Chronique de grossesse mais pas que… #1

We’ve been hiding something …

 

Ohhhh les cachotiiiiiiers! Moi qui vous disais lors d’un ask récent au sujet d’une grossesse « mmmh quand Dieu voudra » alors que notre bébé faisait déjà la rumba dans mon ventre …

 

Déjà, je veux prendre le temps de vous remercier, vraiment et du fond du cœur. On peut dire ce qu’on veut de négatif sur les réseaux sociaux, votre réaction et vos messages suite à l’annonce de ma grossesse m’ont rempli de joie, m’ont émue, ça m’émerveille encore de voir que des personnes que je n’ai jamais vu en vrai prennent du temps sur leur vie pour envoyer de gentils mots comme les vôtres. On est comblés et vous êtes des amours puissance l’infini.

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Du coup, allez, je me lance dans la rédaction de petites chroniques comme celles du ramadan et de l’été pour vous partager le quotidien qui change, les péripéties, les questionnements aussi … Et si je ne sais pas encore tout à fait ce que ces chroniques contiendront, je sais qu’elles n’auront aucune info médicale, je ne suis pas médecin et ne me permettrai jamais de vous dire quoi que ce soit par rapport à un sujet aussi sérieux. Dans la même optique, je n’ai pas besoin de conseils médicaux. Il ne faut pas le prendre mal et je reviendrai sur le sujet un peu plus bas mais, comme toute femme enceinte, je suis bien suivie par une équipe médicale au top et si j’ai une question, c’est aux professionnels que je vais la poser. Dans le même temps, je fais des choix de consommation, vie, lifestyle et tout ce qui s’en suit qui ne me concernent que moi et si vous avez choisi de faire différemment ou vous avez quelqu’un dans votre entourage qui fait les choses différemment, je n’ai pas plus raison que vous et la réciproque est vraie !

 

Tout ceci étant dit … Commençons !

 

Un beau matin, j’ai fait un test …

 

Je pense que je n’ai jamais été aussi ambivalente et mon opinion aussi changeante que depuis que j’ai appris ma grossesse. Avec cette nouvelle, est venue, et c’est assez nouveau pour moi je dois dire, une nécessité de pudeur et de silence que je ne me connaissais pas jusqu’alors.

 

Ce sentiment n’était pas motivé par une peur du Zion ni du jugement ou le qu’en dira-t-on mais pendant les premières semaines voire les premiers mois, j’ai ressenti le besoin presque vital de ne vivre ma grossesse qu’avec Ghiles. D’ailleurs, pendant très longtemps, personne personne personne dans nos familles respectives n’était au courant.

J’avais besoin qu’on digère juste tous les deux certaines déceptions et qu’on apprenne à deux et seulement à deux à comprendre ce qu’être enceinte voulait dire. Je ne savais pas comment j’allais pouvoir gérer les infos, les conseils non demandés, les questions et tout ce qui va avec l’annonce d’une grossesse donc j’ai tout simplement décidé de me taire !

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Les enfants, on y pense, on en rêve ou pas, on le conçoit mentalement et physiquement, il arrive qu’on le perde mais on ne mesure pas vraiment ce que ça veut dire tant qu’il n’existe pas. En ce qui me concerne, ça va même plus loin : je ne me suis jamais vraiment vu maman avant. J’ai grandi avec l’idée d’étudier jusqu’à plus soif, d’accomplir, de voyager, de découvrir mais jamais vraiment de devenir maman et on est bien d’accord, tout ce qui est listé plus haut n’est en rien incompatible avec la maternité. C’est juste que je n’y avais jamais vraiment pensé. Par modernisme mal placé ? Egoisme et égocentrisme ? Je n’en sais trop rien mais je ne vais certainement pas m’aventurer à essayer de définir ce sentiment c’est sûr il était juste là.

Nous n’avons pas planifié quoi que ce soit. Ça, c’est quelque chose que je vous ai dit et une pensée que je continue de vouloir partager. J’ai vite appris que « dans la course à la grossesse » si on puis dire, tout n’était pas toujours rose. C’est un sujet que je n’ose pas aborder de façon générale, j’aime en parler avec les personnes qui en ont déjà, savoir comment elles le vivent, par quoi elles sont passées mais j’ai toujours détesté qu’on m’en parle et je n’en parle pas aux personnes qui n’en ont pas. Dans la vie il n’y a pas de moment idéal, je l’ai appris à mes dépends. Et je connais des histoires de grossesse si différentes, parfois déchirantes, parfois extraordinaires que j’ai surtout appris à la fermer. On ne parle pas de l’utérus de quelqu’un d’autre et on ne cherche pas à savoir quand ou pourquoi et comment un couple fait l’amour dans le but ou pas de devenir parents un jour. Dans mon esprit, ça ne se fait pas, point. D’une part c’est privé, (les enfants ne tombent pas du ciel les gars, c’est le résultat d’un acte sexuel et on ne parle pas de sa vie sexuelle avec toute le monde si?) d’autre part vous ne soupçonnez même pas ce que des couples endurent parfois dans le silence le plus complet surplombé d’un sourire Colgate. Et puis tant qu’on y est, arrêtons avec les stéréotypes qu’on sert à toutes les sauces surtout dans les communautés maghrébines (mais ce ne sont pas les seules).

Alors on arrête avec le….

« il va falloir penser à se marier » puis sitôt la nuit de noce consommée « et les enfants alors ? arrêtez d’être égoïstes il faut en faire » ou bien son contraire « non mais t’imagines l’horreur tomber enceinte direct après son mariage mais tu profites quand ? tu vis quand ? et ta carrière? » et puis quand tu tombes enceinte « mais tu comptes travailler ? Comment vous allez faire ? il faut vous poser, trouver un mode de vie stable » STOP STOP STOP STOP STOP STOP. Toutes ces phrases et plus encore je les ai entendues et on me les a dites directement. STOP. On arrête immédiatement de se faire ça les uns les autres. Vivez votre putain de vie comme vous l’entendez-vous d’abord puis si vous trouvez quelqu’un avec qui VOUS avez envie de faire un bout de chemin parce qu’il/elle VOUS correspond, faites et mettez-vous d’accord TOUS LES DEUX sur comment vous voyez votre avenir et cessons tous ensemble de jouer au destin parce qu’au final, on ne contrôle pas grand-chose.

 

Cette première chronique ne ressemble structurellement à rien mais elle reflète bien l’état d’esprit cahotique dans lequel j’ai été pendant les premiers mois.

 

La grossesse épisode 1  : On touche le fond.

 

I’m a brainiac, autrement dit, j’ai besoin de comprendre et de rationaliser les choses qui m’arrivent et pendant une bonne douzaine de semaines (joie des trois premiers mois de grossesse) je n’ai RIEN compris, mais rien de rien, raison de plus à mon silence. J’aurai été incapable de mettre des mots sur ce que je ressentais.

Mes brûlures aux mains avaient à peine fini de guérir, je retrouvais une autonomie de mouvement pour … perdre toute volonté et toute force physique les semaines suivantes ! J’étais soudain une belle loque un peu dépressive (voire complètement dépressive et je n’utilise pas le mot à la légère) qui, dès qu’elle essayait de réviser ses partiels, s’endormait sur ses codes civils, entre autre.

J’ai fini par échouer à mes rattrapages, à me retrouver soudain sans but, sans objectif, à perdre toute valeur à mes propres yeux. J’ai traversé une vraie grosse période de mou. Vous voyez, pas le meilleur état d’esprit pour accueillir un petit être dans sa vie et pourtant je n’arrivais pas à ressentir quoi que ce soit d’autre malgré notre joie immense d’apprendre la nouvelle.

Vous le savez mieux que personne avec toutes les insta grossesses mais chacune vit les premières semaines différemment. Perso j’étais donc très déprimée, définitivement sous-alimentée (absolument rien ne me faisait envie. Alors pour la foodie que je suis c’était un vrai cauchemard et j’ai d’ailleurs perdu beaucoup de poids !) nauséeuse en veux-tu en voilà. Et par-dessus tout, comme rien ne se voyait encore, j’avais du mal à admettre intellectuellement et psychologiquement qu’un truc invisible et minuscule encore puisse me faire devenir une autre personne! I told you… I’m a brainiac …

 

Episode 2 : puis on sort du silence

 

Et on commence surtout à partager la nouvelle qu’on a encore un peu du mal à réaliser nous-même il faut dire ! Mais le dire rend les choses infiniment plus réelles. Nos amis, nos familles entrent dans la confidence et de mon côté je commence à recevoir les précieux conseils de mes aînés. Je vous disais plus haut que j’avais peur d’être submergée par un tas d’informations que je ne voulais pas. Mais la vérité c’est que je me trompais. Enfin, à moitié. Les premières semaines de silence ont renforcé nos liens avec Ghiles, on le vivait tellement à deux qu’aujourd’hui un lien supplémentaire nous lie et ça je ne l’échangerais pour rien au monde mais mon entourage a été incroyable et je traversais une période si difficile au départ que mettre ma maman dans la confidence m’aurait sans aucun doute soulagé ! Mais avec des si…
Si vous passez par une période similaire (peu importe la raison ça peut être complètement autre chose qu’une grossesse) et si je me permettre un conseil : écoutez-vous et faites-vous confiance. Il y a une chose que la grossesse m’a donné la force de faire et que je ne faisais pas avant c’est d’exprimer ouvertement ce que je pense, mes désirs et mes envies. Du coup, j’ai beaucoup dit MERDE et NON. Et ce n’est pas dans mes habitudes. Alors penser à soi d’abord ne plaira pas à tout le monde dans votre entourage mais c’est le truc le moins grave qu’il soit, même si les conséquences directes et visibles de s’affirmer sont désagréables. Je le répète, écoutez-vous et exprimez-vous. Au final, il y a que ça qui compte et si vous ne prenez pas le temps de répondre à vos besoins, qui d’autre va le faire ? Si vous n’accordez pas d’importance et de respect à votre personne, qui d’autre va le faire ?

 

QUELQUES ANECDOTES QUAND MÊME 

 

Finissons cet article sur une note plus légère ! Et si je vous partageais quelques petites anecdotes ?

 

L’une d’entre vous m’a demandé comment je l’avais annoncé à Ghiles. Avant de le savoir « pour de vrai » je n’arrêtais pas de plaisanter sur le fait que j’étais suuuuuuuuure d’être enceinte mais quand j’ai eu la confirmation j’ai utilisé un carnet vierge intitulé « le livre à venir » qui ressemble à un livre de poche dans lequel je lui ai annoncé qu’il allait devenir papa et qu’on allait commencer un nouveau livre ensemble. L’écriture, a toujours été un exutoire pour moi positif et négatif, il me semblait naturel de lui annoncer par écrit ! (PS : oui, Ghiles est un fragile, il a pleuré).

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Mon vrai ventre de grossesse n’est « sorti » que « tard » un peu après notre weekend en Picardie (je continue de penser que c’est le grand air qui l’a fait gonfler !) mais les premières semaines, problèmes gastriques obligent, je gonflais du ventre pour retrouver un ventre hyper plat 48h après (je vous montrerai des avant/après assez saisissants !). Toute cette confusion a fait réaliser Ghiles assez tard que le bébé était vraiment là pour de vrai (quand le matin je ne « perdais » plus mon ventre !!). J’ai eu l’impression qu’on lui annonçait une seconde fois que j’étais enceinte !

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le tout « petit » bidou
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qui a ensuite évolué …. 

 

Vous entendez probablement toutes sorties d’histoires sur les envies culinaires des femmes enceintes. Pendant les premiers mois, mon régime alimentaire, d’habitude assez normal et tendant vers une alimentation plutôt saine et équilibrée a complètement basculé ! Je suis redevenue l’ado que j’étais il y a 12 ans qui ne se nourrissait que de fast food. A moi les grecs, mcdo et autres sucres que je ne consommais plus TOUTE LA SEMAINE. Impossible d’avaler autre chose. Ghiles m’en veut encore des kilos qu’il a pris pendant cette période !!!

 

Dans le même genre, il m’est aujourd’hui impossible et encore maintenant de manger du poulet (sauf frit), du saumon et dans une moindre mesure, des pâtes. Ne me demandez pas pourquoi, je n’y arrive juste plus !

 

J’en ai encore pleins mais je m’en garde un peu pour continuer de vous en partager tout au long de ces chroniques !

 

J’espère que cette première vous aura plus, n’hésitez pas à me poser des questions ou à me dire ce que vous voudriez qu’on aborde ici !

 

Merci de votre lecture et de votre passage sur le blog

 

Love

 

J.

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AIDE-TOI TOI-MÊME.

