NABEUL ET HAMAMET / Luxe touristique et ratés

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Aujourd’hui, nouvelle étape de notre voyage, après Djerba, Matmata et Sousse, il était temps pour nous de (re)découvrir le cœur touristique de la Tunisie : les villes de Hamamet et Nabeul.

Laissez-moi vous dire d’abord que ce ne sont pas des villes que j’affectionnais particulièrement jusqu’à les redécouvrir l’an dernier. Nous avions adoré notre séjour avec Ghiles à Dar R’bat et Dar Sabri à Nabeul. Par ailleurs, loger à Nabeul et avoir une voiture est vraiment pratique pour découvrir toute la côte jusqu’au cap bon et faire des petits sauts à Tunis si besoin !

Lorsque j’ai réfléchi au road trip cette fois ci, il me paraissait donc indispensable de revenir à Nabeul.

Cette longue introduction pour dire que l’expérience de cette année n’a pas été aussi bonne que ce que j’attendais. D’abord et comme je vous l’ai écrit sur l’article précédent, nous sommes tombées malades et ce n’est pas l’idéal pour découvrir une zone. Difficile pour nous de bouger en dehors des maisons d’hôtes trop longtemps alors, prendre la voiture et partir toute une journée était vraiment impossible.

Où loger ?

 

A Nabeul, nous avons logé à Dar R’Bat, tout comme l’an dernier. L’été passé nous étions hyper élogieux sur notre expérience dans cette maison d’hôtes encore toute jeune et bien tenue. Cette année, nous avons trouvé une propriétaire plus froide, parfois même désagréable dans ses remarques (surtout à l’encontre de la ville de Nabeul, des Tunisiens et de leur passé sous le protectorat et j’en passe). La piscine était sale pendant la moitié de notre séjour et mal tenue, nous ne nous sommes vraiment pas sentis à notre aise. La mauvaise impression se confirme par le fait que le prix de la nuité (aux alentours de 95e/nuit avec le petit déjeuner) est supérieur aux prix pratiqués en moyenne ailleurs avec un service, vous l’aurez compris, moins satisfaisant.

Je suis aujourd’hui plus encline à laisser une seconde chance à Dar Sabri ou à découvrir d’autres établissements dans la région (ils sont nombreux) plutôt que de réitérer l’expérience.

Je vais aller encore plus loin et vous dire qu’à refaire l’itinéraire, je sauterai probablement cette étape finalement sans trop de charme : la Médina est très petite et sans grande originalité, à l’inverse de la médina de Sousse absolument incroyable, les restaurants corrects sont chers pour rien du tout et ses plages ne sont pas les plus belles. Préférez plutôt découvrir les alentours du Cap Bon ou pousser vers Tabarka et Ain Dhrahem au nord Ouest.  Mais c’est en voyageant qu’on apprend !

En se nourrissant exclusivement pendant ces trois jours du petit déjeuner et de makrouths fournis par mon papa, je n’ai malheureusement aucune bonne adresse à vous recommander dans la zone… Quand il y a des ratés, autant qu’ils le soient jusqu’au bout non ?! Je vous redonne néanmoins THE adresse sur Hamamet pour un dîner d’exception : le restaurant Le Barberousse pour un dîner aux chandelles absolument magique et savoureux (attention cette adresse est coûteuse !).

A Hamamet, j’ai réalisé un petit rêve : découvrir la Badira. La Badira est un hôtel 5 étoiles, le seul de la zone, le plus connu et le plus prisé. Je suis contente de l’avoir fait et … je ne le referai pas ! Pourquoi donc ?

Au niveau des chambres et des installations, rien à dire, elles sont spacieuses, propres et très bien tenues. C’est très agréable de dormir dans une grande chambre avec tous les services qu’on attend d’un hôtel : service de ménage de jour et de nuit (possibilité donc de faire nettoyer sa chambre deux fois dans la journée), articles de toilette, room service, serviettes de plage, piscine propre propre propre ( !! ) et plage privée. Alors pourquoi n’avons-nous pas aimé ?

Qui dit grand hôtel, dit forcément beaucoup de monde et après n’avoir fait que des maisons d’hôtes avec peu de capacité, on s’était un peu habituées à vivre en petit comité, à se dire bonjour le matin, à faire attention aux autres. Là, tout le monde est un nobody, il faut prendre le rtyhme…

Mais la plus grosse déception tient dans le service de restauration. Qui dit 5 étoiles, dit assez logiquement un service de restauration d’exception. Étant malades, on a très peu quitté l’hôtel et fait souvent appel au room service. Nous avons en fait payé des plats 4 fois plus cher qu’à l’extérieur pour une qualité très très très moyenne et c’est super décevant. Même déception au petit déjeuner : le buffet est certes impressionnant en quantité, il l’est beaucoup moins en qualité. Les pains ne sont pas frais (rassis et durs) les gâteaux, idem… les seules choses qui valent vraiment le détour sont les omelettes et les crêpes puisque faites à la demande.

C’est donc une adresse tout à fait sympa et qui tient grosso modo ses promesses. Je ne la referai pas parce que ce n’est plus le type d’hébergements qui m’attire. Dans un pays comme la Tunisie, qui renferme des trésors humains et touristiques, je ressens le besoin bien plus qu’ailleurs de découvrir les maisons d’hôtes des gens, de suivre des conseils personnels et personnalisés et de me retrouver en intimité dans des établissements qui, en l’espace de quelques heures, deviennent de véritables maisons secondaires !

Et puis, quitte à mettre 150€/nuit, autant le faire dans un établissement avec une piscine privée ou une auberge tout confort en demi-pension, non ?! J’ai testé pour vous, maintenant vous avez toutes les infos pour vous faire votre propre avis.

Deux petites choses à ajouter néanmoins concernant les horaires : à Dar R’bat, si vous décidez de rester profiter des installations (piscine) après le check out (à 11h30 pour un check in à 15h ça fait quand même cher les 20h sur place…) il vous en coutera 50DT (environs 16€) par couple. A la Badira, après un check in à 12h et un check out à la même heure, vous êtes libres de profiter de la plage et de la piscine jusqu’à la fin de la journée gratuitement (la notion de service on l’a ou … pas!)

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Je n’aime pas tellement faire ce genre d’articles qui finalement sont assez négatifs mais c’est aussi une manière pour moi de vous dire qu’on peut prendre de belles photos d’un endroit, vous faire rêver et baver avec des piscines, du luxe apparent alors que l’expérience en elle-même n’était pas si exceptionnelle ! Je ne cesserai de vous le dire, ne prenez pas tout ce qu’on vous dit sur internet pour argent comptant. Et même si une destination vous apparaît idéale sur des photos Instagram, renseignez-vous bien et regardez si les choses à y faire valent le coup d’une photo à quelques centaines de likes !

Je vous laisse donc ici sur une note moins positive que les précédents articles mais c’est aussi ça la vie et la réalité du voyage. D’ici la fin de l’été j’aurai construit un itinéraire idéal pour toute durée et tout budget haha !

Je vous retrouve très très bientôt pour nos deux dernières étapes : Bizerte et ses alentours et Tunis ville et sa banlieue !

En attendant vous pouvez me retrouver sur Snap (mariagedufutur) ou sur instagram @benjiwears

pour finir sur une note positive tout de même, je tenais à vous partager ce livre qui m’a vraiment chamboulé. Je l’ai lu en une journée sans pouvoir m’en décoller tellement il m’a transporté dans mon propre pays et sa propre histoire. Si vous voulez en savoir plus sur la tunisie, sa révolution, ses dérives je vous le conseille. C’est une lecture qu’il faut compléter avec des recherches et ça reste très romancé mais c’est beau…

SOUSSE LA RÉVÉLATION DE NOTRE VOYAGE

Après 24H passées avec ma mère arrivée pour les vacances en Tunisie, nous prenons la route du nord. Fini le sud, ses paysages arides et les 47 degrés à l’ombre, à nous le littoral, les plages et les douceurs du golf touristique de la Tunisie.

Sur l’autoroute, tout change au fur et à mesure, les fleurs prennent place sur le terre-plein central, les vendeurs de fruits indépendants s’installent sous les ponts et les contrôles de police s’enchainent après les péages.

Sur le bord de la route, la verdure apparaît peu à peu, la mer à notre droite, les grandes agglomérations s’enchainent.

Nous arrivons à Sousse en fin d’après-midi. Sousse, c’est une découverte pour Joe bien sûr mais aussi pour moi. Si je suis déjà venue, je n’en ai pas le souvenir. Sousse, c’est la troisième ville du pays après Tunis et Sfax et qui dit grande ville dit…. Circulation !

