériculture qui ne devait qu’observer était au bout de 20 minutes en train de m’encourager encore plus fort que l’infirmière qui s’occupait de me tenir hydratée à coup de Brumisateur.

J’avais une peur bleue des forceps et bien sur de l’épisiotomie qui accompagnerait leur utilisation. Vous savez comme je cicatrise mal, je voulais A TOUT PRIX éviter d’être recousue. J’ai poussé poussé poussé mais dans la vie on a pas toujours ce qu’on veut. Même après avoir appelé le médecin pour aider Eyden à sortir, celle-ci m’a laissé une dernière chance de pousser seule. Je pense que ma sage femme était tout aussi « déçue » que moi de devoir faire appel à elle. La suite a été très rapide, un coup de ciseau, un coup de cuillère (je n’ai absolument rien senti) et la sensation que mon ventre se vidait. On m’a ensuite posé mon fils sur ma poitrine tout en lui frottant le torse jusqu’à son premier cris.

Je vous l’avais dit et répété mais je n’ai jamais réussi à me faire à l’idée que ce que j’avais dans mon bidou était un être humain un vrai, une tête, un corps, des jambes, des bras… Quand on me l’a posé j’ai eu un vrai choc, je ne savais pas quoi faire, comment le prendre, comment le tenir, j’étais complètement choquée et perdue. Pas de vague d’amour maternel, d’arcs en ciels et d’étoiles, juste un choc assourdissant. J’ai pleuré pleuré pleuré, ce bébé que j’avais dans les bras était le même qui faisait la java dans mon bidou, qui donnait des coups en écoutant Soulking et qui avait le hoquet après que j’ai mangé une glace… Je vous assure j’ai vraiment mis un moment à m’en remettre.

On a eu une accalmie après le temps de me faire recoudre, le temps que bébéchou se fasse examiner et le temps d’avoir une chambre pour être transférée. Il était 16h quand je suis montée en chambre, ça faisait 24h qu’on avait pas dormi avec Ghiles et j’étais dans les nuages. Le reste de la journée n’a été qu’un brouillard plein d’amour dont je n’ai pas beaucoup de souvenirs mis à part le demi million de photos qui sont dans mon téléphone !

Suite de couche et séjour à la maternité. 

Franchement je garde un souvenir mitigé de mon séjour à la maternité. D’un côté, le personnel soignant a été incroyable. Toute l’équipe, sage femme, auxilliaires de puériculture, pédiatres … tout le monde a été d’une bienveillance sans nom, gentils, professionnels, à l’écoute… Vraiment je me suis sentie en confiance, rassurée, extrêmement bien prise en charge et elles me donnaient toutes l’impression d’aimer mon petit bout au moins autant que moi. Elles m’ont aussi beaucoup BEAUCOUP accompagné dans mon allaitement et les débuts compliqués de celui-ci. A chaque petite victoire elles étaient tout aussi fière et contentes que moi et je vous assure, ça joue énormément sur le moral.

Pourquoi mitigé du coup? Parce que j’ai eu la mauvaise surprise de me voir attribuer une voisine en chambre alors que j’avais fait toutes les démarches pour être seule. Et puis il y a voisine et voisine… Je suis du genre à m’effacer complètement quand je partage un espace avec quelqu’un pour ne pas déranger mais visiblement ce n’est pas la façon de faire de tout le monde… Ma voisine pouvait facetimer sa famille à 23h sans problème… Elle pouvait recevoir des visiteurs qui, voyant que je dormais, ne baissaient pas d’une demie décibel. Ajoutez à ça qu’en chambre double, le papa ne peut pas dormir à l’hôpital et vous obtenez une Jihed à bout de nerfs, à bout de fatigue, qui, pour ne pas déranger n’a pas prononcé un mot à voix haute en plusieurs heures … Bref le jour où ils m’ont annoncé que ma sortie de l’hôpital était retardée d’au moins 24h, j’ai complètement perdu pied.

Je dormais à peine 1h la nuit entre chaque tété et encore… je ne pouvais même pas aller aux toilettes sans appeler une infirmière pour ne pas laisser bébchou pleurer et déranger la voisine. Je ne savais pas si je faisais bien les choses, je me sentais hyper seule… J’ai donc fait un gros caca nerveux dont j’ai le secret. Je ne restais qu’à condition que Ghiles puisse être avec moi et qu’on soit dans une chambre seuls. J’ai fini par obtenir gain de cause et ma dernière nuit à l’hôpital à été la transition parfaite avant notre retour à la maison. Bref, si vous en avez la possibilité, demandez à être seule en chambre, ça change vraiment mais alors VRAIMENT un séjour.