 

Il y a des articles qu’on réfléchit pendant des semaines et des articles qui viennent et s’écrivent en un petit quart d’heure tellement on a besoin que ça sorte. Celui d’aujourd’hui est un peu de ce genre là et il va venir introduire une nouvelle tournure du blog et de la petite communauté qu’on a construite au fil du temps et à laquelle je tiens.

 

Cet article il m’est inspiré par une amie vraiment chère à mon cœur. Vous savez il y a des gens qui rentrent dans vos vies sans que vous y fassiez attention et quand vous y regardez de plus près ils sont en fait un pilier qui n’a jamais failli, discret et toujours présent quand il faut. Rajaa est un de ces piliers aujourd’hui. Cette successwoman et girlboss bien occupée mais si présente.

 

Au détour d’une conversation aujourd’hui, elle me lâche dans une sincérité presque déroutante « dans le travail je ne suis pas une solitaire moi, si on doit réussir, on réussit en équipe ».

 

Maintenant je vous demande de réfléchir deux minutes à toutes ces personnes que vous avez aidé dans votre parcours à avoir un job, une école ou autre et qui vous en ont coûté la confiance de vos supérieurs, à tous ces gens qui ont subitement arrêté de vous calculer quand ils ont obtenus le job qui fait bien sur le CV alors que vous galérez à trouver, à tous ces gens qui vont ont dit « t’inquiète passe ton CV on va trouver un truc » mais qui préfèreraient crever que de vous aider et qui savourent de vous croire (parce que ça fait un peu pitié quand même) plus bas qu’eux, il ne manquerait plus que vous réussissiez grâce à un de leurs coup de pouce. Oui, ils existent ces gens-là et je mets ma main à couper que vous en connaissez au moins un ou une !

 

C’est toujours la même chose, les gens pensent à tort qu’aider l’autre, quel qu’il soit, c’est mettre des bâtons dans les roues de sa propre vie. C’est d’une tristesse sans nom et plutôt révélateur d’un manque d’appréciation personnel et de confiance en soi (ou de suffisance qui n’a pas lieu d’être) si vous voulez mon avis !

Si une personne est meilleure que soit, elle l’est, objectivement, point barre. On ne peut pas exceller dans tout et plus tôt on le comprend, plus vite on peut se consacrer à l’excellence dans le domaine qui nous correspond le mieux. Arrêtons deux minutes de vouloir être l’autre dans toutes les parties de sa vie.

Mais pour tous ces types de personnes que je viens de citer, il existe des Rajaa, des personnes décomplexées, fortes, qui n’attendent pas une reconnaissance hypocrite de la société pour savoir qui elles sont et qui sont prêtes à user de toute l’influence qu’elles peuvent avoir, petite ou grande, pour faire avancer leur entourage. Et croyez-moi que si on était tous un peu comme ça :

 

  • On serait beaucoup moins complexés dans la vie
  • On avancerait beaucoup plus vite et on irait beaucoup plus loin (dans les domaines pro et perso d’ailleurs)

 

Tout ça c’est bien beau mais pourquoi je vous l’écris ? (si ce n’est pour qu’on y réfléchisse à deux fois maintenant avant de refuser notre aide ou notre expertise dans un domaine !). Je vous l’écris parce qu’à ma petite échelle et avec mes réseaux sociaux, j’ai envie de sortir de tout ça un truc positif.

 

Il y a quelques temps, je vous ai parlé de nous rencontrer entre filles de différents parcours, de différentes vies même, autour d’un certain sujet pour discuter et surtout pour créer des liens au delà de nos cercles habituels. J’aimerai rencontrer et faire se rencontrer des filles bienveillantes, brillantes, ambitieuses pour elles et pour les autres et étendre nos cercles sociaux. J’ai le rêve un peu fou de créer un réseau puissant de femmes qui se poussent vers le haut tout en se cultivant. C’est pour ça que ça prendra, pour celles qui veulent, la forme d’échanges autour d’oeuvres littéraires classiques ou contemporaines notamment.

 

Et si on commençait maintenant dès aujourd’hui ? Ce sera imparfait et surement très petit au départ mais si on ne fait pas le premier pas, ce ne sera qu’une chose de plus à ajouter à la liste des « et si… ».

 

Les vacances de fin d’années sont là, c’est maintenant qu’on va se lancer! Pour toutes celles qui sont intéressées, c’est sur instagram que tout va se passer @benjiwears, envoyez moi un DM pour tout savoir sur le premier event, le premier bouquin et la première rencontre!

J’ai si peur mais si hâte vous n’imaginez pas un seul instant à quel point !

A tout bientôt (en vrai même pour certaines)

J.

 

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Sélection grand grand froid.

Hello tout le monde !

Sans grande surprise, vous commencez à me connaître, le froid… je.peux.pas.c’est.pas.possible.

Non vraiment, lui et moi on a essayé mais le mal de dos à force de contracter tous ses muscles, les lèvres gercées, la nuit continuelle, la peau de crocodile, les cheveux qui ne peuvent tenir une coupe, le fait de devoir mettre 6 couches pour espérer avoir les muscles détendus, le combat la nuit quand ton nez gèle mais que tu transpire sous ta couette chaude… je peux continuer des HEURES comme ça et venir à bout d’une liste tout à fait exhaustive de toutes les raisons qui font que cette période c’est vraiment mais alors VRAIMENT la déprime mais c’est pas tendance d’être négatif en 2018 alors on va faire avec le groove pour une fois.

Cette année, impossible d’y échapper en faisant la belle sur une plage de Phuket alors j’ai décidé de me prendre en main et de ne pas subir. Ou du moins, d’essayer de subir le moins possible.

Pour y arriver, une seule façon, ranger ma doudoune de ski qui m’a permis d’affronter tous les hivers depuis 2013 (les 300€ les mieux investis de toute ma vie – je n’ai acheté qu’un seul manteau depuis!) et essayer d’être un minimum stylée tout en ne laissant aucune chance au froid.

Je profite donc des rabais ambiant et un peu après la guerre pour vous faire une sélection sur mesures des pièces « anti froid » à avoir cet hiver tout en étant un peu contentes de se regarder dans le miroir avant de sortir !

LE MANTEAU TEDDYBEAR

Bon on est bien d’accord pour dire que c’est LA tendance de cet hiver. Je suis pas mécontente que ce soit une pièce qui tienne d’ailleurs chaud chaud chaud, ou comment être pile dans la tendance tout en gardant vos parties au chaud ! En ce qui me concerne, plus il est long, mieux c’est, ça rajoute un vrai charme à la tenue et ça permet de porter ses petites jupes et robes tout en gardant ses jambes à l’abris !

Les « Classiques » 

Et par classique j’entends dans la couleur / coupe. LA pièce à avoir pour habiller n’importe quelle tenue. Cette année d’ailleurs, on ose enfin le manteau blanc (on le regrettera probablement dès la première sortie mais en attendant on se fait le kiffe de sa vie !

Pour les retrouver vous n’avez qu’à cliquer sur leurs description ! Pour rappel vous avez -40% sur le site Missguided // -20% sur tout ASOS et tout est à -50% sur le site de boohoo

Teddy long à capuche // Veste teddy courte blanche Levi’s // Faux Fur dégradé brun-noir

Faux fur crème // Faux fur à capuche marron mi-long // Teddy Blanc

 

 

Teddy long brun // Teddy court brun // Veste moumoute mi-longue

Les faux fur et teddy colorés 

allez, on ne va pas se priver de couleur les filles ! Surtout quand il y a des journées entières pendant lesquelles on ne voit pas le ciel ! Voici donc une petite sélection des pièces avec un petit grain de folie !

Teddy long bleu //                    Fauxfur noir empiècement //             Teddy jaune poussin 

 

 

Fauxfur Léopard //                           Fauxfur bleu ciel //              Blouson aviateur rose pâle

Fauxfur Léopard //                          Fauxfur maxi rose //               Faux fur maxi vert sapin 

Fauxfur Fushia                FauxFur motif carreaux                                     FauxFur multicolore  

 

LES DOUDOUNES

Indispensables de l’hiver, c’est une pièce que je n’ai personnellement pas porté depuis très longtemps mais par laquelle je me laisserai bien tenter … surtout avec la multitude de modèles proposés cette année !

Doudoune Levi’s                   Doudoune effet velour pourpre            Doudoune velour multi 

 

Doudoune fleurie .                 Longue doudoune velour             Doudoune color bloc

Doudoune color bloc

 

CABANS, TRENCH ET MANTEAUX CLASSIQUES

Je ne peux décemment terminer cette sélection sans vous proposer quelques manteaux plus classiques, de ceux qu’on trouvera encore dans nos dressing dans quelques années. Et oui, faire du shopping c’est bien, investir dans des pièces qui durent aussi ! Mais, vous me connaissez, en voici aussi des plus originales de pièces qui sont en elles même une tenue !

Manteau à double fermeture                 Manteau aviateur               Trench à carreaux

Manteau color bloc                                Manteau à motifs               Manteau classique rose 

 

Manteau classique rouge            Manteau double fermeture         Gabardine doublée

Manteau motifs carreaux

NOTRE DÉMÉNAGEMENT, CE VRAI PROJET À DEUX.

Hello vous ♥️,

Super heureuse de vous retrouver dans un nouvel article porteur de changements et de nouvelles choses ! S’installer seul(e) ou à deux, c’est toujours une grande étape dans la vie de quelqu’un, du moins je trouve, et on se rend vite compte que recréer un nid douillet en dehors de chez ses parents, ce n’est pas si facile que ça …

Avoir son chez soi, c’est : ranger quand on veut, cuisiner quand on veut et si on veut, se balader en slip à longueur de journée, enfin mettre au mur tout ce qu’on veut et dénicher les petits objets qu’on ne pouvait jamais exposer ailleurs que dans sa chambre.

Avant de s’installer ensemble, quand nous nous sommes mariés, Ghiles et moi avions déjà vécus seuls, en dehors de chez nos parents respectifs. On savait déjà ce que s’installer seul impliquait : loyer, factures, emplacement de l’appartement, se nourrir seul aussi après une longue journée de boulot, le linge et tous les downsides qu’il peut y avoir à la vie en solo en comparaison avec la vie de pasha qu’on peut vivre chez nos parents. Mais si vous me lisez et que vous n’avez pas encore sauté le pas, je vous le conseille vivement peu importe votre âge : VIVEZ SEULS au moins un an. Vous en apprendrez tellement sur vous, sur la façon dont VOUS voulez vivre votre quotidien sans vous occuper de personne d’autre que vous mêmes. Ce qu’on a pas forcément l’occasion de faire quand on s’installe à deux directement.

Notre premier appartement à deux néanmoins, c’était un vrai labo d’expériences. Comment acheter nos meubles, que choisir ? Décorer ou pas ? Où est ce qu’on met nos priorités et j’en passe. Notre premier appartement c’était aussi le clash des volontés. S’installer à deux c’est devoir concilier TOUT, parce que votre appartement de rêve n’est peut être pas celui de votre amoureux(euse).

Voici donc dans cet article un condensé de ce qui a fonctionné pour nous, les compromis que l’on a dû faire et une une idée de partage des tâches et surtout quelques inspirations tirées de notre intérieur pour vous aiguiller !

AVANT L’APPARTEMENT

1/ Aucun cadeau d’aménagement intérieur.

C’était la seule consigne transmise à mes parents au moment de notre mariage. On préférait ne rien recevoir à nos noces que d’être noyés de services à café/thé/vaisselle etc qui 1/ ne seraient pas à notre goût et 2/ n’iraient pas ensemble! Si vous êtes dans ce cas, je vous conseille vraiment d’être ferme là-dessus ou de faire une liste de mariage précise avec des éléments précis d’aménagements intérieurs qui vous plaisent vraiment!
NB : privilégiez plutôt de demander des trucs utiles et coûteux quand on doit tout acheter en même temps type linge de lit, serviettes, tapis … on ne pense pas souvent à ces petits éléments qui vont tout changer dans votre appartement !

2/ Aucun surplus.

C’est un principe que nous avons gardé pour nos deux appartements et qui s’est beaucoup accentué avec celui que nous avons aujourd’hui : Rien de superflu. Nous ne voyons pas l’intérêt d’avoir dix parures de lit dont nous ne profiterions pas, 20 draps de douches, 50 assiettes …. le vrai plus à cette décision c’est que comme nous avons peu, nous choisissons mieux et pouvons nous permettre de dépenser un peu plus dans des objets qui nous plaisent vraiment plutôt que dans des choses qu’on collectionnerait ! Et dès qu’un objet ne nous plait plus ou ne rentre plus dans notre disposition intérieure, on le vend ou on le donne mais on ne s’encombre pas !