Si je suis habituée à circuler à Tunis, j’avoue que je ne m’attendais pas à voir autant de voitures, autant de circulation, mais conduire en Tunisie, je vous en reparle très prochainement !

Sousse, c’est la grande ville, je lis la surprise dans les yeux de Joe à côté de moi. Rien à voir avec le sud de la Tunisie ! Ici les routes sont grandes et bordées de boutiques, de restaurants, de cafés aux apparences mixtes ! C’est le jour et la nuit, une même population mais des mœurs un peu différentes. Je l’avais prévenue, mais je pense que même avertie, on ne s’attend pas un si gros contraste.

Sousse se partage en deux parties, la vieille ville : la médina entourée de remparts aux souks permanents et aux ruelles étroites, aux maisons traditionnelles renfermant des trésors et aux bijoux architecturaux. L’autre côté, c’est la nouvelle ville, immeubles modernes, restaurants chics, grandes terrasses et corniche animée. Il y a tout ce que vous voulez à Sousse et ça me paraît être un très bon point de chute pour découvrir une des régions les plus dynamiques de Tunisie.

Nous avons choisi de loger dans la Médina. C’est d’ailleurs la maison d’hôtes qui nous a décidé à faire un arrêt à Sousse. Je ne cesse de vous communiquer l’importance de l’hébergement dans mon choix de lieux à visiter, vous en avez encore la preuve.

J’ai trouvé Dar Antonia sur booking.com, les excellentes évaluations m’ont donné envie de creuser. Leur site internet est très très bien fait et les photos et détails des chambres m’ont convaincues de tenter l’expérience.

Les propriétaires sont un couple d’une gentillesse infinie : Sami est tunisien, Sonia est française. Ils sont installés en Tunisie depuis 13 ans et ouvrent Dar Antonia il y a tout juste un peu plus d’un an pour « partager notre amour de la région avec les invités de passages ». Chez eux, nous ne sommes pas des clients, nous sommes un peu chez nous et de façon quasi instantanée.

C’est Sami qui nous accueille aux portes de la Médina, il nous conduit de façon experte jusqu’à la porte cloutée jaune de la maison. Dès qu’on entre, l’odeur des fleurs et le patio intérieur nous transportent. C’est si beau… Mais ce qui me touche avant tout c’est Sami, son accueil, sa chaleur. J’ai vite l’impression de retrouver un cousin perdu de vue depuis longtemps, l’hospitalité tunisienne dans toute sa splendeur, toutes ses interventions sont ponctuées d’apostrophes chaleureuse et accueillante. Il nous donne plein d’adresses et de conseils : quoi manger, quoi voir, où se garer et ça nous a fait un bien fou !

La maison en elle-même est une vraie réussite architecturale : deux ans et demi de travaux, et un style tradi/contemporain si réussi ! Elle possède 4 chambre, chacune sa déco, chacune sa disposition, chacune son ambiance, chacune son originalité. Nous avons choisi la nôtre lors de notre réservation, n’hésitez pas à faire de même. J’ai déjà celle dans laquelle j’aimerais loger avec le chéri !

Le petit déjeuner est compris avec le prix de la nuit. Le matin, c’est Sonia qui nous accueille : souriante, chalereuse, douce. On comprend vite pourquoi Sami et Sonia forment un si beau duo ! Le petit déjeuner est tout ce qu’il faut : café ou thé, fruits, tartines, chamia, citronnade maison, pain, viennoiseries et en quantité parfaite.

Ce que j’ai préféré à Dar Antonia, c’est le partage, celui de nos hôtes d’abord. Si Sonia s’est excusée de beaucoup partager, c’est l’occasion pour moi de dire que nous avons adoré. On a adoré en savoir plus sur sa vie en Tunisie, sur son parcours, sur le pourquoi de la maison d’hôtes, sur son rapport à la Tunisie, sur ses aspirations… tout et Dar Antonia restera toujours liée pour moi à la générosité de ses propriétaires qui bien que n’habitant pas physiquement dans la maison, la font vivre par leur gentillesse sans limite.

C’est bien beau tout ça Jihed mais à Sousse, on y fait quoi ?

Que voir à Sousse ?

 

Il faut d’abord et avant tout prendre une belle demie journée pour se perdre dans le dédale de la médina. Ni trop petite ni trop grande, elle renferme un charme tout à fait unique. Elle est bien sûr encore habitée ce qui ajoute un caractère tout à fait remarquable. Un marché s’y tient tous les jours : street food, habillement, nourriture et objets touristiques, il y en a vraiment pour tous les goûts !

Dans la médina vous avez aussi certains incontournables :

  • Le musée archéologique : 2emusée après le Bardot à Tunis, une amie l’ayant visité nous a dit qu’il était absolument incroyable (de notre côté on a choisi de faire le Bardot !)
  • Le Musée Dar Essid : c’est une ancienne maison traditionnelle qui a été reconvertie en musée avec des explications sur la fonction des pièces, des habits traiditionnels et des objets datant de plusieurs siècles. J’ai trouvé le tout hyper intéressant et la terasse vaut vraiment le coup, point de vue extra sur toute la médina
    • Le Ribat, c’est le phare de la Médina où on montait pour déterminer le début et la fin du Ramadan. Nous n’y sommes pas monté mais nous l’avons très bien vu depuis la terasse de Dar Essid.
    • La Grande Mosquée : attention, comme beaucoup de mosquées en Tunisie, elles ne se visitent pas comme pourrait se visiter un monument historique. Là encore, une très belle vue depuis la terrasse de Dar Essid.

    Sousse ne se limite pas à sa Médina et si vous avez une voiture, poussez la balade aux alentours !

    Profiter des plages

     

    Enfant, nous passions des jours entiers à la plage, en grandissant, mon amour pour le sable et la mer salée s’est un peu atténué je dois dire ! Nous n’avons pas eu le courage d’aller nous poser sur la plage de Sousse, bondée mais nous avons conduit jusqu’à Hergla, une petite ville à 20 km de Sousse absolument charmante. Une plage aménagée à l’entrée de la ville avec parasols pour 10 dinars/2pers (moitié moins qu’à Djerba) et chaises longues. Un bonheur, la mer était très belle et se baigner en sachant ses affaires en sécurité c’est quand même un luxe !

    Et enfin, où manger …

     

    Comme vous le savez si vous nous suivez sur snapchat (mariagedufutur), nous sortons d’une belle semaine de maladie et c’est à Sousse que je suis tombée malade. Je ne saurai absolument pas identifier ce qui m’a rendu malade mais je vais vous répéter encore une fois ce que j’ai compris depuis : par grande chaleur (et il a fait très chaud les deux jours où nous y étions), évitez au maximum les petits bouis bouis, la viande et privilégiez les fruits réfrigérés, l’eau et basta ! Ces derniers jours en Tunisie, tous les invités d’un mariage ont été victimes d’une intoxication alimentaire à cause d’un couscous à la viande pourtant préparé le jour même. Mais un plat, même frais, après 4/5h resté dehors par grande chaleur n’est plus bon à consommer. On l’a appris à nos dépend et s’il vous plait, faites attention, surtout si vous voyagez avec des enfants !

    Bon ce rappel fait, où manger ?

    • La calèche : un restaurant en centre-ville de Sousse qui sert de l’excellentissime nourriture. Non vraiment. La viande est incroyablement bonne, les accompagnements justes, bref une super adresse pour manger plutôt européen ! Le service est discret et tout à fait attentionné.
    • L’escargot : Si de mon côté les moules étaient très bonnes, le plat de Joe laissait un peu à désirer et le service aurait pu être meilleur. Bref, une adresse qui apparemment sert très bien ses habitués et a de la très bonne viande.
    • Dans la médina restaurant El Soffra : une cuisine propre et locale avec un menu qui change tous les jours selon arrivage. Des prix très attractifs et des saveurs tunisiennes très bonnes !
  • Ici s’achève donc cette étape et les rencontres faites ici ont profondément marqué la suite du voyage. Prochainement, cap sur Nabeul et Hamamet avant de rejoindre la capitale …
  • En attendant retrouvez moi sur Instagram @benjiwears.
  • J.
  • Matmata, l’étape du coeur

    Bonjour à tous !

    Ça y est, c’est définitivement l’été pour tout le monde, les résultats des examens sont tombés, bravo à tous les bacheliers, les licenciés, les masteurisés et j’en passe !

    De mon côté, vous le savez j’ai pas mal bachoté ces dernières semaines et je voulais partager mes résultats avec vous. Je ne m’en suis pas trop mal sortie ! 4 matières à repasser en septembre sur 15 (oui 15 !!!!), on s’accroche, on souffle un peu et on se remet d’autant plus au travail dans quelques semaines ! Cette parenthèse en Tunisie m’aide vraiment à souffler et me remotive à bloc. Il n’y a pas d’échecs, que des leçons!