Vous avez dit baby blues ?

A J+14 de mon accouchement je pense avoir un peu plus de recul sur les quelques jours qui viennent de s’écouler et sur mon état. Physiquement, je me remets assez bien. Keep Reading pour tout savoir de mon poids le jour de l’accouchement et de l’évolution depuis ! En revanche, mentalement, je pense que je n’étais vraiment pas préparée à ce qui allait arriver. Vous avez TOUS et TOUTES entendu parler du baby blues sans trop savoir ce que c’est vraiment.

Vous le savez si vous me suivez sur Instagram notamment, je n’ai pas tellement souffert des hormones pendant la grossesse. Au contraire même, j’étais devenue calme, hyper douce et tolérante de tous les excès… Ghiles s’amusait même à dire que si je pouvais être enceinte toute la vie ce serait le bonheur absolu sur terre haha! Et mis à part quelques virées shopping mémorables, je n’ai pas eu d’envies particulière, ni été difficile à vivre ou capricieuse pendant ces 9 mois. Mais, toutes les bonnes choses ont une fin hahaha !!!!

Plus sérieusement, la chute d’hormones qui a suivit l’accouchement a été très violente. Je me suis tellement tenue pendant mon séjour à la maternité à essayer de penser à tout ce qu’impliquait mon nouveau rôle et cette nouvelle vie que je n’ai pas du tout pris le temps de me poser avec moi même 3 minutes à mon bureau pour digérer tout ce qui venait d’arriver. Conséquence ? Je débordais d’amour pour Eyden, pour Ghiles, pour tout ce nouvel aspect de ma vie mais j’étais en même temps épuisée mentalement, privée de sommeil, un peu sous alimentée et il suffisait d’un rien pour que je me mette à pleurer de façon complètement incontrôlée. Pendant quelques jours, j’ai vraiment cru que je ne m’en sortirai pas, que rien ne serait plus jamais sous contrôle. N’importe quelle tâche me paraissait insurmontable et je n’avais plus le goût de rien, je tombais de fatigue 10 fois dans la journée,  et en même temps je me sentais l’obligation d’être super forte, je m’en voulais de craquer aussi facilement. Vous imaginez le bordel monstre dans mon cerveau…

Je vous ai parlé assez rapidement de cet état en story et j’ai été surprise de recevoir autant de messages me racontant la même chose, la même traversée du désert, les mêmes angoisses de ne pas être à la hauteur, les mêmes moments de solitudes passés à pleurer sans savoir pourquoi. Tous ces témoignages finissaient pareil : « je ne pourrai pas te dire comment en sortir mais sache que tu en sortiras, c’est une période qui a une fin ». Et rien que ça, ça m’a vachement aidé à relativiser et à déculpabiliser. Merci encore les filles, vous êtes géniales. Je ne sais pas si j’en suis complètement sortie mais je me lève avec le sourire, j’arrive à avoir une conversation avec Ghiles sans pleurer et j’ai même cuisiné quelques plats. Baby steps.

Et mon corps dans tout ça ? 

Il faut savoir que j’ai arrêté de monter sur la balance le jour où j’ai atteint les 67 kilos un peu avant mon accouchement soit à + 17kilos d’avant le début de ma grossesse. Mon ventre a littéralement explosé les dernières semaines (et mes vergetures se sont multipliées), je ne rentrais plus dans rien et mes genoux commençaient vraiment à souffrir de ce poids pris rapidement. A vrai dire, j’ai pris la même chose en 7 mois qu’en 2, c’est vous dire ce que j’ai fait subir à mon corps les dernières semaines. La chose dont je suis contente malgré tout et que je vous conseille si vous me lisez enceinte, c’est de MARCHER jusqu’au bout. Arrivée sur la fin, la flemme prenait vraiment le dessus parfois et je me démotivais vachement à l’idée de sortir seule. Mais dès que j’avais quelqu’un avec moi, je SORTAIS et je marchais assez longtemps. Et je pense sincèrement que rester active m’a aidé physiquement mais surtout moralement dans la dernière ligne droite !