3/ Pas de précipitation

La première fois, nous avons tout acheté d’un coup et en un seul trip chez Ikéa. Alors oui, nous étions installés plutôt rapidement, mais nous n’avons laissé aucune place à la fantaisie ou à l’évolution de nos goûts. Cette fois-ci, nous avions certes une idée et des croquis très précis en tête mais au fur et à mesure, tout à évolué et le résultat final est bien loin de nos première esquisses. On a pris notre temps (presque trois mois en tout) pour ajouter objet par objet, aménager pièce par pièce et laisser nos goûts évoluer ! Et ce n’est pas terminé !

4/ Ne pas faire l’impasse sur l’essentiel

Grosse erreur dans notre premier appartement. Certaines choses essentielles nous manquaient et on a franchement mal géré les choses : des luminaires inexistants, des rideaux manquants, un dressing que nous avons acheté un an après s’être installés. On s’est retrouvés à faire de grosses dépenses pour finir de s’installer vraiment à peine quelques semaines avant de prendre la décision de quitter définitivement notre chez nous et d’aller à l’aventure ! Plutôt bête non ?

En fonction de l’appartement ou de la maison dans laquelle vous vous installez, essayez d’identifier les trucs vraiment essentiels qui, s’ils ne sont pas faits immédiatement, vont finir par vous gâcher la vie et faites le sans attendre ! Dans notre présent appartement par exemple, rien n’était plus urgent que de mettre des rideaux à cause de la présence d’un vis à vis important surtout la nuit! Et puis, en finir vite avec l’essentiel c’est avant tout et surtout moins de prises de becs entre vous!

5/ N’hésitez pas à acheter d’occasion

Chaque jour les gens déménagent, se débarrassent de choses en plus ou moins bon état. N’hésitez pas à écumer les sites comme le bon coin ou la market place de Facebook qui peuvent renfermer de vrais trésors ! Une amie à réussi à avoir un dressing Ikea qui valait plusieurs centaines d’euros en excellent état GRATUITEMENT. La bonne affaire existe, en matière de meubles ou même d’électroménager, il suffit d’être à l’affut!

Maintenant qu’on a dit tout ça, je vais vous emmener pièce par pièce dans notre petit chez nous et vous dire un peu comment on a procédé pour en faire un cocon qui nous ressemble!

NOTRE SALON : LA PIÈCE À VIVRE

Toute la déco de notre pièce s’est articulée autour de deux éléments : les murs et le sol qui sont très clairs (nous ne pouvions donc pas garder les éléments sombres que nous avions au départ) et mon tapis d’amour acheté dans la médina de Tunis aux motifs berbères qui est moutarde et bleu foncé.

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Pour trouver une certaine cohérence à votre déco, je vous conseille d’ailleurs de partir d’un élément fort de votre pièce et de construire votre déco autour : canapé, table basse, une couleur particulière sur un mur… une fois que vous aurez imaginé comment les accessoiriser, tout le reste ira très vite. N’hésitez pas à surfer sur les sites de déco pour mettre de coté vos inspirations d’objets même s’il sont hors budget ils vous aideront à y voir plus clair dans ce que vous voulez ou pas!

Nous possédions déjà les deux canapés de notre salon qui paraissent pourtant tout neufs grâce aux nouvelles housses plus claires que nous leur avons prise. C’est un modèle particulier chez Ikea puisque l’assise est vraiment très large et il est plutôt bas, ce qui le rend, à nos yeux, et à ceux de nos invités en tout cas, hyper confortable ! Et pour avoir dormi dessus pendant presque 3 mois chez mes parents, je peux vous dire que c’est un super lit d’appoint pour vos invités d’un soir!

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*Astuce moins chère : plutôt que de changer les housses ou les canapés qui ne rentrent plus en terme de couleur dans votre intérieur vous pouvez tout simplement les habiller d’un beau drap ou pardessus en attendant d’avoir une idée définitive sur l’avenir de ces éléments!

Dans le salon, les couleurs dominantes sont le bleu et le moutarde. Cette dernière couleur m’a été inspirée en long et en large par l’appartement dans lequel j’ai séjourné à Tunis. J’ai trouvé cette couleur noble, intéressante et très chaleureuse dans un appart! C’est aussi une couleur qu’on voit peu souvent donc combo gagnant pour nous!

mes inspirations 

 

On l’a rappelé avec des housses de coussin en velours (chez H&M home et Ikea) mais aussi et surtout grâce au méli mélo de cadres au mur, pièce maitresse de ma déco de salon.

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Dans un site comme Desenio avec des milliers de références, comment choisir ? C’est plutôt simple : j’avais deux idées en tête. Il fallait que je mêle doré/jaune avec Bleu/bleu nuit pour faire les rappels avec mon tapis et mes canapés. Ensuite, pour les motifs, je voulais absolument des motifs architecturaux orientaux, des motifs art déco et bien sûr, mes amours de toujours, la mer et les palmiers. Le site est d’ailleurs très pratique pour ça parce que vous pouvez chercher par thème, par couleur, par inspiration et ça aide vachement à se faire une idée du résultat final. Si vous choisissez de commander sur le site, sachez qu’ils livrent en moyenne en une semaine ouvrée. mon conseil : utilisez Desenio pour imprimer surtout des grands formats 50×70 ou 30×40. Pour les formats A4, imprimez plutôt directement avec votre imprimante si vous en avez une, le résultat sera tout aussi beau! Par ailleurs, guettez les codes promos des influenceurs, c’est toujours sympa d’avoir une réduc sur son panier et ne commandez surtout pas les cadres avec ! Ils sont 10 fois moins chers chez Ikea !

Je ne sais pas pour vous mais je trouve qu’acheter une jolie table basse qui a du caractère et qui ne se retrouve pas chez tout le monde est assez compliqué. Et quand on en trouve enfin une, elle coûte souvent les yeux de la tête. A cause de l’unicité de notre salon/cuisine. Nous avons finalement décidé de nous débarrasser de notre grande table de salle à manger pour ne garder qu’une table basse. Il fallait qu’elle soit donc grande et fonctionnelle. C’est après un repérage chez Habitat que nous avons craqué pour ce modèle en verre et bois qui était représenté comme table haute (à 500€ soit dit en passant hum hum). Nous l’avons finalement retrouvé à 70€ dans une vente Déco Chic sur venteprivé ! D’où l’importance que je vous dis de prendre son temps et d’aller regarder ce qui se fait à droite et à gauche. Si vous êtes friands de vente privée vous savez que le seul hic c’est l’attente avant de recevoir les objets mais une fois qu’elle a été installée, l’attente valait dans notre cas vraiment le coup!

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Parce qu’écrire un article en plusieurs fois a du bon, je vous ai retrouvé la table que nous avons sur le site la Redoute !

grande table lien ici // Table ronde lien ici // Table socle croisé ici !

 

ce qu’il reste à faire

Parce que la déco n’est jamais vraiment finie : pour fermer notre coin salon, après avoir préparé le terrain pendant des semaines, j’ai fait du forcing pour installer un fauteuil en rotin ! J’ai fini par gagner (lire et comprendre je l’ai commandé seule et j’en ai ensuite parlé à Ghiles qui ne pouvait plus faire marche arrière!!). Je ne sais absolument pas ce qu’il va donner puisque je ne l’ai pas encore reçu mais je vous partage le bon plan parce que pour un fauteuil assez sympa je ne le trouve vraiment pas cher !

NB : entre le moment où je vous écrivais cet article pour la première fois et maintenant (soit un mois et demi hein…) le fauteuil a eu le temps d’être 1/ livré (plutôt rapidement je dois avouer) mais en piteux état : vis défectueuse, socle très abimé…. 2/ retiré à mon domicile pour remplacement (cette opération a pris la bagatelle de trois semaines avec des appels répétés au SAV de chez BUT qui, on peut peut-être le souligner, n’a pas délocalisé son SAV vers un pays non francophone) 3/ me faire re-livrer un fauteuil…. avec le coussin blanc manquant donc impraticable. Cela fait maintenant deux semaines que j’attends qu’on me livre la dernière pièce et il semblerait que je doive repasser par toute la phase enlèvement du produit + remplacement entier. Donc deux mois pour un fauteuil, autant vous dire que je n’ai qu’une envie : le revendre avant même de m’être installée dessus ! Maiiis … voici le lien quand même !

rotin

On a pour projet aussi de rajouter un tapis en quinconce de celui qu’on a avec de gros poils pour faire un vrai coin cosy.

Enfin, Ghiles veut se lancer dans la confection d’un meuble TV avec des planches en chêne d’où la proliférations de planches chez nous en ce moment ! un truc un peu aérien et très sobre pour se débarrasser de la grosse commode en pin actuellement à la maison (d’ailleurs s’il y en a qu’elle intéresse, on la cède pour 50€!).

Ce petit passage sur ce qu’il reste à faire pour dire que se sentir tout à fait chez soi n’est pas l’histoire d’une petite semaine seulement mais de tout plein de petits détails qui, au fur et à mesure du temps, vont transformer votre appartement en VOTRE NID, le vôtre et celui de personne d’autre. C’est pourquoi je pense qu’il est essentiel effectivement de prendre des inspirations là où il y en a mais de garder son identité, ses touches perso quand bien même elles ne sont pas au goût mainstream de ce qu’on peut voir mais c’est normal. Votre chez vous c’est déjà la synthèse de votre partenaire et de vous même, il manquerait plus qu’on doive faire attention à ce que ce soit au goût de tous les autres !

Je vous retrouve bientôt pour le même récap de nos autres pièces avec un focus sur notre dressing, notre bureau et comment on a accessoirisé notre salle de bain et notre coin cuisine qui étaient déjà présents quand nous avons emménagé !

Si vous êtes en plein dedans je vous souhaite bon courage et beaucoup de patience pour arriver au résultat souhaité !

 

 

 

 

 

Mon pire retour de vacances.

Hello la famille !

Comment allez-vous ? Cette année, je ne vous parlerai pas de rentrée ! J’ai décidé de prolonger un peu les vacances sur le blog, même si c’est pour vous raconter l’épisode le plus chiant/douloureux et traumatisant de mon été, on va juste faire comme si le mois de septembre n’était déjà pas arrivé au tiers #déni.

Throw back donc il y a exactement un mois : on est mercredi 8 août, je me prépare dans notre maison dans le sud de la Tunisie, mon retour à Paris est prévu pour le lendemain 4h du matin. Avant ça, je dois parcourir, pour la première fois, seule, les 460km qui me séparent de Tunis. Mes valises sont presque prêtes et je me dis que c’est un excellent moment pour aller me faire faire du « Harkous » sur les mains, les pieds et quelques endroits choisis de mon corps pour me faire la plus jolie possible pour mon amoureux que je vais enfin retrouver après 6 semaines d’absence.

Le Harkous, d’abord, qu’est ce que c’est ?`

Le harkous est une encre à base de noix de galle, de clou de girofle qui lui donne son odeur, d’encens et d’oxyde de fer. On le prépare dans un ustensile en poterie couvert , appelé zlîziyya. L’écorce de noyer est trempée dans de l’eau ; puis on presse l’écorce  ; le liquide est mélangé ensuite à l’oxyde de fer. On met le tout dans le vase et on fait cuire à feu doux pendant des heures. La fumée noire fixée sur le couvercle, est utilisée pour faire des points entre les sourcils et des grains de beauté sur les joues et on s’en sert pour entourer de dessins les mains et les pieds teints au henné.

définition trouvée sur  ce site là 

A cette recette s’ajoute aussi du Henné. C’est quelque chose que je vois depuis que je suis petite en Tunisie et qui sert à embellir la mariée et les filles de façon générale. J’en fais depuis que je suis petite donc, religieusement, tous les étés, parfois plusieurs fois. Le Harkous n’a donc rien à voir avec le « henné noir » dont on entend parler partout.

Pour rappel, le henné noir est du henné naturel (inoffensif quand le henné est pur*) auquel est ajouté du PPD, qui est un produit chimique toxique interdit en Europe  (sauf dans quelques coloration à une concentration très faible) destiné à rendre le produit plus noir et qui conduit très souvent à des réactions allergiques qui peuvent être violentes : eczémas, urticaire, oedème de quincke. 

*le Henné est un colorant végétal naturel extrait d’une plante. Pur et à 100% naturel, il est en principe inoffensif. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas provoquer de réactions allergiques si vous êtes allergiques à la plante dont il est extrait. Un test avant application pour une couleur ou un tatouage éphémère est donc conseillé, et surtout quand le produit est mélangé à d’autres composants.