    Quand j’ai réfléchi au parcours à faire dans le Sud de la Tunisie, Matmata et sa région me paraissaient incontournables. Les reliefs sont absolument magiques et vous savez, pendant longtemps, c’est ici que j’ai vu la « montagne de près » et c’est loin, très loin et différent de la montagne européenne !

    Dans ces étendues désertiques, il y a une vraie âme, celle des berbères, nos ancêtres à tous au Maghreb (malgré la croyance populaire !), un savoir-faire, un artisanat, des traditions et une beauté particulière des gens tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Quand ils vous sourient, vous avez l’impression que c’est leur âme toute entière qui vous accueille.
    Nous avons donc pris la route, une après-midi brulante après la prière de Asr -syonyme de la fin d’après-midi et de la descente du soleil, moment idéal pour prendre la route avant la tombée de la nuit !

    Après un long détour – merci mes automatismes qui m’ont fait rouler vers chez mon père presque sans réfléchir… – nous avons retrouvé les reliefs de Matmata. Nous n’étions que silence et surprise. J’ai beau connaître ces reliefs, je suis toujours surprise, toujours émerveillée. Je ne vous raconte même pas les exclamations de Joe à mes côtés et cette phrase « ça ne ressemble à rien que j’ai pu voir jusqu’ici dans ma vie ». La terre rouge de part en part de la route sinueuse m’a rappelé l’Afrique du Sud récemment découverte. Mon cœur s’est serré d’émotion : l’Afrique me hante, de sa pointe nord à sa pointe sud.

    Vers 18h, nous entrons dans le village de Tamezret, après avoir traversé Matmata nouvelle et ancienne. Autour de nous, le silence, le vrai, celui qui vous fait chuchoter en pleine rue de peur de déranger la nature environnante ! La voiture tient le coup dans les virages en épingles et dans les pentes à 30%. Au loin, on aperçoit « L’auberge » écrit simplement sur une porte en fer.

    Patrick nous accueille, son visage jovial, son sourire, sa bonne humeur nous mettent tout de suite à l’aise. Cette auberge, c’est sa fierté, et sa femme et lui ont de quoi être très fiers ! Ils ont restoré une ancienne maison semi troglodyte. Ses pièces sont des alcôves dans la montagne, elles restent fraiches l’été, chaudes l’hiver. J’avais peur de me sentir à l’étroit dans une pièce sans fenêtre (vous connaissez mon obsession pour la lumière naturelle) mais les petits puits de lumières disséminés dans le plafond nous font presque penser qu’une lampe est allumée et ce dès 6h du matin ! C’est naturel, c’est typique, c’est agréable. La chambre s’intègre comme par magie dans la montagne, le lit est parfait, les meubles typiques, les tapis pleins de charme. La salle de bain à l’étage du dessous, faite sur mesure est d’une modernité incroyable et pourtant on a l’impression que chaque pierre a été concue pour recevoir le mobilier. Le tout est d’une propreté incroyable. On se sent tout de suite bien.

    Le clou du spectacle reste bien sûr la terrasse, grande, parfaite et qui domine tout le village et les alentours. Sunsets de folie assurés ! Malheureusement pour nous, il faisait si chaud que le ciel, blanc, ne nous a pas offerts de couchers de soleils incroyables mais on se fait déjà la promesse de revenir au printemps, quand la montagne sera verte et les températures plus clémentes !

    Patrick et sa compagne proposent un hébergement en demi-pension, le dîner est donc compris. Et quel dîner … Séverinne est une cuisinière hors pair. Tout ce que nous avons mangé était incroyable : saumon gravelax, amuses bouches, salades en folies, bricks, dromadaire, carpaccio, poissons… Tout était si bon, si bien assaisonné, si savoureux, que je ne m’en remets toujours pas et prévois, avant mon retour, de retourner déjeuner à Tamezret avec ma maman ! Et puis outre les plats qui s’enchaine, ce sont les discussions avec Patrick qui nous ont tant plu : tourisme en tunisie, mœurs, nouvelle vie, hotellerie et tant de sujets passionnants. Patrick est d’un professionnalisme qui atteint la perfection et discuter avec lui est moment instructif et tellement agréable !

    Après un dîner en 5 mets, une bonne nuit de sommeil, nous avons, après un petit déjeuner de folie, découvert les alentours : Toujène, Tounine, Matmata… Tout vaut le coup, ce road trip d’une journée a été l’occasion d’en prendre plein les yeux à chaque tournant. Je vous conseille de vous laisser porter par les suggestions de Patrick pour organiser vos journées découvertes !

    Je n’ai, pour cette étape, pas de bonne adresse food à vous partager ! Nous avons choisi de sauter le déjeuner pour nous régaler chez Patrick et ne rien laisser dans nos assiettes pour notre second dîner !

    En revanche, si vous passez par là, vous devez aller voir Mounji et son musée. Cet ancien architecte tunisien, qui a voyagé dans le monde entier, a reconstitué sur la terre de ses parents (à deux pas de l’auberge) une maison troglodyte traditionnelle et en a fait un musée vivant. Ce qui le fait vivre, mis à part les pièces reconstituées à l’authentique et les objets d’époques, c’est avant tout Mounji et les histoires qu’il raconte. Je suis rentrée dans son musée « Arabe », j’en suis ressortie « berbère » et en ai tellement appris sur ma culture qu’il me tarde de le voir en partager ses histoires avec d’autres !

    Mon récit s’achève peut-être ici mais il n’aura pas de point final, cette étape a vraiment été incroyable, en laissant Matmata, Tamezret, Mounji, Patrick et sa charmante compagne derrière nous, nous savions que nous y retournerions. C’est un endroit qu’on aura beau voir tant de fois, on en sera jamais vraiment rassasié.

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    INFOS PRATIQUES

    Pour réserver à l’auberge : ne passez pas par le site booking.com mais ce site et sa rubrique contact. En effet, Proposant également une table d’hôtes, Patrick gère ses disponibilités lui même et ferme souvent les réas booking pour faire en sorte que ses clients soient toujours les mieux servis! Et puis, les tarifs en direct sont toujours plus intéressants !

    Djerba, notre petit havre de paix

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    Hello tout le monde,

    Je vous retrouve déjà pour vous partager la première étape de notre road trip tunisien de cet été : Djerba.

    Vous le savez peut être, cette année, c’est l’année de la reprise du tourisme. Un certain nombre de pays a levé l’interdiction de voyage vers la Tunisie mise en place après les attentats de 2015 (dont le Japon et la Grande Bretagne) qui avait laissé les zones touristiques du pays dans la désuétude la plus totale. Avait suivi une longue traversé du désert et un abandon de quelques grands complexes hôteliers.

    Les quelques touristes interne ou externes qui subsistaient étaient notamment victimes d’une hausse pharamineuse des prix des prestations. Cette année, le dinar se change à 1euro pour 3 dinars. Une aubaine ? Pas tellement, à moins que vous ne passiez l’été au fin fond des terres où les prix varient peu. En revanche, dans toute les zones touristiques les prix ont augmenté de près de 20% (au moins). Ce sont des petites choses à savoir si vous décidez de vous lancer dans la découverte de la Tunisie et mettez la dévaluation du dinar dans la balance de votre décision.

    Première étape donc : Djerba la douce.

    Ai-je vraiment besoin de vous parler de l’hôtel dans lequel nous avons dormi ? Allez oui, un bon établissement a toujours besoin d’une bonne pub !

    Nous avons dormi 5 nuits à l’hôtel Dar Dhiafa, 14 chambres, des patios irréels tant ils sont beaux, un service impeccable, une piscine tout simplement parfaite, des chambres pleines de charmes et authentiques, une gouvernante : Yasmina, absolument adorable et de très bon conseils. On découvrira peut-être autre chose un jour mais là, c’est vraiment ce qu’on préfère et on est jamais déçus (même trois années de suite!).

    Le tarif par nuit varie peu aussi comptez 60/80 euros par nuit avec le petit déjeuner : café, toasts, oeufs, confitures, fromage, viennoiseries, céréales, jus de fruit frais. Quant au quartier : Erriadh au coeur de Djerbahood, il reste vraiment mon préféré.

    D’ailleurs, cette année, une nouvelle campagne artistique avait lieu et les murs des maisons du quartiers ont accueilli (bon gré mal gré) de nouvelles oeuvres, un bonheur pour les habitués! Les ruelles en fleurs sont absolument magnifiques et un café a vu le jour cet été tout juste sur la place derrière l’hôtel : expresso senseo à 1,5 dinar, sandwich à 4 dinars, salade (absolument divine) à 7dinars. Autant vous dire qu’il nous est arrivé de faire de belles journées piscine et de sortir à 50m nous ravitailler pour trois fois rien et ça c’est le bonheur !