Ce à quoi je n’étais pas du préparée physiquement en revanche, c’est comment je me sentirais physiquement après l’accouchement. J’avais le corps en vrac et par corps j’entends surtout le dos. Je ne m’y attendais pas du tout mais j’ai souffert du dos pendant quelques jours de façon très très importante. D’abord, la péridurale n’a pas du aider, rappelons quand même que c’est une anesthésie majeure et que l’aiguille est insérée dans le dos. Mais plus que ça, j’ai eu l’impression pendant les trois premiers jours de perdre toute notion de balance de mon corps. Je me sentais toute raplapla, impossible de me tenir droite, impossible de respirer normalement et de tenir sur mes jambes plus de 3 minutes. Marcher m’étais très très compliqué. Et de façon très bête, à ce moment là, j’ai pensé très fort à Meghan Markle et à son apparition publique deux ou trois jours après avoir accouché, marchant gracieusement sur des talons aiguilles et je peux vous dire que j’aurai été bien incapable de faire ce qu’elle à fait même sous perfusion de doliprane.

Ma sage femme m’a dit que ces douleurs n’étaient que le résultat normal de la poussée pendant l’accouchement, de la perte rapide de poids, de la péridurale et aussi du fait d’être alitée à la maternité et m’a conseillée, sans porter aucune charge lourde ni courir un marathon, de me tenir un peu active tout de même pour ne pas empirer les douleurs et atrophier encore plus mes muscles. Souvenez-vous de cette pub : le remède du mal de dos, c’est le mouvement ! C’est pourquoi vous nous avez vu être actifs assez rapidement après l’accouchement tout en surveillant bien sûr que je ne me fatigue pas trop et que j’ai aussi un temps significatif allongé. Les filles, ECOUTEZ-VOUS. Personne d’autre ne saura ce qu’il y a de mieux pour vous.

A J+14, j’ai perdu environs 9 kilos. Je n’ai aucun objectif pondéral de perte pour être honnête. Je sais simplement que je ne souhaite pas particulièrement revenir à mon poids pré-grossesse (les kilos pris pendant 9 mois ne sont pas tous « en trop ») et que dès que j’en aurai le feu vert, je m’attèlerai à muscler ce qu’il restera de mon petit bidou plein de lignes !

Après tout ça, des conseils pour les mamatobe?

  1. Ecoutez les conseils et retours d’expériences d’une oreille seulement. Ce qui a valu pour votre cousine, votre meilleure copine et tout et tout ne sera pas votre expérience. Du coup, écoutez quand même mais d’une petite oreille seulement, faites-vous confiance. Même si c’est votre première fois, ne faites rien sans être à 100% à l’aise.
  2. POSEZ PLEINS DE QUESTIONS À L’HOPITAL. Il n’ya pas de questions bêtes ou de mauvaises questions, profitez d’être entourée de pleins de professionnels pour poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit !
  3. Prenez avec vous de quoi grignoter, salé et sucré ! Perso je n’ai pas trop de problèmes avec la nourriture de l’hôpital qui, bien que fade, fournit tout ce dont on a besoin mais franchement c’est pas « assez ».
  4. N’hésitez pas à gérer les allers et venues à la maternité. Vous avez le droit de dire même à votre entourage que vous voulez une après midi off ou au contraire que vous voulez de la compagnie !
  5. Et enfin NE GARDEZ RIEN, vous avez besoin de calme ? dites le. Besoin de dormir ? de ménage ? de nourriture ? DEMANDEZ. Franchement, dans un si grand bouleversement je pense sincèrement qu’on ne peut gérer tout seul. Enfin si, on peut mais si vous avez la possibilité de vous faire aider, ne faites pas les « trop fortes »

Et la suite pour benjiwears ? 

Ça a été un vrai plaisir de vous écrire et de détailler les différentes étapes de ma grossesse sur le blog, sur Insta et de discuter avec vous de tout ce chamboulement. Rien ne sera plus jamais pareil c’est vrai et je suis bien incapable de savoir comment cela impactera le blog. MAIS, je ne pense vraiment pas vous transmettre quelconques astuces, conseils tellement je patauge et j’apprends pour l’instant. En revanche, je continuerai de vous raconter des histoires, always and forever I hope…

BRAVO A VOUS si vous êtes arrivés à la fin de ce mini roman écrit tantôt aux tétés de 5h du matin, tantôt aux toilettes quand je réussissais à me poser 5 minutes et fini en ce dimanche en priant littéralement à chaque seconde que bébou ne se lève pas de sa sieste ! A très vite pour de nouvelles aventures !