Tous ces petits rappels et distinctions faits, que m’est-il arrivé ?

Ce mercredi 8 aout, je m’installe donc avec ma cousine chez une coiffeuse pour me faire « tatouer ». Tout se passe très bien. Mon dos, mon épaule, ma main droite, puis la gauche … tout jusqu’ici se passe très bien. Quand elle me dessine sur les pieds, je commence à ressentir un picotement sur les mains. Tout de suite, je lui demande si c’est normal, ma cousine le ressentant aussi. La coiffeuse me rassure en me disant que c’est tout à fait normal, c’est un type de Harkous qui provoque quelques picotements quand il sèche.
Bon, très bien. Quand elle attaque mon second pied, les picotements deviennent assez insupportables et, lui faisant part, elle me propose de me rincer les mains. Le contact avec l’eau me fait du bien. Je laisse d’ailleurs mes mains tour à tour dans l’eau car dès que je les sors, elles chauffent et me font très très mal.

A ce moment là, je n’ai aucune idée de ce qu’il est en train de se passer, je remarque juste que les bordures des dessins sont un peu rouges, mes mains chauffent (beaucoup) et tremblent mais je suis incapable d’identifier ce qui est véritablement en train de se passer : le Harkous qu’on vient de me mettre sur les mains a probablement été mélangé à un autre produit qui est en train de me brûler.

Comme je n’identifie pas, et les pharmaciens que j’ai vu immédiatement en sortant non plus, les symptômes de brûlure, je ne traite pas et essaie juste de placarder un sourire sur mon visage avant de prendre la route.

Deux heures après l’application, des cloques commencent à apparaître à certains endroits sous le Harkous. Là encore, je ne percute toujours pas. Pourtant ça me brûle pour de bon les mains et les pieds mais pas ailleurs (je ne supporte pas d’ailleurs d’avoir des chaussures fermées sur mes pieds).

C’est une après-midi couverte ce jour là (Dieu merci) et je prends finalement la route, les mains et les pieds sous la climatisation que je rallume aussitôt après l’avoir éteinte en sentant mes mains chauffer très fort dès que l’air frais ne souffle plus dessus. Et si j’ai la chance d’être bien entourée par ma famille et mes amis, ce jour là je suis et me sens bien seule. Affronter le retour, la route, les tocards qui ne savent pas conduire, l’avion et mes 40 kilos de bagages, c’est déjà pas facile et  je fais tout pour ne pas penser à mes membres qui me font souffrir et j’y arrive plutôt bien malgré les cloques qui se multiplient et grossissent jusqu’à mon atterrissage à Paris.

Je sais que vous avez probablement vécu la même chose, quand un truc va mal, généralement il est bien accompagné de merdes environnantes. Mais vous trouvez probablement une force dans l’adversité parce que même si on est pas physiquement seuls, personne ne peut se mettre à la place de quelqu’un qui souffre et c’est tout seul que vous gérez la douleur et que vous vous relevez.

Dans ma tête, mon mois d’août allait être et devait être la pierre angulaire de mon retour, mon appartement devait être fini en 10j max, j’étais prête à faire tous les gros trucs moi-même pour me sentir bien très vite et rattraper mes semaines d’absence. Une fois terminé, (j’avais même fait un planning par jour de ce qui devait être fait), j’aurai eu le mois qui restait après pour me préparer dans les meilleures conditions possibles à mes rattrapages. HAHA comme je me méprenais.

Les gens qui me connaissent bien savent qu’il est difficile de m’enlever quelque chose de la tête quand j’ai un plan fixe. Plus on me met d’obstacles, plus je me démène pour les surmonter, plus on me dit que je ne peux pas, plus j’ai la rage. Ok, c’est cool tout ça, mais c’est comment quand on se bat contre son propre corps? Parce que c’est exactement ce qui s’est passé et j’ai perdu lamentablement.

De retour, je suis vos conseils et je vais vite consulter. A Paris il fait beau et les rayons du soleil m’infligent une douleur sur mes cloques que j’ai du mal à supporter sans pleurer. Vous connaissez la suite après consultation chez le médecin : brûlure au moins au second degré, interdiction de s’exposer (too late for that one huh), antibiotiques, pommades et risque élevé d’infection.

Chez moi je suis seule, Ghiles travaille beaucoup et je pense qu’il, comme tout mon entourage, ne saisit pas très bien à quel point je souffre. C’est le revers de la médaille de jouer la forte que rien n’atteint. Très vite et peut être trop vite à mon goût on plaisante, on me raille et on se moque du fait que ce genre de choses n’arrive toujours qu’à moi et qu’avec les années je semble vraiment me surpasser dans les blessures avec les lesquelles je rentre de vacances. « Ça va on a compris tu es brûlée on ne va pas en parler 107 ans » est juste un exemple des choses qu’on a pu me dire.

De mon côté, ce n’est même pas ça le plus dur. Non, le plus dur c’est de trouver une position dans laquelle dormir après que la douleur m’ai complètement anesthésié en ayant les mains, les pieds, le haut du dos et une petite partie du buste brûlé. Le plus dur, ce sont les douches qui, même glacées et expresses me mettent en larme. Le plus dur, c’est de me faire à manger trois fois par jour pour prendre mes médicaments correctement. Le plus dur, c’est de tenir mon planning alors que le moindre frottement sur mes membres me donne envie d’hurler, parce que « ça va tu vas t’en remettre c’est pas si grave et dans trois mois on ira tous en Tunisie pour se faire tattouer! ». Le plus dur c’est d’avoir envie de faire mais de ne pas réussir, de ne pas pouvoir, d’avoir le corps qui ne suit pas.

Mais Jihed, pourquoi tu ne t’es pas arrêtée ? Pourquoi ne pas leur avoir dit qu’ils allaient trop loin avec leurs remarques, pourquoi tu n’as pas demandé de l’aide ? Ou pourquoi juste je ne suis pas rentrée chez mes parents pour me rouler en boule et pleurer et attendre qu’on s’occupe de moi comme j’ai eu 1000 fois envie de le faire.

Honnêtement, je pense que je suis têtue, que pour moi c’était admettre qu’ils avaient raison et je pense qu’une partie de moi avait envie de leur prouver que puisque j’étais seule, je pouvais le faire seule et puisque tout le monde semblait penser soit : que j’exagérais de me plaindre comme ça (ie que je quémandais de l’attention), soit, que quelque part, si j’avais demandé à me faire tatouer, c’était un peu de ma faute parce que je devais assumer les risques. Stupide … je sais.

Du coup j’ai arrêté d’en parler, je changeais de sujet quand on me demandait si ça allait mieux et je suis sortie. J’ai ravalé mes larmes quand je portais mes nouveaux meubles ou changeais les housses de mon canapé. J’ai placardé un sourire sur mon visage et ai bloqué la partie de mon cerveau qui me demandait de m’arrêter. Et ça a marché, pendant un temps. Mes cloques se sont affaissées, mon traitement a fonctionné, je n’ai pas eu d’infection (DIEU MERCI).

Mais vous le savez comme moi, quand on fait semblant, la vérité nous rattrape à un moment.

A force de laver mes mains et mes pieds, le produit, qui, tant qu’il était là me brulait, a fini par s’en aller. C’est là qu’en dessous des cloques et de l’encre j’ai découvert ma chair à  vif. Et même si ça faisait des jours que je savais que j’avais été brûlée, je pense que c’est ce jour là que j’en ai vraiment pris conscience. Et c’est là que j’ai pris un sacré coup au moral.

Physiquement pourtant, le pire était passé, je commençais à cicatriser, si bien que quand on me voyait on me félicitait de la cicatrisation visiblement rapide et on passait vite à autre chose. Sauf que si physiquement ça allait mieux, c’est mon moral qui, je le réalisais à peine, était à jeter à la poubelle.

J’aime me plaindre, de tout de rien, je suis une grosse râleuse, une fille sanguine, une vraie reloue. Tout ceux qui me connaissent bien vous le diront. Mais, je n’aime pas me plaindre de ce qui me touche vraiment, je n’aime pas qu’on ai pitié et des gens ont souvent utilisé des faiblesses personnelles pour me les remettre à la tronche du coup j’ai appris à me gérer seule. Dans le même temps, je n’aime pas froisser les gens, même quand on me fait du mal surtout quand je sais que ce n’est pas intentionnel. C’est pour ça que je n’ai rien dit pendant des semaines. J’ai laissé le temps faire

Au final et même si j’ai eu besoin d’écrire tout ça je n’en veux à personne, ni à celle qui m’a tatoué, ni à ceux qui m’entourent. J’ai tendance à penser – je me trompe peut être – que les gens ne sont pas médiums et qu’ils ne peuvent deviner comment réagir sans qu’on leur demande expressément de faire certaines choses ou d’arrêter d’en faire d’autres. Partant de ce postulat, on ne peut pas leur reprocher des défaillances. J’ai choisi de me taire, de dire que ça allait bien, de rire aux blagues. Je pense qu’ils découvriront, tout comme vous, à travers cet article, ce que j’ai vraiment vécu pendant ces quatre dernières semaines. Et je suis loin d’être parfaite, ce serait hypocrite de ma part de leur en vouloir quand j’ai surement dû, à des moments, faire preuve de défaillance aussi.

C’est pour mettre un point final à ce mois de déprime que j’ai choisi d’écrire cet article. C’est dans un esprit un peu cathartique que je clos ce chapitre encore bien marqué sur mes mains. Parce que quelle que soit l’épreuve : physique, morale, amoureuse, douloureuse qu’on peut, vous et moi, traverser à un moment dans la vie, il n’appartient qu’à nous, après s’être laissé le temps de ressentir tout ce qu’on doit ressentir de mauvais, de se relever. Il n’appartient qu’à nous de faire chaque jour un pas vers la guérison. Pas la guérison physique, mais celle qui enlève ce poids sur notre coeur. Ce pas là a toujours été pour moi d’écrire, de laisser ici et ici seulement tout ça et d’aller kick some ass dans la vie que j’ai laissé pendant trop longtemps se faire à travers ma fenêtre.

Pardonnez-moi donc pour ce texte inhabituel, peut être raisonnera-t-il parmi certains qui souffrent. Si c’est le cas, ouvrez-vous aux autres, à vos amis, je suis certaine qu’ils n’attendent que ça. Si vous ne voulez ou ne pouvez pas, sachez que je pense à vous et que je vous accompagne.

Bien sûr il y a pire dans la vie, bien sûr des gens souffrent beaucoup plus, plus longtemps mais chacun gère comme il peut.

A bientôt,

J.

L’état de mes mains et de mes pieds le premier jour, à mon retour.

Mes mains et mes pieds comme on peut le voir facilement sont gonflés, je suis sous traitement médicamenteux et je me tartine de crème trois fois par jour.

Quelques jour plus tard …

A force de rincer et de mettre de la crème, le produit s’estompe, on devine les traces rouges sous l’encre. Je ne suis alors plus sous antibiotique ni crème donnée par le médecin. Je vais commencer les pansements au miel de thym.

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Le 17 août, presque 10 jours après

toutes mes cloques ont séchés, le produit est parti, je découvre ma chair a vif en dessous. Ghiles s’agace qu’on m’ai « marqué au fer rouge ». Je continue les pansements au miel de thym. Mes mains piquent, me démangent mais le miel m’apaise mais en avoir les membres couverts est bien peu pratique…

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On est le 25 aout et psychologiquement je n’en peux plus. 

C’est le moment où mes mains vont beaucoup mieux, j’arrive de nouveau à porter mon alliance, j’hydrate avec du gel d’aloé Vera parce que le miel et la salissure qui va avec je n’en peux plus. C’est là où mon mood bascule malheureusement. Je me gratte violemment la nuit, mais les démangeaisons sont apparemment bon signe concernant la cicatrisation. Je prends sur moi.

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Aujourd’hui, un mois après, en vous écrivant l’article 

Voici l’état de mes mains, et de mes pieds aujourd’hui, un mois après. Les cicatrices sont bien là. Pour combien de temps? je ne sais pas. Je sais que je cicatrise mal donc probablement un bon bout de temps. Je m’y suis faite. Pour être honnête je n’hydrate pas ni ne m’en occupe ces derniers jours. Mais pour la première fois depuis un moment, elles ne sont plus douloureuses, elle ne me démangent pas et rien que pour ça, je suis reconnaissante. Aujourd’hui j’ai repris possession de mon corps et j’ai l’impression qu’il ne se bat plus contre moi. A moi de reprendre possession de ma vie maintenant.