    Nos cinq jours sur place ont tout de même été l’occasion de découvrir de belles adresses. Mon point de vue sur la gastronomie tunisienne n’a pas changé. Elle manque globalement de finesse, de prise de risque, d’inventivité et de légèreté. C’est aussi à savoir si vous êtes devenus dépendants d’une bonne nourriture saine. Qui sait, cela changera peut être avec de nouveaux entrepreneurs. En tout cas, le resto de l’hôtel Dar Dhiafa reste une excellente adresse pour manger un super carré d’agneau en croute !

    Pour se baigner dans la mer

    Vous le savez peut-être mais la mer n’est pas l’endroit que je préfère au monde. Mais cette fois-ci on s’est tout de même laissé tenter par deux endroits qui nous ont permis de nous baigner dans une super ambiance (avec un mais)

    Le restaurant de plage Tipaza 

    Pas loin du Phare de Midoun (et donc de la zone touristique de l’île) et au bord de la mer se dresse une grande baraque en bois qui abrite à l’ombre une petite dizaine de tables et possède sur la plage des transats et des parasols. Nous y avons déjeuné une excellente grillade de Daurade à un prix plutôt raisonnable d’ailleurs et avons loué pour l’après midi des transats (20 dinars les transats en haute saison). Baignade au calme assurée, la plage était super, le service pro et prévenant, les gens discrets. Tout ce qu’on recherche pour une après midi bain de soleil avec un bon livre parsemé de petites baignades.

    Le restaurant le petit Marin 

    Près de Sidi Jmour, je vous conseille avant tout de faire en long la route depuis l’aéroport ou depuis Ajim pour rejoindre Sidi Jmour qui a des airs de village de surfeur sur la côte. Le paysage est très différent de celui du littoral coté Midoun, plus sauvage, plus vert et bien plus beau, presque mystique. C’est un road trip au milieu des palmiers hyper, hyper agréable. Le restaurant est comme coincé sur un bout de plage dans une crique absolument déserte avec une mer très peu profonde très mais alors très très jolie !
    Nous y avons partagé une grillade de crevettes (attention pas les petites crevettes cocktails de supermarché), en face de la mer en écoutant une playlist orientale calme qui nous a littéralement transportée.
    Les transats sont ici fournis pour toute consommation! un vrai havre de bonheur

    Pour bien manger ! 

    Sidi Ali 

    Ce resto au bord de mer est une super adresse pour déguster des grillades dans un cadre Idyllique. Je vous parlais l’an dernier du restaurant Lalla hadria. Oubliez ça, celui ci est tellement mieux. Directement au bord de mer, un personnel hyper sympa, grillade de crevette et Loup grillé absolument divins, thé à la menthe offert en fin de repas. On s’est régalées!

    Grillades Zammouri

    Ici, tout se paye au poids, on choisit ce qu’on veut manger, en quelle quantité, viande ou fruit de mer et c’est grillé sur place et accompagné au choix de frites et salades. Une adresse très bonne et pas chère! Nous n’y avons pris que de la viande et c’était très très bon!

    Restaurant Papagallo

    Au bout de la troisième grillade, on avait envie d’autre chose… alors on a craqué sur ce petit resto italien plein de charme un peu kitsch à la tunisienne. La carte est très très fournie : pâtes, pizzas, viandes … On a gouté une pizza 4 fromages, plutôt bonne et un plat de lasagne très très très bon ! Il arrive très chaud et se dévore en une fois! Je ne vous conseille vraiment pas les desserts sur place sans finesse et à la limite du vraiment pas bon (panacotta très mal digérée) mais le reste est à gouter !

    Pour prendre un bon café dans une belle ambiance

    Rien ne pourra remplacer le petit café de fortune sur la place des artistes derrière Dar Dhiafa, l’expresso de fin de soirée rythmé par Fairouz en fond musical et bercé par une petite brise d’été n’a pas son pareil.

    Mais si vous cherchez quelque chose de plus sophistiqué avec un groupe en live le soir et de bons produits je vous conseil le Foundouk à Homt Souk. J’aime beaucoup l’ambiance, très orientale. Le café turc y est certes un peu épais mais pas sans goût et servi avec une certaine distinction ! Bon moment assuré!

    De façon plus générale nous avons préféré Houmt Souk à Midoune où nous avons trouvé les marchands du souk à la limite de l’agressif avec leurs « olaaa les filles allez juste plaisir des yeux rentre rentre ». Leurs techniques moyen ageuses nous ont fait fuir bien vite et ils ne manquent pas de copieusement insulter les gens en tunisien qui refusent de rentrer dans leurs boutiques. Les prix sont vraiment exorbitants par rapport au reste du pays. Bref, même pour y faire une balade tranquille on a du mal.

    On a préféré Homt Souk et son marché, les gens étaient moins insistants (quoi que tout de même un peu), on a parlé au dernier artisan nattier de l’île qui déplore la disparition de son artisanat malgré une demande présente, le manque d’envie de la jeunesse de perpétrer ce savoir faire. Avec une gentille invocation, il nous a souhaité bonne continuation dans notre parcours et je me languis déjà de le partager avec vous….

    Summer love

    Hello tout le monde !

    Long time no see ! Et pour cause, j’ai balancé une promesse que j’ai été incapable de tenir.

    Je m’explique : on est au début du ramadan, j’ai envie de vous partager pleiiiin de trucs, les idées se bousculent, j’ai envie de vous parler de sujets qui me tiennent à cœur : l’estime de soi, les autres, le jugement, la nécessité de regarder vers l’avant, d’être fier de soi, d’être ambitieux pour soi… bref vous avez saisi le tableau. Sauf que ce que j’avais grandement sous estimé, c’était la nécessité de me concentrer à 100% (voire plus) sur mes révisions d’examen qui ont eu lieu pendant les trois premières semaines du ramadan.

    Alors jeûner pendant 18h tout en apprenant des arrêts de jurisprudence et en préparant des écrits et des oraux pour lesquels j’ai vraiment travaillé dur ces derniers mois, m’a juste pris toute mon énergie. Alors vous me direz, écrire un petit article dans la journée n’aurait pas dû me prendre tant de temps. C’est peut être vrai. Il n’empêche que je ne l’aurai pas fait avec plaisir et mon blog n’étant que du plaisir pour moi, impossible que je m’oblige à écrire ! Mes articles s’en ressentiraient !

    Libérée délivrée depuis quelques semaines maintenant, j’ai pris les derniers jours de ramadan pour me consacrer au jeûne, et à la réflexion personnelle que ce mois rend si propice. En un clin d’œil, nous étions déjà le 14 juin, jour de fête.

    Hasard du calendrier pour certains bénédiction pour nous, la fin du ramadan à coïncidé avec la trouvaille de notre nouveau chez nous et donc… avec un emménagement ! Comme je vous l’expliquais longuement sur snapchat, je ne voulais pas retomber dans mes travers de notre ancien appartement et j’ai voulu finalisé le plus de choses possibles assez rapidement : achat d’électroménager / aménagement / déballage de cartons. Et comme nos affaires nous avaient sagement attendues pendant un an, il a fallu faire aussi un énorme tri, tout laver toussa toussa #maviedemenagere.

    Tout ceci nous ramène à il y a une petite semaine, je finis juste les cours particuliers que je n’ai jamais cessé de donner (sauf en Asie of course) et je fais déjà mes valises! Comment avoir passé une partie de l’année à l’étranger et ne pas aller voir ma famille en Tunisie ? Impossible. Me voilà donc sur un transat à Djerba, accompagnée de mon amie de toujours : Joe, en train de profiter de la dolce vita tunisienne et impatience de partager avec vous toutes nos bonnes adresses !

    Vous êtes prêts (es) ?!

    Je commence par partager avec vous mes quelques trouvailles du début de soldes. Ici une tenue complètement bradée. La robe vient de chez Missguided ici et les sandales shoppees en boutique chez Mango (pas trouvée en ligne encore!)

    Les Chroniques du Ramadan jour 6

    DU PLAISIR D’ÊTRE SEULE

    Hello tout le monde !

    Comment allez-vous en cette belle journée de printemps ? Les oiseaux chantent, le soleil brille, les gens planifient leurs congés d’été et moi j’essaie de faire le deuil d’une nouvelle année de jeunesse. J’ai eu 27 ans hier et jusqu’ici, tout va bien !