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NB : pourquoi j’ai réagis aussi violemment à ce produit est vraiment un mystère. Ma cousine, présente le jour j et qui s’est elle aussi fait faire quelques motifs au Harkous n’a absolument rien eu. J’ai quitté la Tunisie moins de 24h après les faits et j’en suis reconnaissante aussi parce que j’ai pu me soigner ici, à 20 degrés de moins que là bas et je suis certaines que ça a joué en ma faveur dans mon processus de guérison.

Pour finir, je n’ai pas écrit cet article pour me faire parvenir des vagues de soutient. Pendant tout ce mois ci, derrière vos écrans, à prendre de mes nouvelles sans même me connaître, à me témoigner votre compassion, vous avez été absolument incroyables et m’avez touché à un point que vous ne pouvez réaliser. Et pour ça, je vous dis merci, en réalisant que ce n’est pas assez.

Mon acné d’adulte et moi

Hello tout le monde!

Comment allez-vous? Je sais que la fin de l’été n’est pas le moment le plus joyeux du monde mais ce dont on va parler aujourd’hui, je l’espère, vous mettra un peu de baume au coeur! Non… pas de sujet philosophicodramatique aujourd’hui, juste un retour d’expérience et une évolution dermatologique qui a changé ma vie.

Je vous l’avais déjà écrit l’an dernier, mon plus gros complexe? La peau de mon visage… Au contraire de mes trois frères – oui, ils y sont tous passés! – je n’ai pas eu d’épisode acnéique pendant mon adolescence (étonnant non?) mais du coup, je n’ai jamais eu une peau niquelle, claire, jolie, sans imperfection, matte et d’une couleur unie. JAMAIS. A vrai dire, je m’y était tellement habituée que je ne suis jamais vraiment tombée non plus dans la frénésie de cacher ces imperfection avec du maquillage et ce, non pas par excès de confiance, mais bien par flemme de me maquiller et me démaquiller au quotidien!

Et puis… j’ai eu 20 ans, et 25 ans puis 26 et là je me suis dit que trop, c’était trop. J’associais le fait d’avoir une belle peau au fait d’avoir définitivement quitté l’adolescence et Dieu sait que j’ai BESOIN de ressentir que l’adolescence est derrière moi!

Je me suis alors lancée dans une opération couteuse : crèmes hydratantes tendances à 30€ le pot, soins du visage tous les mois à 50€ le soin, soins maisons et multitudes d’autres crèmes ou gommages miracles…

Je ne vais pas vous mentir, ça a bien fonctionné…. le temps que je le faisais ! J’avais l’impression que si je ratais une séance de soin ou si j’oubliais une fois de mettre de la crème, ma peau redevenait un champs de bataille… Il me fallait une solution plus durable (et moins couteuse ce n’était pas du luxe!)

Je vous invite cette fois 10 mois après mon premier article sur mon expérience du naturel. 10 mois après, j’ai étoffé ma routine, je sais quelle huiles utiliser selon l’aspect de ma peau et surtout j’ai aujourd’hui une petite trousse de produits qui FONCTIONNENT.

Vous voulez savoir comment je suis passée de ça …. à ça, continuez de lire et faites chauffer la CB.

Ma nouvelle routine nettoyante.

Tous les soirs 

Ni plus ni moins que le rituel nettoyant proposé sur le site Akane. Même si je ne suis pas maquillée, je fais chauffer une noisette de l’huile démaquillante dans mes mains et je me masse le visage de façon circulaire. Même sans produits sur ma peau, je trouve qu’il y a une différence quand je saute cette étape, le gras de l’huile va vraiment venir absorber toutes les cochonneries qui se collent à notre peau durant la journée et la préparer à être nettoyée en profondeur par la lotion. Les jours où je suis maquillée je nettoie deux fois mon visage avec le savon nettoyant. Les jours où je n’ai rien, je ne le fais qu’une fois. Je termine avec la lotion en spray sur tout mon visage (là aussi je remarque une différence dans l’éclat de mon visage quand je ne la mets pas!).

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la lotion spray
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le gel nettoyant

Après ce petit rituel de nettoyage, je me sèche le visage au papier absorbant et pas dans une serviette (oui pas très écologique comme geste mais un papier suffit!) pour éviter de me tartiner le visage de bactéries ! Et oui, à moins d’avoir une serviette neuve à chaque nettoyage ce ne sont pas les objets les plus cleans de nos salles de bain! Essayez, vous allez voir la différence quasi immédiatement.

Pour l’hydratation? Le soir j’utilise la crème muesli nourrissante, elle est hyper grasse, parfaite pour laisser mon visage absorber toute l’hydratation nécessaire toute la nuit! Et alors, pas besoin d’en mettre autant qu’une autre crème, une toute petite noisette suffit à vous hydrater tout le visage. J’ai la mienne depuis début mai et elle n’est toujours pas terminée alors que je l’utilise sans faute tous les soirs!

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Tous les matins

Le matin, ma routine change un peu, je ne me nettoie pas le visage avec une lotion ou un savon ou que sais-je encore. J’ai lu il y a quelques mois que ça ne servait à rien de nettoyer un visage au savon ou au produit alors que vous n’avez fait que dormir toute la nuit dans un environnement propre. Par ailleurs, la peau, la nuit produit un film protecteur qu’il serait dommage de bousiller avec un produit abrasif dès le matin! Donc on nettoie seulement avec un peu d’eau, on se spray avec la lotion et, personnellement, je termine avec une huile hydratante. Et là on détaille :

Comme je veux alterner huile/crème pour que ma peau ne s’habitue pas trop, c’est huile le matin. Mais, quelle huile choisir? J’alterne entre trois huiles de chez Waam cosmetics:

  •  huile de jojoba quand ma peau est très grasse et/ou fatiguée. C’est la première que j’ai utilisé dans mon cheminement dans le nature.

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  • huile de busserole pour traiter les tâches après d’éventuels boutons (c’est MAGIQUE MAGIIIIIIQUE les traces partent tellement bien et la peau est plus unifiée – c’est pas du bullshit!)

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  • huile de nigelle pour…. tout lereste ! Dès que j’ai des boutons surtout je traite diiiirect avec de l’huile de nigelle. et ça fonctionne si bien ! Idem les jours où mon visage a été exposé, huile de nigelle, irritation, huile de nigelle bref vous aurez compris, c’est vraiment mon go-to en terme d’huile ! Ma mère a tellement aimé d’ailleurs que je lui ai laissé mon dernier flacon, avec elle traite les effets néfastes du soleil sur le visage.
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    Qu’est ce que ça a changé dans ma vie ?

Absolument tout serait un euphémisme. Premièrement, je suis passée de ça … à ça ! 8 mois séparent les deux séries de photo.

Non ça ne s’est pas fait en un mois mais je n’ai jamais lâché et surtout je ne suis jamais retombée dans les crèmes ou produits pétrochimiques! Surtout, surtout, mon regard sur mon visage a changé, je m’accepte, et je respecte mon visage beaucoup plus qu’avant en le traitant avec les produits les plus pures possibles. Oui, du coup, je me maquille moins, voire plus du tout le teint (je n’ai absolument rien sur mon teint dans les deux photos / après), ou seulement à des occasions et je me sens hyper bien. Alors on ne va pas se mentir, il y a des jours avec et des jours sans. Changer de crème ne fera pas TOUT le travail. Mais j’arrive aussi à mieux détecter ce qui ne va pas. Tous les écarts se voient direct sur mon visage. Si je subis une attaque de petits boutons ou si mon teint devient terne, généralement les causes sont assez évidentes (et donc faciles à traiter) : je manque de sommeil, je ne bois pas assez d’eau .. et on traite plus qu’on ne maquille, ce qui laisse des effets super positifs et durables sur notre visage!

Ensuite, ça fait une sacré différence au porte feuille. Mise à part les huiles achetée il y a maintenant presque un an et mon rituel de nettoyage (sur lequel j’ai eu -20% avec le code PEAUNEUVE sur le site Akane), je n’ai RIEN dépensé depuis. RIEN. et je vais tout juste recommencer à acheter des huiles maintenant et prendre des petits formats ou bien les partager avec mon entourage (NB: sachez que les bienfaits des huiles sont les plus forts les 6 premiers mois d’où ma volonté, après avoir constaté que je ne finissais pas un flacon de 100ml en 6 mois, de partager avec les copines!).

Tout ça, c’est bien sûr mon expérience, mon cheminement de peau à problème, de volonté de me débarrasser de mes produits à outrance, de me reconnecter un peu avec les bienfaits de la nature, de comprendre un peu mieux comment je peux mieux m’occuper de mon enveloppe corporelle de façon générale. Du coup et assez fatalement, je n’ai rien à vous « vendre » en produits fast cosmetics ou fast soin ou comment les marques, de plus en plus et de plus en plus vite, drainent des sommes toujours plus considérables de nos portes monnaies. Ce que je peux vous transmettre pour sûr, c’est que je me sens infiniment plus heureuse et plus indépendante depuis que je suis sortie de ce circuit. Je me sens plus libre de donner de l’argent à qui JE veux et surtout comme JE le conçois et pas parce que tout le monde me dit de le faire. Et quand vous arrivez là, croyez-moi, vous accéder à un tout autre niveau de consommation !

On résume donc :

Pour vous accompagner au mieux dans votre transition dans le naturel une seule adresse : le blog de peau neuve ! vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin en conseils / recettes et autres!

Mes deux e-shop préférés : Waam Cosmetics pour les huiles et autres argiles! et Akane pour tous les produits (finis)

J’espère que mon témoignage vous aura plus, je sais qu’une image vaut mille mots donc même si mon bla-bla est long, les photos sont sans équivoque !

Je vous retrouve bientôt ici pour encore parler, partager et évoluer tous ensemble!

LAST STOP : TUNIS VILLE

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@benjiwears

Bonjour tout le monde,

C’est mi-figue mi-raisin que je vous retrouve pour mon article aujourd’hui qui marque officiellement la fin de la série voyage sur la Tunisie. Vous avez été hyper intéressés cette année par ce road trip, ces découvertes et ça m’émeut vraiment de clore ce chapitre.

Je rentre en Tunisie depuis petite mais comme je ne cesse de vous l’écrire, le voyage de cette année a une saveur particulière, il a changé beaucoup de choses en moi. J’ai osé abordé beaucoup de sujets avec les membres de ma famille, poser des questions, cherché à savoir, à travers eux, qui j’étais. Si je peux, à travers cette recherche, vous transmettre aussi cette petite envie de venir découvrir notre si beau pays, ça m’emplit de joie.

Dans cet article vous trouverez donc quelques infos sur notre dernière étape à Tunis mais aussi et surtout les informations pratiques pour venir en Tunisie, le change, le téléphone, les moyens de transport et tout ce qu’il vous faut pour planifier votre séjour dans les meilleures conditions possibles.

TUNIS VILLE

Bien qu’ayant atterit à Tunis, nous n’y sommes pas restées et sommes revenues les derniers jours. Etants en voiture, la question de l’hébergement s’est vite posé. Je voulais que nous logions le plus près possible du centre ville et de la Médina. Mais comme toute médina, elle est quasi impraticable en voiture et étants assez chargées, nous avons du abandonner l’idée d’une maison d’hôtes au cœur de la vielle ville. Si vous êtes intéressés par les maisons d’hôtes il y a tout de même deux adresses que je vous mets ici qui valent le détour et que j’ai sur une liste à tester sous peu !

  • Le Palais Bayram et Dar Ben Gacem les prix se situent entre 70 et 120€ la nuit en logement/petit déjeuner. Visitez les sites internets en lien et n’hésitez pas à contacter directement les hôtes et négocier les tarifs!

Je vous conseille d’ailleurs d’être en voiture à Tunis, sauf si vraiment vous ne vous sentez pas de conduire dans la capitale (ça peut être très sportif, retrouvez moi en fin d’article pour vous en dire plus) car les différents quartiers dont je vais vous parler sont en fait chacuns à une vingtaine de km de Tunis centre et les taxis peuvent, à la longue, revenir un peu cher. A savoir nénanmoins : se déplacer en voiture à Tunis, c’est devoir faire attention au stationnement et PAYER surtout! Nous en avons fait les frais l’an dernier avec Ghiles. Si le stationnement n’est pas payé ou la voiture stationnée à un endroit interdit, attendez-vous à retrouver sur une de vos roues un sabot empêchant toute conduite. L’amende est à 35TND mais c’est surtout très chiant de devoir aller à pied ou en taxi la payer et devoir ensuite attendre qu’on vous enlève le sabot. Vous êtes prévenus!