    Mais ce n’est pas du temps qui passe inlassablement que je veux vous parler aujourd’hui, non, je veux vous parler du plaisir d’être seul(e) dans une société qui nous sur-sollicite.

    Ma question pour vous est simple : quand avez-vous mangé seul en terrasse pour la dernière fois ? Quand vous êtes-vous installés seul dans un café pour bouquiner en sirotant un thé tranquille ? Quand êtes-vous allés faire votre shopping seul(e) pour la dernière fois sans avoir l’avis parfois non désiré de votre compagnon de dépense ? ou quand vous êtes-vous accordé le plaisir coupable d’aller voir ce film que personne ne veut voir avec vous, une formule gourmande à la main et personne pour commenter à côté ?
    Il y a longtemps ? Il est grand temps d’y remédier. Être bien, seul, n’est à mon avis pas inné. Ça s’apprend. Et oui, il faut un peu de temps pour apprécier être en sa propre compagnie et n’avoir pour seul interlocuteur que son esprit ! Curieux non ?

     

    Être seule, personnellement, je n’aimais pas du tout mais alors PAS.DU.TOUT. Très jeune j’étais toujours entourée, je m’incluais toujours à un groupe même pour ne pas y participer activement mais être physiquement entourée me rassurait, me faisait me sentir incluse, faisant partie de quelque chose de plus grand que moi et donc de forcément meilleur. On dira ici merci à l’adolescence et à la dépréciation personnelle qui va souvent avec. J’admirais les autres et ne m’aimait pas tellement (quel euphémisme).

     

    A 20 ans, je m’envolais loin de tout, de mon « groupe d’ami » de ma famille, de tout ce qui faisait mon quotidien. Je ne faisais RIEN mais RIEN seule ! J’ai pour le détail, toujours partagé ma chambre, chez mes parents ou en colloc, je n’allais jamais à un endroit seule, même pour faire une course rapide, j’accompagnais sans cesse les gens faire leurs propres emplettes. Imaginez donc mon désarroi total quand je débarque dans une ville dont je ne connais rien avec le monde entier à découvrir autour de moi.
    Il s’est alors passé un truc bien curieux. Loin de toute distraction humaine j’ai commencé à m’entendre moi. Mais littéralement. J’ai commencé à m’entendre parler, penser, réfléchir en continue puisque rien n’était là pour m’en empêcher. Au bout d’un temps, où ton cerveau chauffe bien comme il faut, j’ai commencé à écrire, à faire des plans de tout ce qui se passait là-haut. Je me suis octroyée du temps pour faire le tri de mes pensées mais aussi des gens et j’ai surtout découvert qui j’étais vraiment. Loin des gens autour de qui j’évoluais, loin des envies des autres que j’adoptais souvent, loin des passions personnelles et de ce que mon cercle trouvait beau ou pas, acceptable ou pas, faisable ou pas, ma voix à moi a commencé à s’exprimer. Elle l’a fait doucement d’abord dans mon intimité puis avec les autres.

     

    Imaginez mon choc la première fois que je dis non à haute voix à un plan de soirée et que mes amis changent d’avis pour me faire plaisir.

     

    Ça doit vous paraître bien bête de lire tout ça mais j’ai eu le déclic de ma vie : En appréciant ma propre compagnie et en donnant à mes envies une voix au sein de mon cercle social, je m’en suis retrouvée plus appréciée et plus respectée.

     

    Il ne m’en fallait pas plus pour continuer sur cette voix. Et très vite, alors que la vie reprend son cours et que, vie de campus oblige, je me suis de nouveau retrouvée très entourée, j’ai ressenti le besoin de m’isoler fréquemment. J’ai eu envie de dire non à des soirées, de préférer aller siroter mon cappuccino seule face à la skyline de Hong Kong, de faire mes propres expos et mon shopping seule. Je n’en étais que plus heureuse de retrouver les copains.

     

    Qu’en est-il du resto ? Vous vous êtes déjà fait un resto en votre propre compagnie ?  Je vous assure c’est probablement le meilleur truc qu’il y a à faire seul(e). Une après-midi d’été chaude à New York et alors que j’attends Georges, mon ami chez qui je loge qu’il termine sa journée de travail, je suis affamée et j’ai vraiment la flemme de me prendre un hot dog que je vais avaler debout sous une chaleur écrasante pour avoir faim 5 minutes après.

     

    Je passe devant une petite brasserie au menu alléchant. Je regarde à gauche et à droite comme pour vérifier que personne ne m’a vu entrer seule. La serveuse m’installe en terrasse « It’s a beautiful day I can’t let you eat inside ! » Mouais. J’aurai préféré la discrétion. Mais discrétion pourquoi ? Je ne connais personne ici, je m’en contre fiche ! Je n’avais ni bouquin, ni internet juste les gens, mon plat et moi. Et 7 ans après, j’ai encore ce repas dans ma case des meilleurs souvenirs de voyage que j’ai.
    Vous vous doutez de la suite, j’essaie maintenant de m’octroyer des VRAIS restos seule. Pas un repas vite fait à la va vite entre deux rendez-vous, non un vrai date avec moi-même et un bon livre.

    Et vous, que pensez-vous de tout ceci ? Est-ce-qu’on ne serait pas de meilleurs : amis, maris, femmes, soeurs, personnes tout simplement si on prenait un peu plus le temps d’être seuls, d’apprécier ces moments là, de s’accorder aussi de s’offrir à soi des moments de qualité sans toujours attendre qu’une personne passe ces moments là avec nous ?

    La prochaine étape ? Le voyage seule, un petit weekend plaisir rien qu’à soi. Mais pour l’instant, j’aime trop les passer avec le chéri…

    Tendrement,

    J.

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    Les chroniques du Ramadan jour 5

    LE STRESS

     

    Ça y est, on y est. Ça fait des mois que je vous bassine avec ça, des mois que je vous fais des snaps flouttés de mes matinées passées à étudier, à rédiger les cours, à apprendre de nouveaux concepts et à enrichir ma culture. Demain, c’est (déjà) le début de mes exams.

    Cet article je l’écris pour vous ce soir et aussi un peu pour moi, à la recherche d’un effet cathartique et en espérant laisser ici mes angoisses et mon stress. Parce que oui, j’ai beau vous prôner la confiance en soi, le travail acharné, l’abnégation et tout ce qui va avec, il n’empêche qu’il m’arrive aussi de stresser !

    C’est dur de se sentir jugé sur un moment, sur un sujet précis pris sur une année de travail. C’est dur d’arriver et de risquer la page blanche, l’oubli ou de tomber sur le point du programme qu’on maîtrise le moins. C’est dur, mais c’est le jeu. Et je n’échappe pas à la règle, demain, j’ai peur des grèves, peur de la panne de réveil, peur de la page blanche, j’ai peur d’être ridicule devant ma prof, peur de ne me souvenir de rien.

    Je pourrai vous mentir et vous dire que non, je pourrai faire l’autruche des réseaux sociaux et ne vous parler de mon année qu’une fois en poche en vous étalant mon succès,  mais je n’ai jamais fonctionné comme ça. On assume quand on réussit, on apprend quand on échoue. Je pense sincèrement que si on se réapproprie notre vie dans les bons comme dans les mauvais moments, on n’a plus peur du regard et du jugement des autres. Les gens ont tendance à s’engouffrer dans nos doutes pour retourner contre nous nos angoisses. Si on passe assez de temps à les connaître, à les appréhender et à les vaincre, on a plus rien à craindre de la mesquinerie des autres.

    Et puis, ce n’est pas si grave d’avoir peur finalement, ça prouve que ce pour quoi on se bat vaut le coup. Qu’il y a quelque chose en jeu, qu’on voit véritablement le fruit de ce qu’on a pu sacrifier pour arriver là.

    Dans cet esprit, chaque année où j’ai enseigné, j’ai montré le même film à mes élèves, toutes mes classes, tout niveau : Coach Carter. Probablement (non c’est sûr) mon film préféré de tous les temps. J’en connais les répliques par coeur et pourrait vous disserter des heures sur la manière dont chaque année, ce film change encore ma vie. (Il est dispo sur Netflix donc si tu ne l’as pas vu, éteint la fenêtre, regarde-le et reviens vers moi!)

    A la fin du film, un des personnages prononce un extrait d’un discours de Mandela que voici :

    Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

    Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.

    C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

    Nous nous posons la question…
    Qui suis-je, moi, pour être brillant,
    radieux, talentueux et merveilleux ?

    En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
    Vous êtes un enfant de Dieu.

    Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

    L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

    Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.