La question à vous poser avant de chercher un hébergement à Tunis est de savoir ce que vous voulez avoir aux alentours. C’est une ville très étendue dans laquelle je ne vous conseille pas de vous attarder l’été. Il y fait extrêmement chaud et humide ce qui peut vite devenir très très très étouffant. C’est, en revanche, une ville vibrante, vivante et tellement intéressante : cafés concerts, théâtre, galléries d’art, quartiers populaires et quartiers chics sur les hauteurs. Il y a absolument tout ce que vous voulez à Tunis et sa banlieue et en faire un City guide serait presque trop réducteur tellement vous devez vous en faire votre propre expérience, votre propre avis.

C’est une ville que je n’ai appris à connaître que récemment, ma mère l’a aujourd’hui en horreur complète, on ne s’y attardait donc jamais quand je venais en vacances. C’est mon père qui m’a fait découvrir ses ruelles, ses petits restos qui ne paient pas de mine, ses stands à citronnade à 800 millimes et c’est ensuite seule que je suis revenue. Attention, Tunis, reste une grande ville et si vous voulez vous échapper un peu de l’agitation citadine, ce n’est très probablement pas un endroit qui vous conviendra!

Je vous fait une rapide présentation de sa banlieue proche et vous donne quelques adresses:

La Marsa

Vous aurez du lifestyle, de bons restos modernes, des salons de thé, la plage et une corniche hyper animée. C’est mon quartier préféré à Tunis (à 25 km du centre ville) et je vous laisse quelques adresses d’hébergements qui ont l’air top.

  • Dar Ennassim : luxe par excellence, maison d’hôtes avec piscine.
  • Villa Corniche : dans un style plus épuré, près de la mer.

Sidi Bou Saïd

Quartier qui juxtapose la Marsa et probablement l’endroit le plus populaire de Tunis. Pas tellement de difficultés pour se garer puisque les hauteurs de Sidi Bou sont accessibles aux résidents en voiture. Perso, je n’y vais qu’en début de journée ou alors si je réside dans un hôtel ce qui empêche l’enfer de trouver une place en soirée !

  • pour se loger, j’ai une adresse : La Villa Bleue, oui c’est assez onéreux mais qu’est ce que ça vaut le coup, vue qui surplombe Sidi Bou (vous êtes même au dessus du Café des Délices), personnel au top, chambres magnifiques et ils vont d’ailleurs (déjà) faire des travaux d’embellissement afin de rester cohérents à la demande. Et, comme je vous l’écrivais sur instagram, si vous n’avez pas l’occasion ou l’envie d’y loger, n’hésitez pas à aller y prendre un petit déjeuner (38 TND par personne), ça vaut tellement le coup!

Gammarth 

C’est le quartier des complexes hôteliers à Tunis, pas tellement ma Cam, mais je vous laisse deux adresses qui peuvent en séduire quelque uns : Hôtel the résidence et le Four Seasons qui est tout neuf! Ces hôtels peuvent également être intéressants dans la mesure où ils proposent des services assez complets et qui peuvent aiguiller des personnes qui vivent une première expérience à Tunis, qui peut être une ville assez intimidante la première fois!

Qu’avons-nous choisi ? 

Comme je vous le disais un peu plus haut, je voulais absolument que nous soyons au centre ville car je voulais être la plus proche des souks de la Médina. Circuler à Tunis la nuit ne pose aucun problème de bouchons et la journée, pouvoir abandonner sa voiture pour se balader dans les allées fraiches et couvertes des souks n’a vraiment pas d’égal.

C’est Sami, le propriétaire de Dar Antonia, qui s’est chargé de nous trouvé l’hébergement parfait qui vous a beaucoup plu sur les réseaux. Je vous mets donc enfin, le lien Airbnb pour que vous puissiez, vous aussi, vivre l’expérience incroyable que nous avons pu vivre à deux pas de la Médina de Tunis. Cet appartement a vraiment été un coup de coeur. Très pratique d’accès, avec la possibilité de garer une voiture juste en face, c’est un endroit dans lequel je reviendrai pour sûre quand je serai à Tunis!

Logez dans le Palais juste ici ! Vous vivrez une expérience vraiment unique.

Et surtout, baladez-vous dans le dédale de la Médina, tapis, bijoux, objets traditionnels, souvenirs et même de super gâteaux type makrouth dans un seul et même endroit. Attardez-vous sur les stands, posez des questions, apprenez à connaître les marchands qui ne manquent pas une occasion de vous raconter de belles histoires et …. bien sûr, marchandez à fond pour rapporter avec vous de beaux objets. C’est, avec le souk de Gabès dans le sud, pour moi, le meilleur endroit pour faire son shopping!

Pour une pause sucrée dans un cadre traditionnel et assez confidentiel – vous y trouverez plein de couples réfugiés sous les coupoles entrain de siroter une citronnade: le café M’Rabet. Pour déjeuner dans un cadre sublime et faire une pause salée dans votre shopping : Le Fondouk El Attarine. Je vous laisse également le lien d’une page trouvée en chinant le net des 12 endroits insolites à découvrir dans la médina!

Nous avons également dîné un soir à La Goulette et j’ai découvert dans ce quartier une vie incroyable! Le soir, le quartier s’anime, c’est hyper familiale, très bon enfant, toutes les familles sont sur les terrasses des restaurants à déguster du poisson ou des fruits de mer (pêchés sur place), si vous êtes de passage à Tunis et que vous voulez vous retrouver dans une ambiance familiale 100% tunisienne, c’est ici que vous devez aller. Et le poisson est excellentissime et très peu cher!

Ainsi s’achèvent le mois de road trip en Tunisie avec ma Joe. Au delà d’avoir encore découvert de beaux endroits en Tunisie, pouvoir enfin faire découvrir mon petit bout de terre à Joe a été vraiment l’expérience la plus enrichissante de ce voyage. Voir ses réaction, lui présenter ma famille, parler des heures et des heures de la culture, de l’histoire du pays, comprendre un peu mieux ma double culture tout ça est aujourd’hui gravé à vie. Je me souviendrai toujours du moment où elle m’a dit « c’est en te voyant ici que j’ai vu ton côté tunisien s’exprimer pleinement ». Au delà de notre accent chantant quand nous parlons, cette phrase en apparence anodine m’a touché à un point qu’elle n’imagine peut être même pas.

Je suis bi-nationale depuis ma naissance et en grandissant entre deux cultures, pleinement et sans conflit (mes parents ne nous ont jamais rien imposé de la culture tunisienne comme étant des choses que l’on devait appliquer au quotidien, ils ont très tôt séparé leur expérience de la nôtre), je me suis néanmoins toujours défini par rapport à ce que les gens me renvoyait. En France, je devais justifier d’une origine, en Tunisie, j’étais française. C’est un lourd travail personnel que d’apprendre qui on est, de faire la paix avec son histoire, de comprendre pourquoi nos parents ont un jour décidé de s’expatrier, de savoir ce qu’on garde et ce qu’on intériorise ou pas de tout cet héritage parental et à quel point on fait parti du pays et de la culture qui nous a vu grandir, qui nous a instruit. Bref, les mots de Joe m’on touché, aujourd’hui, plus que deux passeports, j’ai une attache personnelle que j’ai formé seule avec mes deux pays que j’aime profondément.

Après la minute émotion, parlons un peu des choses pratiques du voyage.

Comment venir en Tunisie

Deux options s’offrent à vous :

  • Le classique vol. Plusieurs aéroports en Tunisie (oui oui) : l’incontournable Tunis et avec l’autoroute aujourd’hui complet, la possibilité de rejoindre Gabes à 450km au sud de la capitale en 4H (en respectant les limitations de vitesse… if you know what I mean…). Mais aussi Djerba, Monastir (au centre) et Tozeur (extrême sud). Bref, plein d’options depuis l’étranger et donc pleins de possibilités suivant votre parcours. Des vols internes existent aussi : la ligne la plus intéressante étant à mes yeux Tunis/Djerba. Pour les compagnies aériennes, après les avoir presque toutes faites, j’ai une large préférence pour Transavia : peu de retard, un très bon service. Depuis peu, je prends mon mal en patience et voyage sur Nouvelair car ils décollent de CDG et que j’ai en horreur absolue l’aéroport d’Orly.
    Attention, contrairement à ce qu’on peut penser, la Tunisie n’est pas une destination low cost, surtout en haute saison. En basse saison vous pouvez néanmoins trouver des vols aller retour pour à peine 150€!
  • Il existe un autre moyen pour venir en Tunisie qui devient hyper intéressant si vous êtes plusieurs et/oui si vous avez prévu de bouger dans le pays : le bateau. C’est ce que nous avons choisi avec Ghiles l’an dernier pour venir trois semaines et je regrette de ne pas l’avoir fait cette année! Deux options : sur Marseille ou sur l’Italie, 20h de bateau et vous êtes à Tunis! Pas de limite de bagages, certes un temps de voyage plus long mais en couple et à fortiori entre ami c’est vraiment un mode de voyage plus économique et tellement mieux! Je vous laisse le site sur lequel j’avais réservé l’an dernier : le site GNV, faites la comparaison avec un billet d’avion, c’est souvent plus intéressant!

Les sous-sous

LA grande question. Quel budget? Quel taux de change? Pour un road trip similaire au notre sur un mois : billet d’avion, location de voiture, logement, nourriture et loisirs il faut compter à deux environs 3000€. Je vous ai dit, la Tunisie n’est pas une destination cheap en soi même si vous pouvez, sur place, très bien vous en sortir. Il nous est arrivé de manger un soir au restau pour, moyenne 40 TND par personne (environs 13€), et, le lendemain, d’acheter de très bons sandwichs avec frite et boisson pour 4TND soit 1,30€.

En ce moment, l’euro se change pour environs 3,16 TND. Si vous lisez mes articles l’an dernier vous verrez qu’il se négociait à environs 2,7TND à la même période. Oui, le taux est plus intéressant mais entre l’an dernier et cette année, tous les prix ont augmenté de près de 20% surtout dans les établissements touristiques (hôtels et restaurants) mais aussi l’essence et les produits de première nécessité. L’un dans l’autre, ça ne changeait, en fait, pas grand chose. Ce qui change c’est que, venant avec de la devise, vous avez accès à toutes les offres de l’offre la plus basique, à l’offre de luxe, c’est ce qui peut rendre votre voyage très malléable et divers en expériences!

Enfin, je ne vous conseille pas de venir avec une liasse de billets à changer pour deux raisons : d’abord, ils sont devenus super picky: ils ne changent plus sur le marché extérieur, les billets de 10 et 20. Ensuite, le taux de change à la banque est en ce moment plus intéressant qu’à l’extérieur! J’ai eu le meilleur taux de change en retirant des sous d’un distributeur d’une banque partenaire et si vous êtes clients Société générale ou Bnp, leurs filiales existent en Tunisie !

Les déplacements dans le pays

Je ne vais pas passer par quatre chemins, il est quasi impossible, pour moi, d’être tranquille en Tunisie et de visiter à votre aise si vous n’avez pas de voiture. Donc, soit, vous descendez avec un véhicule, soit, vous louez. Bien sûr que d’autres moyens de déplacement existent mais c’est chiant, long, inconfortable et si vous faites le calcul vous dépensez plus en taxis ou autre louage qu’en voiture. Laissez moi vous dire une chose, en haute saison, la location est vraiment vraiment hors de prix ou du moins, si on calcule le tout, il revient au même voire, il est plus intéressant de descendre une voiture. Ce calcule devient encore plus évident à plusieurs. Par ailleurs, les voitures de location sont très reconnaissables en Tunisie avec leur plaque bleue et on est vraiment jamais tranquille quand on les gare dans des endroits que l’on ne connait pas. Elle peuvent être facilement la cible de vol ou autre (rien de tout ça ne nous ai arrivé mais ça existe) et alors en voiture de loc, vous êtes SURS que vous allez passer votre temps à être arrêtés pour des contrôles de police. C’est une directive d’Etat, elle part d’un bon sentiment, mais se faire arrêté et contrôlé tous les 100km par des policiers franchement peu aimables peut devenir vraiment harassant!

Dans le même temps, il y a un mythe selon lequel la conduite en Tunisie est une horreur… mouais.. je ne suis pas hyper d’accord. Il faut juste accepter le fait qu’il n’y ai pas de règles et être prudents et surtout : ETRE HYPER COOL. Quand on intègre ça, la conduite coule toute seule!

La nourriture

La Tunisie n’est pas connue pour être un pays où la gastronomie est variée et la nourriture légère. Il faut le savoir avant de partir! Néanmoins, de nombreux établissements ouvrent aujourd’hui et se diversifient. Par ailleurs, les maisons d’hôtes proposent souvent une nourriture de qualité!

Le téléphone et internet

A l’aéroport, comme dans beaucoup de pays, on vous propose une puce gratuite à l’aéroport enregistrée sur votre passeport. J’ai pris une puce orange cette année et ai rechargé en point de vente normal du data internet pour être connectée en permanence (non la déconnexion en vacances ce n’est pas tellement mon truc). Cette année, j’étais agréablement surprise de voir que les tarifs des Gigas ont baissé. Il y avait une offre hyper intéressante chez Orange : 25 TND pour 25 Go. Je vous en parle toujours parce qu’au delà de rester connectés, avoir internet à porté peut vraiment vous servir à chercher des endroits à découvrir, à vous repérer et avoir une puce locale peut vous aider à contacter rapidement des hôtels, des restaurants etc.

La météo

Quand partir ? Alors cet été, ce qui m’a particulièrement frappé, c’est la chaleur. Il fait si chaud au mois de juillet qu’il était presque impossible de sortir profiter sauf en étant au bord de mer ou de la piscine (et encore). Les températures étaient si élevées qu’on a passé un bon bout de temps à contempler un ciel blanc. Les fortes chaleurs m’ont un peu refroidis à l’idée de repartir l’été donc je vous en fait part et pour visiter le sud de la Tunisie, préférez définitivement le printemps!

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C’est tout pour cette série tunisienne qui s’achève, un peu le coeur lourd je dois avouer. Il est déjà temps de se concentrer sur la vie quotidienne, ici notre déménagement et de prévoir les prochaines vacances, en amoureux cette fois!

D’ici là je vous retrouve pour d’autres sujets plus quotidiens et vous donne rendez vous sur instagram @benjiwears et sur Snapchat – mariagedufutur.

PARTIR EN VOYAGE = ÊTRE RICHE. 

Hello !

Ecrire cet article n’a pas été facile, j’y suis revenue un demi milliard de fois, d’abord parce que j’y parle d’argent et que franchement, ce n’est jamais un sujet facile à aborder. Secundo, j’y parle aussi beaucoup de comment vous pouvez, vous aussi, arriver à atteindre vos objectifs financiers qui vous permettront d’accéder à la tranche de consommation que vous voulez et je ne me fais aucune illusion sur le moyen d’y arriver : se lever, se sortir les doigts du cul (et de son téléphone) et aller transpirer un peu. Oui, il y a des gens qui réussisent autrement, oui on a l’impression qu’aujourd’hui l’argent est hyper facile et qu’il suffit d’être une pretty face qui distribue des codes promos sur internet pour blinder son dressing de Balanciaga. La vérité c’est qu’il y a des gens très discrets aussi, qui ne comptent ni leurs heures ni leur fatigue et qui, assez jeune, font des investissements intelligents qui leur permettrons de profiter d’une vie de loisir avant d’avoir dit « ouf ». Si vous voulez que je vous livre franchement une partie de mon expérience, cet article est fait pour vous, j’espère qu’il vous plaira <3.

On attaque un vrai sujet aujourd’hui. Faut-il être riche pour partir en voyage ? Et puis, à partir de quel montant par mois est-on riche ? C’est une question qu’une ancienne prof de lycée m’a posé et à laquelle j’ai eu du mal à répondre. Je me souviens lui avoir dit « je veux vivre confortablement » elle m’avait répondu « tu veux gagner combien ». SHOOK. En bon français, on ne discute pas ce genre de choses vous savez bien! Mais ça m’a fait réfléchir… et je pense que c’est la première question à vous poser avant de voyager ou d’entamer une vie pro qui vous permettra ensuite de voyager autant que vous voulez : combien voulez-vous gagner ?

Mais Jihed, me direz-vous, on n’est pas maître de ce qu’on l’on gagne…

oui… et surtout non. Tout dépend de votre sens du sacrifice.

Avant de rentrer dans un peu plus de détails, et je vais essayer de vous en donner le plus possible je vais vous dire quelques petites choses me concernant :

  • Je travaille depuis que j’ai 17 ans, toutes les vacances scolaires, tous les weekends, tout le temps libre que je pouvais me dégager j’essayais de gagner des sous. Mon indépendance financière était (et est toujours) quelque chose de primordial pour moi.
  • J’ai, pendant un moment, vécu bien au-dessus de mes moyens. Ce n’est pas un regret, j’ai appris beaucoup et j’avais la chance de travailler pour combler cette mauvaise gestion de mes finances, mais je vous conseille de toutes mes forces de ne jamais dépenser un euro de plus que ce que vous avez dans la poche.
  • J’ai rarement fait « un seul job » et c’est là où « être maître de que l’on gagne » entre en jeu. En prenant quelques missions supplémentaires à des moments clés avant la réalisation de certaines étapes de vie « mariage / installation / grand voyage » on arrive à avoir ce plus qui nous manque.
  • J’ai souvent mieux géré mes dépenses et mon épargne et fait plus de choses, en l’occurrence voyager surtout, dans des étapes de ma vie où je gagnais le moins d’argent ! Étonnant peut être mais je sais que certains grands voyageurs se retrouveront dans ce que je dis. Quand les rentrées d’argent sont limitées, on devient plus responsable, plus économe et surtout plus concentrés sur l’essentiel : se nourrir, se loger. Petite anecdote : en 3A, alors que j’étudiais à Hong Kong, je voulais réaliser mon rêve : au lieu de rentrer directement à paris, je voulais aller aux États Unis et passer deux semaines à New York. L’année scolaire prenait bientôt fin. Pendant un mois entier j’ai limite au maximum du maximum mes sorties, je mangeais tous les jours des portions de riz à 50c et du thon, aucun extra, plus de café à l’extérieur et zéro shopping. Il m’a fallu 30j de diet pour me rendre compte que même sans rentrée d’argent supplémentaire à ce que je touchais, mes sacrifices momentanés m’ont permis d’avoir les fonds nécessaires pour payer mon billet.

La vraie question qui commence à se dégager c’est : qu’est-ce que vous êtes prêts à sacrifier de votre quotidien pour, vous aussi, voyager ?

Et croyez-moi, tous les voyageurs ont mis le frein sur quelque chose de leur quotidien. Évidemment il m’importe peu, tout comme mon article que les couples, de parler du 1% qui vit en voyageant ou qui peut se permettre sans compter de partir quand bon leur semble. Je parle de gens comme vous et moi qui avons des responsabilités au quotidien personnelles ou professionnelles et qui gagnons notre pain en sacrifiant de notre temps !

1/ FAIRE LE POINT SUR VOS DÉPENSES PERSONNELLES

Rien de plus simple. Passez un mois à faire exactement comme d’habitude mais notez TOUT. Au 30e jour, faites le point. Où est passé votre salaire, votre bourse, votre argent de poche ? Loyer / prélèvements automatiques / téléphone / restos / courses / shopping etc.

Ne pleurez pas devant votre feuille ! Mais une autre question se pose alors : où pouvez-vous faire des cuts ? Dans un premier temps et si vous n’avez pas un projet pressé, demandez-vous ce que vous pouvez diminuer sans vous sentir frustrés. C’est indispensable, à mon avis, de continuer d’avoir un train de vie agréable tout en étant un peu plus conscient de l’argent qu’on a dans ses poches et du pouvoir qu’on peut avoir dès qu’on fait des économies. Est ce qu’on a vraiiiiiiment besoin d’aller au macdo une à deux fois par semaine ? Est-ce que faire un peu plus la cuisine chez soi n’est pas plus intéressant que de flinguer ses tickets restos tous les jours ? Est ce qu’on n’entrerait pas dans un hypermarché acheter une bouteille d’eau à 30c plutôt que d’en prendre une à 3€ au ciné ? Vous verrez, consommer juste de façon plus consciente et le mois suivant vous aurez de magnifiques surprises financières !

Un autre moyen de limiter ce qu’on achète, c’est, à la manière d’un gérant de boutique, de faire régulièrement des inventaires : votre maquillage, vos produits, vos fringues, triez souvent pour voir ce dont vous avez besoin (et envie sur le moment) plutôt que de dépenser de façon compulsive. Mais ça, si vous me lisez souvent, je vous le répète sans cesse !

2/ METTEZ VOS ENVIES À L’ÉCRIT

En parallèle des économies que vous faites avec l’étape une, rédigez par écrit vos envies SANS SCROLLER SUR INSTA ! On n’a pas besoin du rêve des autres. Quels sont VOS rêves, VOS envies, VOS projets ? Et surtout commencez à budgétiser et à faire un plan dans le temps.

Exemple : partir 6 mois à l’étranger à deux. 

Billets d’avions À/R :entre 800 et 1000€

Hôtels / hébergements par mois :minimum 500€, Max 1200€

Dépenses perso(basées sur des recherches sur la zone, des témoignages, des activités à faire dont on connaît déjà le prix en avance) : 1000€

Etc etc.

Déjà là, vous commencez à être dans le concret, le vrai, le dur. Et vous commencez souvent à réaliser qu’en fait : vos rêves sont à votre portée.

3/ PENSEZ LONG TERME

J’ai l’impression d’avoir 70 ans en vous disant ça mais j’en pense chaque mot : ne soyez pas trop pressés et apprenez à aimer votre vie au quotidien. Pendant longtemps, voyager a été « trop » essentiel pour moi. Si bien qu’en fait, derrière le voyage il y avait avant tout et surtout cette volonté de fuite du quotidien, des difficultés qu’il comporte certes, mais surtout, des responsabilités auxquelles je devais faire face : épargner, penser à mon avenir, préparer ma vie professionnelle et de façon générale je fuyais la réponse aux questions existentielles auxquelles il me devenait, plus le temps passait, inévitable de répondre.

Dès que la vie devenait un peu trop difficile à mon goût, je prenais un billet et je m’en allais ailleurs. Le « danger » c’est qu’on en arrive à détester l’endroit où l’on vit, son quotidien et tout ce qu’il comporte. Je sais que je ne suis pas la seule à réagir de la sorte, à fuir et à me réfugier dans la douce ignorance quand je suis loin, pour me manger de belles baffes en revenant ! La solution ici n’est pas d’arrêter de voyager, mais de comprendre pourquoi on le fait, vraiment, sans faux semblant, juste entre vous et vous. Essayez alors de réparer la relation que vous avez avec votre quotidien et d’y faire les améliorations nécessaires pour ne plus ressentir cette sensation d’étouffement quand vous êtes chez-vous. Est-ce-que vous manquez de loisir ? d’une activité sportive ? de rencontres ? de moments seuls à faire un truc rien que pour vous ? Une fois que vous aurez vos réponses, commencez à introduire ces choses manquantes dans votre quotidien. Vous verrez, le besoin de voyager ne s’en ira pas mais il sera différent, vous serez plus prêts, vous profiterez bien plus et vous aurez même, à la fin peut être hâte de rentrer pour préparer votre prochaine belle aventure dans votre cocon rassurant !

4/ VIVEZ POUR VOUS SANS ÉCOUTER LES AUTRES

Là aussi, ceux qui me connaissent bien reconnaitront le disque rayé que je deviens. Mais quand il est question d’entreprendre des voyages surtout : LE MONDE ENTIER AURA UNE OPINION A VOUS DONNER, quand bien même vous ne demandez rien à personne !

Deux petites histoires à partager avec vous : tout récemment, sur instagram, je mentionnais un hôtel 5* dans lequel j’ai séjourné il y a deux ans à Sidi Bou Saïd en vous le recommandant si vous étiez de passage. Une personne, par commentaire, m’a fait savoir que dépenser autant d’argent pour une nuit dans un hôtel était stupide. Soit, tout le monde pense ce qu’il veut. Je suis alors entrée dans un débat stéril dans lequel je n’aurai jamais dû entrer en premier lieu. TOUT LE MONDE A UNE OPINION et, nature humaine, bêtise ou manque de tolerance, who knows ? c’est souvent l’opinion négative qui sortira plus facilement que des compliments ou des encouragements. Donc, on s’en fiche pas mal que vous soyez plus backpacker à 5€ la nuit ou fan d’hôtels de luxe à 250€ la nuit ça ne regarde que vous, vous ne devez d’explications à personne, donc FONCEZ et ne vous expliquez jamais sur vos choix.

2emini story avec laquelle je finirai : mis à part nos amis proches et quelques membres de nos familles qui nous connaissent aussi bien que s’ils nous avaient faits et qui sont d’une compréhension et d’une tolérance extrême (big up la famille) : PERSONNE, PERSONNE PERSONNE ne nous a encouragé à faire notre big voyage l’an dernier, PERSONNE. Même ma mère n’était vraiment pas pour… Devant ces situations, parfois difficiles (comment s’imposer dans un cercle familial etc.), là encore, vous devez tenir bons. Parce qu’au fond, VOUS savez mieux que tout le monde pourquoi vous entreprenez ce que vous faites. Personne ne vit votre vie pour vous et quand bien même vous deviez faire une erreur, c’est vital que vous la fassiez par vous-même et que vous appreniez des conséquences de vos choix.