    Cette lumière ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous,

    Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
    nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

    En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

     

     

    Je n’ai presque rien à ajouter à ce discours, il raisonne en moi comme peu de choses peuvent le faire, il m’émeut, me motive, me transcende presque. Longtemps, il était accroché au mur où sont maintenant collées mes fiches de révision. Donc à vous qui révisez aussi, qui vous levez tous les jours pour aller au boulot et vous construire la vie dont vous avez rêvé, vous avez déjà fait le plus dur, vous êtes en train de faire briller votre lumière personnelle, vous êtes déjà en train d’inspirer les gens autour de vous. Dont moi!

    Je vous laisse sur les sages paroles de Nelson et je vous dis à demain où j’espère que la tension des exams laissera enfin un peu de place à l’excitation de mon anniversaire qui arrive après !

    Tendrement,

    J.

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    Les Chroniques du Ramadan jour 4

    AFFRANCHISSEZ-VOUS

    Hello tout le monde !

    Oui je vous ai fait faux-bond hier. Pas que je vous ai oublié ou que je me suis laissée dépasser par les évènements mais, après avoir écrit un article aussi personnel que celui sur le mariage, je ne me voyais rien écrire d’autre le lendemain.

    Vous le savez si vous me lisez depuis un moment, écrire est probablement la chose la plus intime que je puisse faire et à chaque mot, à chaque phrase, à chaque article, je vous livre une partie de moi. Alors parfois j’ai besoin de prendre un peu de distance.

    J’en profite pour vous remercier pour vos retours, vous êtes les meilleurs, toujours ouverts et bienveillants. Merci pour tout.

    De quoi parle t-on aujourd’hui? D’un sujet qui, encore une fois, me tient beaucoup à coeur : l’affranchissement personnel et l’affirmation de soi. Décidément, ces chroniques sont plus sérieuses de jour en jour!

    J’abordais le sujet il y a quelques temps avec vous sur Snapchat. Comment faire pour s’affirmer, pour prendre confiance en soi et s’engager dans un chemin qui peut parfois jurer avec les aspirations de nos proches ? 

    Les réponses que je vous apporte ici ne valent pas de vérité générales. Elles sont néanmoins le fruit de mon propre apprentissage face à mes propres challenges. Je vous apparais peut être comme une adulte bien rangée aujourd’hui. J’ai été une ado difficile pourtant ! Et si je peux vous éviter des années de conflit interne, je veux pouvoir le faire !

    Faire la paix avec son histoire

    Je ne vais pas vous faire le coup à chaque fois mais c’est toujours un peu vrai : vous n’êtes pas les autres. Quand on dit ça on n’a rien dit mais une fois que ça rentre, on s’enlève un sacré poids des épaules. Vous n’êtes pas les autres veut aussi dire que vous n’êtes pas élevés pareil que les autres, vous sentez peut être q’untel est plus libre, moins contraint, que les parents de l’autre sont plus simples, plus ouverts, plus compréhensifs, vous souffrez peut être d’une culture trop restrictives et j’en passe. Vous n’êtes pas les autres. Vous n’êtes ni mieux, ni moins biens, juste différents.

    Quand on ne se sent pas en phase avec ce qu’on nous impose, on a toujours tendance à ne voir que le mal chez soi et croire que tout est rose chez les autres. Plutôt que de chercher des défauts dans la vie des gens, apprenez à faire la paix avec votre propre histoire, votre propre culture, essayez toujours de trouver des excuses à des comportements peut-être trop restrictifs à votre égard. Bien souvent (si ce n’est tout le temps), nos contraintes parentales ou familiales sont motivées par la crainte des autres, par amour et par peur de l’inconnu. Bien souvent aussi, c’est une incompréhension des moeurs ou un rejet des mauvaises choses qui circulent avec une banalité sans nom dans notre quotidien.

    Ce n’est qu’avec un sacré dialogue et une dose inouï de patience que vous arriverez à obtenir des concessions, des libertés et le respect de vos proches. Apprenez en plus sur le quotidien de vos parents et ce qu’ils vivaient à votre âge, vous comprendrez peut-être mieux leurs craintes et serez plus à même de les rassurer avec de vrais arguments qu’avec le sempiternel « mais vous ne comprenez pas, aujourd’hui c’est une autre époque et ce n’est pas grave de sortir le soir ». Non, ne cherchez pas, argumenté comme ça, ils ne bougeront pas d’un iota!

    N’ayez pas peur de vous affirmer

    Choisir, c’est renoncer et la double vie n’en est pas une. Qu’est ce que je veux dire par là ? C’est simple. Bien souvent, vous savez qu’affirmer à 100% qui vous êtes fera des étincelles dans votre entourage alors, pour ne pas entacher une relation idyllique parent/enfant vous jouez les enfants modèles avec eux et préférez être qui vous êtes dans l’ombre. Mais jusque quand ?

    Grandir, c’est faire des choix… et les assumer. C’est accepter d’être qui on est vraiment, de reproduire les belles valeurs inculquées par nos parents et de faire son propre bonhomme de chemin avec ses erreurs, ses doutes et ses challenges. Le faire peut conduire à certaines incompréhensions de la part de vos proches, peut être même quelques disputes, quelques repas plus froids et quelques temps nécessaire à ce que le monde autour de vous se rende compte qu’au fond, vous êtes toujours le petit enfant qu’ils ont élevé avec de belles valeurs mais que vous évoluez pour devenir votre propre personne.

    Alors oui, parfois on passe par des phases difficiles pour se faire accepter, parfois on aimerait que tout aille plus vite et que notre entourage accepte en un clin d’oeil nos différences. Faire preuve de patience et de force de caractère est alors votre premier test. Croyez-moi et tous ceux qui sont passés par là : la relation saine qui en résultera n’en sera que plus belle et jamais vous ne vous sentirez aussi proche de votre famille. Et croyez moi aussi, même si vous n’en voyez pas le bout, les choses s’arrangeront un jour. Vous avez mis 9 mois à naître, un an à marcher, trois ans à parler et 15 ans à vous construire. Vous pouvez accorder un peu de ce temps à vos proches pour comprendre la personne que vous devenez, laissez leur le temps de vous accepter et de vous aimez tel que vous êtes vraiment et pas l’image tronquée qu’ils ont de vous.

    Que faire en attendant ? Traitez les toujours avec amour et respect, ne renvoyez jamais à ceux qui peuvent momentanément vous rejeter un sentiment similaire. Rappelez-vous, vous êtes en paix avec vous même, vous savez pourquoi vous êtes la personne que vous êtes et quelles valeurs vous véhiculez. Il ne doit pas y avoir de place pour la colère ou l’impatience dans tout ça.

    Oui, ça fait très bisounours de dire tout ça mais ce sont les enseignements que j’ai tiré en fonçant bien souvent droit dans le mur pendant 10 années de construction personnelle semées d’embuches !

    Récoltez ce que vous avez semé

    Bien vite (souvent plus vite qu’on ne le pense d’ailleurs) vous commencerez à récolter ce que vous aurez semé : amour, bienveillance, indépendance, ambition, travail acharné. Quand ça arrivera, prenez le temps d’apprécier votre parcours, vos épreuves et de kiffer votre nouvelle vie.

    Je finirai en vous rappelant ceci : l’émancipation personnelle ne vient de personne d’autre que vous. Elle ne vient pas de vos parents ni de votre moitié aussi belle soit-elle. Elle ne vient pas de vos amis d’enfance ni de vos camarades de fac. Elle vient de vous et ne commence qu’à partir du moment où vous décidez d’être vous même, à 100% sans mentir à personne et surtout pas à votre reflet dans le miroir.

    Vous attendez quoi alors ?!

    Tendrement,

    J.

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    Les Chroniques du Ramadan Jour 3

    LE MARIAGE

    Hello tout le monde,

    Un sujet plutôt très sérieux aujourd’hui que j’évite de traiter depuis maintenant deux ans. J’avais choisi de ne pas en parler parce que notre histoire, comme toutes celles qui sont dans la nature, est unique. J’ai choisi de ne pas en parler aussi parce que je ne veux pas entretenir un idéal complètement faux et irréaliste et contribuer à un fantasme déjà trop présent sur les réseaux sociaux. Enfin, j’avais choisi de ne pas en parler non plus parce que je refuse d’attrister des personnes dans des situations compliquées ou dans l’attente d’une union.

    Maiiiiis j’avais envie de partager certaines choses avec vous. Alors comment le faire ? Sous quelle forme ? Comment en dire assez tout en gardant certaines choses dans notre vie privée ?

    Cet article sera je l’espère, un début de réponse à tout ça. Il ne comportera peut être pas tout ce que vous auriez voulu lire et sachez que je reste complètement à votre disposition si vous avez des questions particulières sur le sujet. Gardez à l’esprit que nous sommes très loin d’être parfaits et que nous sommes encore tout nouveaux dans ce monde où être deux se conjugue au singulier…

    On pourrait sincèrement écrire un livre dessus : les préparatifs, la vie à deux, les relations amicales après, le changement de perspective, penser « famille » et non plus « moi ». Peut être qu’on le fera un jour… qui sait !

    Commençons….

    Je me suis mariée trois fois avec le même homme. Ça commence bien hein! Nous nous sommes mariés à Paris le 09 avril 2016 devant Dieu et les institutions de la République, le même jour. Mon père nous a marié religieusement et mon grand frère a véhiculé mon consentement à cette union. Ce sont des détails qui me rendent hyper émotive aujourd’hui encore. Ces dix minutes chez moi resterons à jamais gravées !

    Je n’ai vu Ghiles que sur le parvis de la mairie. J’entretenais un peu ce fantasme (probablement véhiculé par la tonne de séries que je regarde) que Ghiles ne devait « me découvrir » qu’au moment de la mairie. C’est donc accompagnée de ma maman, de mon papa et de mon grand frère encore que je suis arrivée dans mon carrosse ! Ils m’ont conduit jusqu’à lui, au moment de nous dire oui. C’était magique.

    Toutes les personnes, ou presque, qui se sont mariés vous diront que rien ne se passera comme prévu, qu’il y aura forcément un raté et que ce n’est pas la fin du monde. Je les rejoins totalement et vous partage mon top des ratés de notre mariage :

    Bien que notre mariage ai eu lieu au printemps, la pluie s’est invitée toute la journée mais ça … connaissant ma poisse c’était presque couru d’avance et ça ne nous a pas tant dérangé que ça!

    Mon petit frère a accidenté ma nouvelle voiture pendant nos nombreux déplacements dans la journée et mon autre petit frère a oublié d’embarquer les sac cadeaux pour nos invités de la réception que j’avais passé des heures à faire avec les copines quelques jours avant. Là encore, que voulez-vous, on ne peut pas tout maîtriser !

    Et pour finir sur les minis catastrophes : ma pièce montée s’est cassé la gueule entre la pâtisserie et le restaurant de notre réception, le soir de notre repas de mariage. Notre chef a sauvé les meubles avec un gâteau de remplacement à la dernière minute et personne ou presque ne s’est aperçu de l’incident. Je me souviens que personne ne voulait me l’annoncer de peur que je me transforme en Bridzella puissance un million mais après tout ce qu’il s’était passé pendant la journée j’ai juste éclaté de rire. Les gens qui me connaissent bien savent que ça m’était destiné !

    Et ce n’est certainement pas tout ça que je garde en tête lorsque je pense à notre union aujourd’hui. Voilà ce que je retiens :

    Je retiens d’abord que mon frère aîné à fait des dizaines de milliers de kilomètres uniquement pour assister au mariage de sa soeur, moi!

    Je retiens que nos deux familles étaient présentes au complet avec tous leurs membres en bonne santé !

    Je retiens les amitiés renouées à l’occasion de notre mariage.

    Je retiens les déplacements depuis le sud de la France, le centre ou l’Allemagne juste pour nous voir nous dire oui.

    Je retiens ceux qui ont loué une voiture pour l’occasion et fait faire un costume sur mesure.

    Je retiens celle(s) qui m’ont accompagnée chercher, choisir et trouver mes robes en un temps record (trois semaines avant le mariage qui dit mieux …). Et celles qui disaient oui et rappliquaient dès qu’il y avait quelque chose à organiser.

    Je retiens la présence sans faille et avec beaucoup d’amour de ma belle soeur et de ma tata qui ont fait des préparatifs un moment doux et sans qui j’aurai probablement craqué plusieurs fois.

    Je retiens le dernier petit déjeuner pris chez moi avant la cérémonie, ces viennoiseries qu’une amie est allée acheter et a amené en totale surprise pour m’obliger à manger et à m’installer autour d’un café une dernière fois avec mes parents et mes frères.

    Je retiens l’insistance de mon jeune frère à me conduire chez ma coiffeuse comme pour perpétrer une tradition de chez nous et à ne pas me laisser y aller seule.

    Je retiens toutes ces personnes qui se sont déplacées pour nous voir à la mairie, leurs sourire, leurs tenues incroyables et leur joie quand on s’est dit oui.

    Je retiens tous ceux qui étaient là depuis le début, quand ce n’était pas gagné et qui sont restés à nos cotés jusqu’au bout. Voir nos alliances à nos doigts était peut être un plus grand soulagement pour eux que pour nous!

    Je retiens tous les présents, les absents et ceux qu’on a appris à connaître par la suite. C’était un mariage imparfaitement parfait et je ne le changerai pour rien au monde.

    ok, maintenant qu’on a fait pleurer dans les chaumières, j’ai des petits tuyaux pour vous, les futurs

    Ne dépensez pas un rond dans vos noces haha ! Non plus sérieusement, je retiendrai à jamais cette phrase de Ghiles : « on ne s’en voudra jamais d’avoir fait trop petit ». Et deux ans après, elle retentit en moi encore très très fort. Aussi important soit-il le mariage en soit ne fait que commencer avec ces 24h de fête et les chantiers sont si gros après que vous aurez besoin de toute votre énergie et de toutes vos économies !

    Ce que je veux dire par là c’est : faites un beau mariage mais après avoir :

    1. meublé votre appartement
    2. mis de côté pour votre lune de miel de rêve et vos vacances des deux premières années (oui les moments à deux sont primordiaux)

    après tout ça … la vie à deux

    C’est là que le mariage commence et croyez moi il y a du taff! J’ai toujours été quelqu’un de très indépendant, j’ai vécu seule d’ailleurs quelques années avant de me marier et je n’attendais qu’une chose, m’installer définitivement dans mon chez moi à vie (dit-elle assise au bureau de son enfance, dans sa chambre, chez ses parents..).

    Malgré cette grande revandication d’indépendance, j’ai réalisé deux nuits après notre mariage et à Hong Kong (décidément cette ville), que chez mes parents ne serait plus jamais « chez moi ». Que cette fois-ci c’était pour de bon, que j’avais une autre domiciliation, pas juste physique mais morale aussi et le déchirement que j’ai ressenti à ce moment là m’a frappé sans que je m’y attende. Je me suis sentie triste, arrachée à un cocon aimant dans lequel j’étais une petite princesse et soudain très seule. C’est une réaction qu’aujourd’hui encore je n’explique pas, mais ça passe, pour le plus grand bonheur de la vie à deux !

    Je finirai cet article, en vous disant qu’être mariée est la chose la plus difficile que j’ai eu à apprendre. J’ai toujours été plutôt douée pour bachoter et résoudre des problème théoriques, me poser un objectif et travailler dur pour l’atteindre, mais tout ceci n’impliquait que ma personne. Me marier m’a fait grandir en tant qu’être humain et fonctionnant peut être un peu comme machine jusqu’alors (détendez-vous j’ai un coeur je vous rassure) j’ai l’impression d’avoir tout réappris de la vie. Je profite du coup aussi de cet article pour remercier publiquement la vie, Dieu, le destin, d’avoir mis sur mon chemin la personne la plus aimante, la plus patiente et la plus merveilleuse au monde qui me pousse chaque jour à être la meilleure version de moi-même.

    Je vous laisse en vous rappelant ceci : tout ce que je vous ai raconté là est une partie. de notre histoire, certaines choses raisonneront peut être en vous, d’autres non, peu importe d’ailleurs parce que vous avez la votre d’histoire, quelle qu’elle soit. Ne vous comparez à personne, surtout pas en matière d’amour où les coeurs et les vies sont si opaques sous un faux voile de transparence qu’on ne saurait distinguer le vrai du faux. Ne vous mettez aucun calendrier, aucune deadline, aucun critère. Laissez vos valeurs et votre sensibilité prendre le pas. Sachez d’abord qui VOUS êtes avant de vous lancer à deux. Et surtout, soyez heureux, personne ne le sera pour vous.

    Tendrement et à demain,

    J.

    Je vous laisse avec ce cliché si spécial de notre célébration de mariage en Tunisie avec feu ma grand mère, paix à son âme. Le sourire de ma mère vaut tout l’or du monde sur ce cliché et il n’y a pas meilleure illustration pour cet article sur l’amour et la famille. 

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    Les Chroniques du Ramadan jour 2

    Hello à vous!

    C’est parti pour une seconde journée de chronique et toujours pas de Ramadan en vue! C’est pas grave, quand on commence quelque chose il faut s’y tenir!