C’est tout pour moi et pour ce sujet tabou malgré lui. J’espère que vous êtes maintenant convaincus qu’absolument tout ce dont vous rêvez est à votre portée et que vous allez gentiment emmerder les gens qui veulent que vous ne réalisiez pas vos rêves en vous donnant des conseils  que vous n’avez jamais demandé

BIZERTE L’ÉTAPE REPOS

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Bonjour !

Après l’article mi-figue mi-raisin de notre étape à Nabeul et Hamamet je vous retrouve pour une vraie surprise de notre séjour : nos deux jours à Henchir D’heb.

Imaginez la scène, on quitte la Badira le lendemain, on étouffe à cause de la chaleur, notre état de santé s’améliore doucement mais pour aider à notre rétablissement on sait qu’il va falloir que l’on retarde un peu notre arrivée dans la capitale. Je décide donc de contacter deux de nos hôtes avec lesquels le courant est très bien passé : Patrick de Matmata et Sami de Sousse avec la problématique suivante : nous avons 4 jours à combler, connaissez-vous de beaux endroits, équivalents à vos maisons d’hôtes respectives dans lesquelles vous savez que nous nous sentirons bien. Et c’est ainsi que nous avons terminé notre séjour dans les meilleures conditions possibles.

C’est Patrick qui nous sauve en premier en nous envoyant chez son confrère, belge aussi, tout près de Bizerte. Une petite heure et demi de route depuis Hamamet, nous arrivons en plein milieu d’un terrain agricole, sur une route non goudronnée, bordée de part et d’autre d’oliviers. Au bout d’une allée, se dresse la maison. A première vue, on se croirait presque en Provence ! Le bruit des grillons, un jardin très vert, une belle piscine au milieu, pleins de petits coins pour profiter de l’extérieur et la maison qui se dresse au milieu : avec ses voutes et son balcon à la Zorro on a vraiment l’impression de pénétrer dans un autre monde !

La chambre est simple mais efficace, architecture traditionnelle, de beaux tapis, un lit hyper confortable et des draps en lin mélanger hyper doux, une salle de bain chinée et sortie tout droit des archives orientales. Bref on se sent tout de suite très bien !

Nous avons séjourné en formule demi-pension : petit déjeuner et dîner compris dans les 280DT/nuit. Notre petit weekend a donc été rythmé par les repas. Le dîner nous a rappelé l’auberge de Tamezret et le principe du repas dégustation. Plusieurs mets composaient le dîner. La nourriture est faite avec amour et légèreté et franchement on ne demandait pas plus. C’est une cuisine traditionnelle revisitée pour être juste parfaite ! Les hôtes sont si gentils d’ailleurs qu’on s’est sentis tout de suite comme chez nous.

Le petit-déjeuner quant à lui était varié et très savoureux ! C’est une escapade parfaite, Bizerte, ses belles plages, sa médina et son vieux port sont à seulement 10 petits kilomètres et dès qu’on rentre à la maison on oublie tout.

A savoir néanmoins : il n’y a pas de wifi dans l’enceinte des lieux ou du moins la connexion ne nous a pas été proposée.

Je vous conseille vraiment mais alors vraiment de venir faire un tour ici dans votre road trip, la pointe nord de la Tunisie vaut le coup et ce petit coin de paradis est juste parfait.

En attendant l’ultime étape à Tunis, retrouvez moi sur Snapchat – mariagedufutur – et sur instagram @benjiwears

Les articles du road trip sur Djerba / Matmata / Sousse / Nabeul et Hamamet

EXPOSER SA VIE DE COUPLE SUR INTERNET.

Bonjour !

Il y a quelques jours, j’abordais un sujet avec vous en story sur snap : l’exposition de la vie de couple sur internet et particulièrement des marques d’affection, des messages mignons toussa toussa.

Si je vous ai exposé mon avis sur la question, suite au message de l’une d’entre vous, j’ai décidé de cristalliser ma pensée par écrit, bien que celle-ci puisse être amenée à changer. C’est en tout cas ce que je pense de la question aujourd’hui !

Dans cet article, je n’aborderai pas les raisonnements tautologiques ou les extrêmes. Je veux dire par là que je ne parlerai pas des gens qui veulent du mal aux autres, qui vont jusqu’à se rendre malade à commenter tous les faits et gestes de personnes qu’ils ne rencontreront jamais où qu’ils ne connaissent pas. Je ne parlerai pas de ceux dont c’est le business de s’exposer parce qu’ils répondent à des logiques de communication particulière. Je parlerai de gens comme vous et moi et de la manière de conjuguer exposition sur internet, vie privée et partage de façon seine.

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Pourquoi j’aime voir l’amour

Ça c’est quelque chose que j’ai toujours aimé voir. Plus jeune, j’étais hyper friande des comédies romantiques, j’ai toujours aimé lire des bouquins avec de belles histoires d’amour, j’aime l’amour tout simplement. Quand on y pense, c’est quand même un peu fou ce sentiment d’affection, de tendresse, de protection qui nait en toi envers une personne qui t’es étrangère. L’amour c’est beau, c’est joli et ça se vit à plusieurs alors pourquoi ne pas le partager avec d’autres ?

Une autre raison me pousse à privilégier l’exposition positive du couple : c’est la société très négative dans laquelle on vit. Il y a une position médiatico-sociale dominante qui veut que la seule parole ou image acceptable et partageable par le plus grand nombre est une position soit, moqueuse de l’Autre, soit négative. On s’épanche à outrance à coup de meme ou de gif pour dire haut et fort à quel point on est, au choix : paresseux, dépassé par la vie, malade, en retard, « soooo over l’amour » et j’en passe. Tous les gens qui, publiquement, revendiqueront leur succès personnel ou leur ambition sont pédants et se prennent pour des lumières. Tous ceux qui clameront leur amour haut et fort sont des canards ou veulent vous rendre jaloux de leur bonheur. C’est pas un peu dépassé tout ça ? Vous ne pensez pas qu’il est temps de passer à autre chose ? D’être fiers du chemin parcouru individuellement, de pouvoir partager ses succès, ses épreuves, ses réussites ?

De mon côté, je suis persuadée que plus on laisse entrer dans son cœur des sentiments positifs, plus on apprend à être heureux. Au lieu de s’entourer de négativité tous les jours et à toute heure, apprenons à s’entourer de belles choses, de belles paroles et vous verrez, plus on le fait, moins on devient perméable à la morosité ambiante, moins on se laisse gagner par des sentiments noirs. Plus on est heureux pour les autres, plus on le devient pour soi-même.  Et c’est par là que la vraie liberté de vivre sa vie commence.

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Le bonheur des autres ne limite pas mon propre bonheur.

 Derrière toute la pensée que je vous ai exposé plus haut et derrière certains messages que j’ai pu recevoir il y a une idée assez dangereuse – à mon sens – qu’il faut essayer d’abandonner au plus vite, l’idée que « le bonheur de l’autre affecte négativement le mien » que si une personne est heureuse alors moi je ne peux l’être, elle m’enlève de mon droit au bonheur. Sinon pourquoi autant de messages méchants ?  Mais d’où ? Pourquoi ? Comment ? Si on arrive au fait que voir quelqu’un heureux nous dérange c’est qu’il y a un petit problème non ? Raisonnons même par l’absurde, et si les gens exposaient effectivement leur vie pour vous rendre jaloux, on est plus fort ce ça non ? Après tout et pour la plupart, on ne les connaît même pas ces gens, on aura jamais à faire à eux. Quand bien même toute la chance du monde leur sourit, le bonheur les envahit et ils le déversent sur nous à travers nos écrans : WHY SHOULD WE CARE ?

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Arrêter de vouloir toujours expliquer les faits et gestes des gens autour de nous ou sur internet

C’était le point assez central de ce que je vous ai dit dans ma story. Même si vous vivez 24h/24 avec quelqu’un, vous n’aurez jamais accès à son cœur et à la véracité de sa pensée (ceux qui ont lu 1984 vous reconnaissez le raisonnement derrière cette idée ?). Aujourd’hui, n’importe qui, en regardant une story de 10 minutes sur 24h d’une journée, a un avis bien trempé sur les motivations de la personne en question. Mieux (ou pire) encore, en « suivant » quelqu’un sur internet on arrive à déterminer qui est cette personne. Mais encore une fois, d’où ? Comment ? Pourquoi ? On perd finalement plus de temps à chercher le pourquoi du comment qu’on n’arrivera JAMAIS (et j’insiste) à déterminer, plutôt que de juste profiter d’un contenu qui nous est offert. Si on adhère à ce contenu, on reste. S’il nous dérange, nous met en colère ou provoque en nous des sentiments franchement discutables, partons non ?

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Ne pas s’infliger des choses qu’on aime pas, ne pas forcer les gens à vivre selon ses propres standards.

Je finis avec ces deux idées pour moi essentielles. Vous aimez être libre non ? Vous n’aimez pas qu’on vous dise quoi faire, quoi dire ou comment vous comporter ? Alors ne le faites pas aux gens sur internet. Si vous n’êtes pas d’accord avec un truc, laissez couler, désabonnez-vous et passez à autre chose. Mais pourquoi perdre son temps à répandre sa négativité sur internet ? Votre temps est précieux, dirigez le vers autre chose. Vous avez très probablement votre propre version de la vie, de ce qu’est la pudeur d’un couple, de ce que vous êtes à l’aise de montrer ou pas, acceptez aussi, que d’autres ne partagent pas la même vision des choses. C’est ce qui fait que notre société est plurielle et avance. Vous partagez une idée et moi une autre, il n’empêche qu’on peut s’entendre sur une troisième chose ! Ne réduisons pas quelqu’un à ce qu’il veut bien nous montrer ou nous dire, c’est petit et franchement désagréable. Enfin, soyons aussi plus responsables envers nous-même et arrêtons de nous infliger des gens ou des idées avec lesquels on est franchement pas à l’aise juste pour pouvoir les critiquer H24.

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Enfin, l’amour est parfois si difficile à faire accepter qu’il mérite toute l’explosion qu’il peut avoir

Cette fois ci je termine vraiment ! Parfois, deux personnes arrivent enfin à se trouver après mille et une embuches, des obstacles, des déchirements, des disputes. Quand deux êtres arrivent enfin à pouvoir avancer ensemble, main dans la main, publiquement, pourquoi devraient-il se cacher ? Au contraire, montrez à votre partenaire, pas seulement chez vous mais devant le monde entier que vous l’aimez, rassurez-le toujours, ne voyez que lui, couvrez-le de cadeaux et d’attention comme vous voudriez qu’on le fasse pour vous. L’Autre est toujours un miroir de sa propre personne et au lieu d’attendre toujours que la salvation vienne de celui ou celle qui nous accompagne, soyons instigateurs de ce changement, sans contrepartie ! Je ne vois vraiment pas pourquoi on devrait limiter le bonheur aux quatre murs de son chez soi juste pour le confort des autres. Ne regardez pas ce qui vous dérange, point. Et n’imposez pas aux autres de vivre leurs vie selon vos standards.

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Cette fois ci je juuuure, le VRAI mot de la fin.

Si vous êtes seul(e) et vivez mal cette situation, ça ne vaudra peut-être pas grand-chose, mais je suis avec vous. C’est toujours plus facile de tenir ce genre de discours quand une personne partage ta vie mais si vous ressentez le besoin de parler à quelqu’un et même si on ne se connaît, je suis là. Être en couple ne devrait pas être une fin en soi mais la société, les gens, la famille met souvent une pression monstre sur le couple, le mariage et définit l’accomplissement personnel par ce passage. Alors quelle que soit votre histoire, je pense à vous et vous transmets tout mon courage pour surmonter ça. Prenez ce temps pour vous pour vous construire, apprendre qui vous êtes vraiment, vous, sans la présence d’un ou d’une autre. Avancez dans vos projets, construisez votre empire, une personne arrivera tôt ou tard pour compléter votre tableau.

Quant à nous, on continuera de parler de nous, de notre vie, de notre couple, on vivra avec vous nos évolutions tout en gardant notre petit jardin secret. Et sachez qu’on est ravis de le faire et d’avoir par ce biais, forgé de vrais liens avec vous derrière vos écrans. Vous êtes notre petite famille virtuelle et on ne vous souhaite que le meilleur!