    Comme annoncé sur Snapchat aujourd’hui, je reviens avec vous en détail sur la fin de notre séjour asiatique : nos 10 jours en Malaisie. Je ne vous parlerai pas de Hong Kong, point d’arrivée et de départ parce que nous vivons nos séjours à HongKong comme des moments de vie quotidienne dans une ville que nous connaissons maintenant très bien et dans laquelle j’ai des attaches sentimentales, du fait de mon séjour étudiant, mais aussi familiales, puisque mon frère aîné y vit. Pas grand intérêt pour votre lecture donc!

    Revenons à la Malaisie. C’était notre seconde fois avec Ghiles dans le pays et la troisième pour moi puisque j’y ai fait un road trip avec ma maman il y a quelques années. Notre programme était simple : profiter un maximum, découvrir les plus belles îles et fêter notre anniversaire de mariage dans un des hôtels les plus luxueux du pays.

    Nous avons passé trois jours à Kuala Lumpur avec des amis qui y vivent à La Villa Samadhi. Etablissement réputé pour sa discrétion et son luxe, nous y avions passé deux jours de rêve absolu lors de notre lune de miel en 2016. Cette fois-ci et malgré une préparation des mois à l’avance, nous avons eu quelques déconvenues. Si vous nous suivez sur Snapchat, vous savez en effet qu’au lendemain de notre première nuit sur place, nous nous sommes fait voler une certaine somme d’argent directement du porte feuille de Ghiles pendant que nous étions au petit déjeuner. Nous avions été remboursés de la somme volée et avions bénéficié d’un spa gratuit mais vous imaginez aisément que notre séjour sur place s’en ai trouvé quelque peu gâché…

    Je passe aujourd’hui rapidement sur cet incident car, après quelques semaines de réflexion et une multitude de choses (hormis le vol) qui ne sont pas allés dans ce séjour, j’avais pris le temps de leur écrire un mail de réclamation de plusieurs pages. Dès que j’ai pu trouver un interlocuteur haut placé dans la hiérarchie, notre plainte a été traitée avec déférence et empathie et nous avons été intégralement remboursés de notre séjour. Ce qui était bien plus que je n’avais demandé dans ma réclamation. Vous comprendrez donc qu’il serait injuste envers l’établissement, de ne pas leur rendre justice pour une erreur humaine. C’est là aussi qu’on reconnaît un grand établissement hôtelier : il est capable d’accepter une critique et de réagir en conséquence pour adoucir toute expérience client, même quand celle-ci était mauvaise. Le juste comportement à mon sens derrière, c’est de s’indigner quand on n’obtient pas justice mais de savoir se contenir quand on a été entendus, ce qui a été notre cas.

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    Le groupe Samadhi Retreat, qui possède un certain nombre d’établissements de luxe (dont la Villa Samadhi, un à Singapour et un en Thaïlande qui ouvrira à la fin de l’année) est également propriétaire de l’hôtel où nous avons fêté notre anniversaire de mariage : le Japamala Resorts sur l’île Tioman dans l’est du pays.

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    Et alors là …. Je n’ai pas de mots. C’est bête mais j’ai presque les larmes aux yeux quand je repense à nos 4 jours sur l’île. Si la météo n’était pas au beau fixe tous les jours (c’est quand même là que j’ai choppé mes coups de soleil!), l’expérience vécue était extraordinaire, incroyable, émouvante et tout les superlatifs positifs que le Larousse puisse posséder. Nous avons séjourné dans la chambre « Hillside Sarang » nous étions absolument seuls au monde au milieu de la jungle avec pour seuls voisins les singes qui venaient essayer de nous chopper ce qui se trouvait dans notre minibar !

    L’hôtel est intimiste au possible, tout est fait pour que vous passiez le plus beau des séjours. Nos journées commençaient dan notre chambre duplex réveillés en douceurs par les bruits de la jungle. Nous ne nous sommes jamais sentis pressés par un horaire de petit déjeuner particulier puisque le Japamala a un système de double petit déjeuner : d’abord, une partie buffet qui s’arrêtait à 11h avec tout ce qu’on peut attendre d’un petit déjeuner en hôtel. A ce buffet s’ajoute une partie « à la carte » et à volonté. Imaginez une carte d’un brunch parisien huppé et bien vous auriez droit à tout, à volonté et à n’importe quelle heure de la journée!

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    Le reste de la journée se passe bien évidemment sur le front de mer. Une eau turquoise magnifique, du matériel pour aller snorkeler gratuitement et des kayaks à disposition pour aller découvrir les environs parce que sur le pan de plage où l’hôtel se trouve, il n’y a rien d’autre ni personne! Il y a aussi deux piscines dans l’établissement mais très peu utilisées par les clients. En même temps avec une eau pareil, qui a besoin d’une piscine ! Et nous avions une petite piscine privée dans notre chambre aussi si on voulait plus d’intimité mais après à peine 20 clients dans l’hôtel, on ne se sentait vraiment pas étouffer.

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    Il était bien sur possible de prendre des water taxis ou de partir en petit trek pour rejoindre d’autres côtés de l’île mais nous avons choisi de rester sur place et avons donc pris tous nos repas dans les deux restaurants de l’hôtel : l’un avec des spécialités italiennes, l’autre aux spécialités thaïlandaises. Le personnel sur place est d’une gentillesse sans qualificatifs. Vous êtes rois dans votre séjour et tout le monde est aux petits soins pour que vous passiez les meilleurs moments possibles.

    Le ménage dans votre chambre est fait deux fois par jours (oui oui et on s’habitue vite à voir de petites bougies et les coins de son lit bien repliés pour nous accueillir le soir). Une heure de cocktails gratuite au moment du coucher du soleil est aussi organisée tous les soirs. Et enfin, on a eu la chance de dîner absolument seuls au monde en face de la mer en amoureux pour fêter nos deux ans de mariage.

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    C’est donc un peu le coeur serré que nous avons quitté l’île Tioman mais ravis d’avoir réalisé un de nos rêves.

    Cap enfin sur les îles Perhentian pour finir le séjour en beauté. Ces îles m’ont vraiment fait pensé aux Philippines mais beaucoup moins dégradées qu’El Nido par un tourisme de masse. Nous avons séjourné sur la grande île au Tuna Bay Resort. Si vous voulez un petit conseil, inutile de booker les chambres sur la mer, beaucoup mais alors beaucoup plus chères que les chambres plus en retrait et sans grande utilité puisque c’est sur le bord de mer qu’il y a le plus d’agitation et donc le plus de bruit ! Pas top top pour un séjour sensé être reposant. Une seule chose m’a un peu déçue mais c’est peut-être le contraste avec l’expérience vécue à Tioman. J’ai regretté le trop plein de construction sur un front de mer minuscule qui enlève complètement le charme d’une île vierge. Mais je le comprends aussi … quand on a plus de touristes qui viennent, il faut augmenter les infrastructures capables de les accueillir. Mais pour l’instant, ça fait un peu béton sur sable et c’est pas très jojo…

    Je vous encourage aussi vivement à partir à la découverte des plages secrètes de l’île. On a été bluffé par des coins absolument sublimes qui fassent penser aux Seychelles !

    Et notre partie favorite de notre séjour reste le fait que notre hôtel donnaient sur la mosquée de la petite île. Une mosquée en front de mer de laquelle on entendait l’appel à la prière cinq fois par jour (chose à savoir si vous n’êtes pas fans aussi). Les moments de paix qu’on a pu ressentir à cet endroit ont été uniques et resteront vraiment gravés en nous.

     

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    Quelques infos pratiques maintenant pour bien organiser votre séjour si c’est une destination qui vous intéresse :

    • Nous avons voyagé à travers le pays en bus. Nous sommes passés par ce site pour Booker nos tickets directement en ligne afin d’éviter les bus full et on est absolument ravis du service. les bus sont ponctuels, confortables et hyper économiques. Rien à dire!
    • La Malaisie est le pays où le data nous a couté le moins cher ! Bonne chose à savoir si vous voulez rester connecter surtout dans des zones où la wifi n’est pas Tip top !
    • C’est également le pays où on a le mieux mangé (avec la Thaïlande!) et la nourriture est super super abordable donc faites vous plaisiiiiiir.

    Ça me fait quelque chose de mettre un clap final à cette série d’articles sur notre voyage. J’ai hâte des prochaines aventures et je mesure la chance qu’on a eu d’avoir ces moments privilégiés à deux à grandir ensemble et se créer les souvenirs d’une vie.

    Je souhaite à tous ceux qui en rêve d’organiser leur aventure autour du globe, qu’elle soit encore plus belle que celle qu’on a pu vivre.

    Et je vous retrouve déjà demain pour une nouvelle chronique !

    J.